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Les textes des pyramides (suite) - "Le quota minimum de souscription ayant été atteint, le livre sera édité. Les souscripteurs le recevront vers la fin octobre, tandis que leur chèque sera débité vers la fin septembre. La souscription reste ouverte jusqu'à la parution. L'auteur, ainsi que la directrice de la collection, remercient vivement tous les souscripteurs de leur confiance". Toutes les infos et plus sur

 | Le message universel de la civilisation édifiée par l’Égypte réside dans le respect de l’ordre du monde et des forces qui le régissent. |  | | | Christiane Desroches Noblecourt | |
Fascination Certains noms venus du passé ont une telle puissance qu’ils inspirent imstantanément le plus grand respect. « Grande pyramide », « Sphinx », « Pharaon », « Momie ». Les sentiments que nous ressentons à l’audition de ces mots est le résultat de plus de 2 500 ans d’admiration de la culture égyptienne antique par les étrangers. La renommée de l’Égypte Ancienne est elle-même un héritage transmis par les Grecs et les Romains à toute la Renaissance européenne, puis à l’ensemble du monde moderne.
Les anciens Égyptiens eux-mêmes savaient que leur pays avait quelque chose de spécial. Ils l’aimaient passionnément - pas au sens politique, mais physiquement et sentimentalement - et, semble-t-il, ne partaient jamais volontiers à l’étranger. Aussi loin qu’en 2900 avant J.-C., la richesse de l’Égypte était célèbre dans les premières villes-états du Moyen-Orient et de l’Afrique. L’Égypte était un trésor convoité par des voisins ambitieux, bien que peu d’entre eux aient eu la puissance suffisante pour franchir ses frontières naturelles et vaincre sa formidable armée. L’Égypte elle-même avait peu de goût pour la conquête. La motivation des rois pour l’expansion était la recherche de matières premières et la sécurité des frontières avec l’Asie. L’idéal égyptien était fait de paix et de prospérité. Pendant la plus grande partie de leur longue histoire, les anciens Égyptiens purent profiter des deux, à un degré égalé par aucun autre état. C’est ce qui leur a permis de construire une civilisation dont les plus grandes réalisations ont pu continuer à fasciner le monde, bien après que cette civilisation elle-même eut disparu. Depuis, chaque fois que la porte du passé s’est ouverte un peu plus largement, permettant une vue bien meilleure, la fascination a grandi.
L’Égypte avait plus de 2 000 ans lorsque les Grecs, les premiers occidentaux, commencèrent à arriver. Ils furent émerveillés par les pyramides, déjà anciennes, par la richesse, et par les temples massifs dans lesquels les prêtres égyptiens désiraient partager leurs connaissances avec les étrangers. Pour les Grecs, les Égyptiens acquirent la réputation de gardiens de la sagesse suprême. Plus tard, Rome vint en Égypte en conquérante, conséquence de l’un des plus grands moments d’amour de l’Histoire, celui de Marc-Antoine et Cléopâtre. À l’inverse des Grecs, les Romains n’avaient pas une admiration sans bornes pour leur nouvelle province. Ils professaient un certain mépris pour ses traditions les plus exotiques, même s’ils copièrent l’art et l’architecture, ainsi que la splendeur des pharaons. Peu après la chute de Rome, l’Égypte fut envahie par les Arabes musulmans, et un voile de silence s’abattit entre elle et l’Occident chrétien.
Le regain d’intérêt pour Rome chez les savants de la Renaissance européenne fit que la gloire de l’Égypte fut à nouveau descendue de son étagère et dépoussiérée. Mais ce qu’on en savait était surtout de seconde main, filtré par Rome ; c’est l’invasion de l’armée de Napoléon en 1798, accompagnée d’une plus pente armée de savants désireux d’étudier l’antique passé du pays, qui ouvrit une fois de plus l’Égypte à l’Occident. Comme les Grecs et les Romains avant eux, les Européens furent étonnés par la grandeur démesurée des constructions et les aspects exotiques de la culture. Une grande partie de la véritable histoire de l’Égypte demeurait cachée derrière une langue morte, écrite en hiéroglyphes - une écriture que personne n’était capable de lire depuis plus de 1 500 ans. Cela ajoutait au charme et au mystère, qui persistèrent même après que les hiéroglyphes furent déchiffrés en 1824. La réputation de l’Égypte avait alors accumulé 500 ans des rêves les plus fous et les plus insensés des Occidentaux.
