



| Éveille-toi, grand dieu, en paix ! Éveille-toi, tu es en paix ! Les dieux sont matinaux à honorer ton âme, ô saint disque ailé qui se lève au sortir de sa mère Nout [déesse du ciel] ! C’est toi qui brise ta prison d’argile et répands sur la terre ton poudroiement d’or, toi qui nais à l’orient, puis t’enfonce à l’occident et dors en ton temple chaque jour. |



| Elle est le chemin devant l’inexpérimenté. |


| Maât est grande et son action est permanente. Elle n’a jamais été dans le trouble depuis le temps de son créateur… Tandis qu’il y a punition pour qui transgresse ses lois. |
Le rôle du souverain est fondamental dans la croyance égyptienne à l’ordre du monde. Le sacré tenait une grande place dans l’emploi du temps de Pharaon mais, il s’occupait aussi de l’administration du pays. Jusqu’à l’arrivée du christianisme, le roi reste l’un des quatres piliers de la civilisation pharaonique avec la religion, l’art et l’écriture.| Tu gouvernes en tant que roi du double pays, les Neuf Arcs (ennemis de la nation) étant à tes ordres. La limite de ta frontière va jusqu’aux confins du ciel, tout ce qu’il recouvre est sous ton autorité et ce qu’encercle le disque solaire sous ton regard, ce que baigne la Très-Verte t’est soumis, tandis que tu es sur terre, sur le trône d’Horus, radieux, en tant que roi des vivants. | ||
| Les Grands Dignitaires à Ramsès II, lors de l’intronisation de Nébounénef, grand-prêtre d’Amon |

| Ne néglige pas mon discours qui [t’]indique les règles de la royauté, conseille le souverain défunt (…), que tu puisses me rejoindre [dans l’au-delà] sans aucune accusation contre toi. |
![]() | Lorsqu’il se lasse des jeux et des spectacles, Pharaon fait mander prêtres et érudits pour se faire narrer des contes et légendes. Combats divins, terres lointaines… Tout est propice à ces récits fabuleux. Pendant les mois de chaleur qui précèdent et suivent l’arrivée de la crue, au début de l’après-midi, les appartements se font étouffants. Pharaon s’installe alors dans les jardins du palais parfois entouré de la reine et des enfants royaux. Là, sous un dai de toile légère, à l’ombre fraîche des arbres, confortablement installé sur des fauteuils ou des pliants, on peut bénéficier de la douce brise du Nord. Fait-elle défaut que des flabellifères, agitant leurs grands éventails de plumes d’autruche, y suppléent. La proximité du lac, avec ses fleurs aquatiques, délasse et rafraîchit. Le décor est planté, le narrateur fait face au roi… que l’histoire commence ! |
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Un conte sensuelAlors que Snéfrou s’ennuyait dans son palais, il fait appel au chef-lecteur Djâdjâemâkh qui lui fait la proposition suivante. Nous sommes dans le troisième conte : « Que Ta Majesté se rende au lac du palais. Équipe-toi une barque avec toutes les belles filles de ton palais. Le cœur de Ta Majesté se divertira à les voir ramer en descendant et en remontant. Et tandis que tu contempleras les beaux fourrés de ton lac, que tu verras les champs qui le bordent et ses belles rives, ton cœur se divertira à ce spectacle. » « Je vais certainement [dit le roi] m’organiser une promenade sur l’eau. Qu’on m’apporte vingt rames en bois d’ébène recouvert d’or, leurs manches étant en bois de santal garni d’or fin. Et qu’on m’amène vingt femmes, qui soient belles de corps, qui aient une ferme poitrine et des cheveux nattés, et dont le sein n’ait pas encore été ouvert par l’enfantement. Qu’on m’apporte aussi vingt résilles, et qu’on remette ces résilles à ces femmes quand auront été déposés leurs vêtements. » Alors il fut fait conformément à tout ce que Sa Majesté commandait. | ||
| Le deuil et les funérailles se font de cette manière : quand il meurt un homme de considération, toutes les femmes de sa maison se couvrent de boue la tête et même le visage ; elles laissent le mort à la maison, se découvrent le sein, et, ayant attaché leur habillement avec une ceinture, elles se frappent la poitrine, et parcourent la ville accompagnées de leurs parentes. D'un autre côté, les hommes attachent de même leurs habits et se frappent la poitrine : après cette cérémonie, on porte le corps à l’endroit où on les embaume. |
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