Depuis 1869, date de la première offre commerciale de voyage guidé en Égypte, les touristes se sont rués en nombre sans cesse croissant vers ce pays pour en éprouver le charme.
Les visiteurs sont toujours impressionnés par les pyramides et autres monuments grandioses. Et en même temps qu’ils travaillent à la conservation de l’héritage inestimable de l’Égypte, les archéologues continuent de découvrir les riches secrets de son passé enterrés sous le temps et le sable brûlant. Avec eux, partons à la redécouverte de ce fascinant pays…
Charles Freeman, Collectif, L’héritage de l’ancienne Égypte, Éditions Celiv, Paris 1997
1. 25-06-2008 - Nulle part ailleurs - Culture : Récompensée, l’UFE va pouvoir investir Lire la suite
Récompensée, l’UFE va pouvoir investir - par Georges
Nulle part ailleurs
Culture
Arnaud Saint Jean, le 22-06-2008
L’Université Française d’Egypte (UFE) reçoit une récompense de l’Institut de France. De quoi rendre possible quelques ambitions.
Récompensée, l’UFE va pouvoir investir
Pour l’Université Française d’Egypte (UFE), c'est un peu noël avant l'heure : récompensée par le prestigieux prix Louis D. de l’Institut de France, l'UFE a reçu, en plus des honneurs, un chèque de 750.000 euros. L'équivalent d'un tiers de son budget annuel de fonctionnement. "Sauf que cette somme, nous allons l'investir", précise Bernard Filllion-Dufouleur, vice-Président enthousiaste de UFE. "Nous allons pouvoir équiper complètement les laboratoires de notre faculté d'ingénierie. Nous fonctionnions jusqu'à présent à minima; nous disposerons maintenant de vrais labos de recherche. Nous allons également mettre en place une plateforme numérique de…
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2. 02-07-2008 - Voyages - Tourisme : Le jardin sous la lune, le seul hôtel à des millions d’étoiles Lire la suite
Le jardin sous la lune, le seul hôtel à des millions d’étoiles - par Georges
Voyages
Tourisme
C’est une invitation au voyage. Niché au cœur du désert noir, à une trentaine de kilomètres de l’oasis de Bahariya, ce camp bédouin nous ouvre ses portes. Dans cet îlot de paix, de verdure et de sérénité nous nous laissons très vite emportés comme dans un rêve
Le jardin sous la lune, le seul hôtel à des millions d’étoiles
Au milieu des palmiers, des fleurs et avec pour toile de fond les montagnes majestueuses de ce désert de basalte, des petites huttes bédouines offrent au voyageur leur confort pour se reposer.
Alors que le coucher de soleil survient, une silhouette se détache dans les lumières rouges d’un ciel qui semble s’enflammer. Enveloppé de sa gallabeya bleue, portant le chech traditionnel des bédouins, le petit prince de ce "jardin sous la lune" nous accueille d’un large sourire emprunt d’une grande chaleur humaine. Helal est le maître des lieux. Né dans le hameau tout proche d’El Haiz, cet enfant du désert a tout appris de son grand-père et de son père caravaniers. Cet univers n’a plus de secrets pour lui. Son plus grand bonheur est…
H.A.M. pour , le 19-03-2008
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3. 02-07-2008 - Voyages - Ras Al-Bar : Un défilé de musique et d’images Lire la suite
Un défilé de musique et d'images - par Georges
Voyages
Ras Al-Bar
Ce beau site balnéaire sur la Méditerranée, à l’extrémité de la branche orientale du Nil, a aujourd’hui un plus. Un spectacle son et lumière qui remonte le temps et l’espace pour raconter l’histoire du fleuve et de cette ville.
Un défilé de musique et d’images
Cette cité balnéaire a une particularité. Elle est sur le point où le fleuve se jette dans la mer. Un lieu de jonction qui ne manque pas d’être insolite. Le long fleuve, devenu tranquille après la construction du Haut-Barrage, va se mêler à la mer. Sur un long promontoire, des milliers de promeneurs passent un temps agréable. Aujourd’hui, ils peuvent aussi voir à travers un spectacle son et lumière le parcours du Nil jusqu’à son arrivée à Ras Al-Bar, de même que l’histoire glorieuse de la ville de Damiette. « Il a fait confluer les deux mers pour qu’elles se rencontrent, mais elles ne dépassent pas une barrière située entre elles », c’est avec ce verset du Coran que commence le…
Doaa Khalifa pour Al-Ahram, le 02-07-2008 » Lire l’article complet
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4. 02-07-2008 - Voyages - Découverte : Des couleurs qui défient le temps Lire la suite
Des couleurs qui défient le temps - par Georges
Voyages
Découverte
Le ministre de la Culture, Farouk Hosni, a annoncé la semaine dernière la découverte de plusieurs cercueils en bois colorés et fermés remontant au VIe siècle av. J.-C. et qui appartiennent à des prêtres et de hauts fonctionnaires. Ceux-ci ont été trouvés lors des travaux de fouilles effectués par la mission de la faculté d’archéologie de l’Université du Caire opérant près de la pyramide d’Ounas dans la région de Saqqara
Des couleurs qui défient le temps
Selon Zahi Hawas, secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités (CSA), la mission a de même mis au jour des vases en couleurs, une caisse en bois et le reste d’un cercueil toujours en bois coloré appartenant au Maayi, scribe de l’époque de Ramsès II de la XIXe dynastie (1304-1237 av. J.-C.).
Plusieurs ouchabties représentant les propriétaires des cercueils ont également été retrouvées, selon Ola Al-Eguézi, qui dirige l’équipe archéologique égyptienne. Au cours de la saison de fouilles de cette année, la mission avait découvert lors des travaux de nettoyage des allées qui atteignent 10 mètres de long, le reste de pierres gravées en couleurs. Il est à noter que l’Université du Caire opère dans la région de Saqqara depuis les années 1980 où elle avait découvert près de 20 tombes, dont la plupart remontent à l’époque des Ramessides et dont la plus importante est celle qui appartient au vizir Hormoheb qui est devenu plus tard le dernier roi de la XVIIIe dynastie.
Hala Fares pour Al-Ahram, le 02-07-2008 » Texte original
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5. 02-07-2008 - Voyages - Découverte : Nouvelle découverte en Egypte Lire l’article
Nouvelle découverte en Egypte - par Georges
Voyages
Découverte
Nouvelle découverte en Egypte
La mission du Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes a découvert deux citadelles antiques. La première, qui se situe à Tell Heboua, sur l’ancienne route militaire d’« Horus », remonte à l’époque des pharaons (18ème et 19ème dynasties). La seconde, située à Tell El-Kedoua, remonte à l’époque perse.
M. Zahi Hawas, secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités, a indiqué que cette découverte avait été réalisée à 30 kilomètres à l’est du canal de Suez et que la première citadelle portait des inscriptions du roi « Séthy Ier ». D’après un papyrus datant de l’Egypte antique, ces citadelles avaient été érigées pour défendre les frontières orientales du royaume.
Il est à noter que la carte de l’ancienne route d’Horus, gravée sur les pierres du temple de Karnak, à Louxor et représentant 11 citadelles militaires le long de la frontière orientale, constitue la plus vieille carte topographique du monde.
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6. 09-07-2008 - Dossier - Urbanisme : Aboul-Ela retrouve enfin sa splendeur Lire l’article
Aboul-Ela retrouve enfin sa splendeur - par Georges
Dossier
Urbanisme
Le gouvernorat du Caire vient de lancer un concours international pour la réalisation d’un projet concernant la réutilisation du pont d’Aboul-Ela. Cet ouvrage de valeur historique est de nos jours fragmenté, abandonné et en très mauvais état.
Aboul-Ela retrouve enfin sa splendeur
Le pont est un lieu urbain exceptionnel et privilégié. Il peut être défini avant tout comme le prolongement de la rue. Mais il est en plus une œuvre d’art, un élément romantique et un médiateur : il regroupe ce qui est séparé ; il relie ce qui s’oppose ; il crée la liaison entre deux rives, deux réalités, et ce faisant, il transforme et la distance et l’espace. Il donne aussi à…
Amira Samir pour Al-Ahram, le 09-07-2008 » Lire l’article complet
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» La revue de presse avec
et
L’actualité “Égyptologie” (en français) avec nos partenaires
Toutankharton.com ¤ Thotweb ¤ L’Égypte ancienne de Bastet ¤ Osirisnet ¤ La Balance des 2 Terres
Association pour la Sauvegarde du Ramesseum ¤ Égypte : Djeser Djeserou ¤ the Official Website for Dr. Zahi Hawass
» Calendrier des événements égyptologiques proposé par Egypte mystérieuse
» Agenda : Conférences Expositions Livres/Presse Divers Et en Égypte ?
Conférences et colloques
» Les conférences, manifestations, colloques… avec
Expositions
» Les conférences, manifestations, colloques… avec
La momie aux amulettes : 11 juin 2008 - 12 janvier 2009
Musée des beaux Arts et d’Archéologie de Besançon
Le musée présente une exposition autour du thème des rituels et des pratiques funéraires en Égypte ancienne.
» En savoir + ?
(format pdf)
Toutankhamon s’installe à Vienne : 9 mars - 28 septembre 2008
Toutankhamon s'affiche aussi à Vienne, à compter de ce week-end. L'exposition Toutankhamon et le monde des pharaons, qui ouvre ses portes dimanche au musée d'ethnologie pour les refermer le 28 septembre, suscite d'ores et déjà un intérêt exceptionnel. Plus en tout cas « que n'importe quelle autre exposition que nous ayons jamais organisée », se réjouit le directeur des musées… Lire l’article complet,
Maurin Picard, Vienne - Samedi 8 mars 2008.
Reines d’Égypte : 12 juillet - 10 septembre 2008
Monaco, a annoncé une exposition temporaire au forum Grimaldi sur les reines d’Égypte. Celle-ci est rendue possible grâce au prêt des plus grands musées égyptologiques mondiaux (Le Caire, Louvre, etc.).
Source, pour en savoir plus : Site du
Les trésors de Toutankhamon font escale à Londres : 15 novembre 2007 au 30 août 2008
Le pharaon égyptien Toutankhamon présente à partir de jeudi ses trésors au Royaume-Uni, patrie de ses découvreurs, pour une vaste exposition de plus de neuf mois dont la quasi-totalité des recettes servira à la préservation des monuments de l'ancienne Egypte. "Les gens du monde entier ont un rôle à jouer pour restaurer les monuments de l'Egypte ancienne. Pour la première fois, vous
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Livres/Presse
Livre(s) du mois
Analyse
L’Égypte disséquée
Sophie Pommier, Égypte, l’envers du décor, éditions de la Découverte, 297 pages, 22,50 euros.
Les éditions de la Découverte publient un ouvrage salutaire qui compense le manque d’information tout public et de qualité sur l’Egypte contemporaine.
C’est un tableau sans concession d’un pays présent dans la culture collective, mais particulièrement mal connu, qu’a brossé Sophie Pommier. Cette arabisante et enseignante à Science Po Paris a travaillé pendant dix ans au ministère des Affaires Etrangères. Constat de départ : oubliée des médias français trop occupés à suivre à la loupe les soubresauts des pays voisins, cachée derrière ses pyramides et ses momies, l’Egypte contemporaine souffre dans l’indifférence générale.
"Même au quai d’Orsay l’Egypte n’intéresse pas vraiment", a expliqué Sophie Pommier à Alif. "Les dossiers régionaux l’occultent, les diplomates ont tendance à penser que tout va bien que des réformes sont en cours. Il faut vraiment suivre le dossier égyptien de près pour comprendre la logique gouvernementale."
"On ignore à peu près tout de ce pays"
"Cet ouvrage est né en réaction au silence qui entoure aujourd’hui l’Egypte", annonce l’auteur dès les premières lignes de son livre. "Sorti des images de sites pharaoniques et de paysages nilotiques (…) on ignore à peu près tout de ce pays. Nous entendons expliquer comment cette méconnaissance sert concrètement la stratégie du régime égyptien. Vu de l’extérieur, rapidement, un certain nombre de dispositions ou de réformes peuvent ainsi paraître progressistes, d’autant que les autorités communiquent en ce sens. Ce n’est qu’en décortiquant les mécanismes que l’on peut véritablement en apprécier la logique et la portée réelle, qui jouent souvent à l’exact opposé."
Salué à juste titre par Gilles Paris, journaliste au journal Le Monde,"L’Egypte, l’envers du Décor" décortique en 300 pages le fonctionnement d’un pays tenu d’une main de fer par un régime policier parfaitement huilé. Après une première partie qui balaye rapidement les deux cents dernières années de l’histoire égyptienne, l’ouvrage entre dans le vif du sujet en se penchant sur le fonctionnement du régime égyptien : union de l’armée et du politique, instrumentalisation de la religion, alliance avec les Etats-Unis, réforme économique.
Dans une troisième partie, Sophie Pommier se penche sur les "réalités" de l’Egypte : les mutations, démographique et technologique, qui sont en train de remodeler le visage du pays ; les difficultés éprouvées quotidiennement par la population égyptienne ; la situation précaire des mouvements d’oppositions, l’idéalisation de la société civile par l’Occident.
Cet aperçu des plaies dont souffre ce pays permet de rectifier beaucoup d’idées fausses. A lire.
Extraits
"De Mohamed Ali à Hosni Moubarak, en dépit de la spécificité de chaque épisode, se sont forgés les caractéristiques de l’Etat égyptien. Un système fondé sur l’alliance des militaires et du politique, les ambitions régionales, l’autoritarisme et le principe de l’Etat rentier, dont les redistributions sont le garant de la paix sociale. La mise en cause de ce schéma, son incompatibilité avec les grandes évolutions contemporaines – nouvelles règles du jeu international, recomposition des équilibres régionaux, mondialisation, transformations profondes des sociétés – sont au cœur de la crise que traverse la société égyptienne. "
"Le thème de la réforme encombre jusqu’à saturation le discours des autorités politiques égyptiennes. Force est pourtant de constater que seul le domaine économique paraît véritablement concerné par la libéralisation annoncée, imposée au départ par les organisations financières internationales."
Le 18-05-2008 par Guillaume de Dieuleveult pour alif, le magazine francophone d’Égypte
Égyptologie
Le mécanisme secret de la pyramide de Kheops
 Philippe Lheureux et Stéphanie Martin, éditions Le Temps Présent.
Nouvelle théorie
Symbole de l'Egypte et d'une civilisation millénaire, la pyramide de Kheops et ses mystères continuent d'entretenir le mythe. Un livre récent émet l'hypothèse d'un mécanisme secret, qui se déclencherait par une inondation de la chambre du roi, permettant d'accéder à une nouvelle chambre… Théorie sérieuse ou fumeuse ?
Le mécanisme secret de la pyramide de Kheops
La pyramide de Kheops continue de faire couler de l’encre. Un nouveau livre, paru vendredi, jette un pavé dans la mare, en revisitant l’architecture interne de la pyramide. "Les égyptologues sont entrés comme des pilleurs de tombe. Ils voulaient un tombeau, ils en ont vu un". Intrigué par le rôle des chambres de décharge, ces cinq plafonds successifs en granit au-dessus de la chambre du roi, persuadé que traîner la momie dans la galerie aurait été comme "intervilles avant l’heure", et peu convaincu par les explications des égyptologues, l’auteur refuse de voir une chambre funéraire dans la chambre du roi.
Il en vient à se poser une question un peu folle : que se passerait-il si l’on inondait la chambre par les deux conduits qui donnent sur l’extérieur ? Les cinq plafonds supporteraient la pression, mais elle entraînerait en revanche un enfoncement du plancher qui laisserait l’eau s’échapper par dessus les herses vers la grande galerie. Quant à la chambre de la reine, il s’agissait simplement d’une chambre test. Philippe Lheureux, auteur du livre, émet alors l’hypothèse d’un conduit vertical rempli de sable derrière la chambre du roi et au dessus de la chambre souterraine. Activé par l’inondation sans intervention humaine, le mécanisme secret ensevelirait définitivement une chambre mais ouvrirait l’accès à une autre salle… laissant libre cours à l’imagination.
Méfiance des égyptologues
Si les égyptologues travaillaient dans le bâtiment, auraient-ils vu une sorte de cuve étanche ou une chambre funéraire ? Face aux mystères qui entourent la pyramide, la théorie est séduisante. A 50 ans, Philippe Lheureux travaille dans le bâtiment, et se définit lui même sur son site comme "auteur de livres contestataires". A l’origine, il voulait répondre aux questions d’une amie, écrivain, Stéphanie Martin, avec laquelle il a rédigé l’ouvrage. Comme il n’a jamais pu se rendre sur place, sa théorie repose sur des études approfondies de plans et de photos, et surtout sur les calculs de ses collègues ingénieurs.
Philippe Lheureux a bien entendu soumis sa théorie aux égyptologues. Très peu ont répondu. Il admet lui même que sa théorie n’est qu’une hypothèse, conscient qu’il rejoindra la longue liste des "pyramidiots" s’il s’avérait qu’elle était fausse. Pour le savoir, un sondage dans le plafond de la chambre souterraine permettrait de vérifier ou d’enterrer l’idée du conduit. Même si tout s’avérait faux, "cela ferait un bon film", suggère Philippe Lheureux. Avis aux scénaristes…
Elsa FOUCRAUT. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) jeudi 14 février 2008
» Pour en savoir plus : consacré au livre.
Éssais
Pharaons hérétiques, Hatchepsout, Akhenaton, Nefertiti
 Fawzia Assaad. Ed. Geuthner, 2008
Un ouvrage en français de l’écrivaine égyptienne Fawzia Assaad retrace la vie de trois rois d’Egypte qui sortent de l’accoutumée. Présentation par l’auteure.
Voici Pharaon et sa Grande Epouse Royale. Ils vont glorifier le lever du soleil. Un disque solaire inonde de ses rayons le couple royal et leur fille. Pharaon se nomme Akhenaton, et sa Grande Epouse Royale Nefertiti. Ils répètent un mythe, aussi vieux que l’Egypte. Comme une tragédie. Lui représente la Lumière, elle l’Eau.
L’Eau et la Lumière étaient jumelles, inséparables, deux jumelles liées par les liens du mariage. Quand elles régnaient… Lire l’article complet
Guides
L’invitation au voyage intelligent
 Guillaume de Dieuleveult pour alif, le magazine francophone d’Égypte, le 11-10-2007
Les éditions de la Découverte sortent un guide sur l’Egypte d’un nouveau genre. Son ambition : dresser le panorama d’un pays présent dans l’imaginaire collectif mais étrangement méconnu.
Pas de bonnes adresses, pas de listes d’hôtels ni de trucs pour éviter les arnaques dans ces guides-là. En sortant coup sur coup un exemplaire sur le Maroc et un autre sur l’Egypte, les éditions de la Découverte inventent un nouveau style de guide de voyage. Pensés comme des compléments, les Guides de l’état du monde (le nom de la collection reprend celui des fameux ouvrages publiés par la même maison) dressent un panorama du pays…
» Lire l’article complet sur
Histoire ancienne et religion
L’Égypte ancienne et ses dieux : tous les dieux de l’Égypte
 Jean-Pierre Corteggiani. Dessins de Laïla Menassa, Fayard 2007, 594 p. 360 ill.
L'Egypte ancienne suscite dans le public un engouement légitime, dont témoigne le succès des voyages, des émissions de télévision, des expositions et des livres qui lui sont consacrés. Hélas ! il est bien rare que ces livres soient de qualité, et l'on offre le plus souvent au lecteur la production indigente de pseudo-spécialistes autoproclamés qui n'ont d'autre compétence réelle que d'avoir su trouver un éditeur crédule ou peu regardant. Il faut donc saluer d'emblée le courage d'un éditeur, Fayard, et le talent d'un auteur, Jean-Pierre Corteggiani, qui, sans tomber dans la facilité et en évitant toute pédanterie inutile, présentent au lecteur un dictionnaire des dieux de l'Egypte aussi savant que lisible et bien illustré.
La forme du dictionnaire a pour elle l'avantage de la commodité, car on y trouve chaque dieu à sa place, avec un système de renvois…
» Lire l’article complet sur , le 11.10.07
Osiris. Mort et renaissance d’un dieu
 Bojana Mojsov, Éditions Flammarion, 2007
À l’origine divinité de la Fertilité et de la Croissance, Osiris devint très vite l’une des figures majeures du panthéon égyptien. Les caractères complexes du dieu ont été continuellement réinterprétés, et c’est cette histoire que Bojana Mojsov ambitionne de retracer. A |