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   Les nomes


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Portrait d’une société


La Société égyptienne » Les nomes


On sait qu’au départ la riche terre d’Égypte ne connut pas, dès son origine, la majestueuse unité qui lui permit de demeurer nimbée d’une prestigieuse auréole de grandeur. Habitée, dès l’âge de la pierre taillée, par des nomades établis sur des plateaux dominant le Nil, elle devint, à l’âge de la pierre polie, alors que ses habitants descendirent dans la vallée, le centre d’une agglomération d’individus qui s’occupèrent habilement de culture et d’élevage.

Bien que l’Égypte constitue à l’époque un seul État autonome (très étendu par rapport aux nombreuses cités-états de l’Antiquité) gouverné par un seul roi, parlant une seule langue, et possédant une seule religion, ses habitants s’y réfèrent toujours en termes duels. Ils l’appellent fréquemment Taouy (« Les Deux Pays »), et Neb taouy est une des épithètes du pharaon. Aussi bien dans la littérature religieuse que dans le cérémonial officiel ou le symbolisme artistique, le message d’un pays double, Basse et Haute-Égypte, est formel.

• La Basse-Égypte (Ta-Mehu) désigne le Delta du Nil au nord.
• La Haute-Égypte (Ta-Shema) désigne la vallée du Nil, (les régions centre et sud jusqu’à Assouan).

Depuis la première dynastie, probablement même dès l’époque prédynastique dans le sud, et jusqu’à la conquête arabe, c’est-à-dire tout au long d’une période couvrant plus de quatre millénaires, le nome, survivance probable des archaïques États antérieurs à l’unification du pays sous le sceptre d’un seul roi, a constitué la division administrative par excellence de l’Égypte.
 Henri Gauthier 

Comme le rappelle René Lachaud « L’origine de cette division en nomes reste bien incertaine. Selon les historiens, ils auraient été mis en place dès la période proto-dynastique, entre - 4000 et - 3000, soit à l’époque thinite, juste avant la réunion des deux royaumes par Narmer-Ménès, soit enfin au tout début de l’Ancien Empire, à partir de - 3000. À cette date en tout cas, il est certain que les Deux-Terres sont parfaitement organisées sur la base des nomes qui perdurèrent, avec quelques variantes de peu d’importance, jusqu’à l’époque gréco-romaine. »

Principales caractéristiques d’un nome

La terre d’Égypte a été divisée en carrés, et le signe déterminatif du nome est un rectangle divisé en carrés. Ce symbole est apparenté à celui de la lettre p qui écrit le nom du ciel, pt. Or le nom du nome est spt (sepat). La racine sp, en égyptien, exprime la spécification. Il se trouve, en effet, que les nomes, par leur emblème, par le nom de leur capitale et par leurs Neter (dieux) [*], spécifient certaines fonctions, comme si les nomes d’Égypte situaient des lieux organiques, terrestres et célestes…

Support enseigne de nomeChaque nome, espace habitable, aménagé grâce à des travaux comme ceux d’irrigation, possède :
• sa métropole principale (capitale), centre administratif, économique, judiciaire et militaire ;
• son « enseigne » comportant un emblème totémique distinct : faucon, crocodile, cobra, gazelle, sycomore, couteau… ;
• un ou plusieurs sanctuaires ;
• et surtout par ses Neter qui en étaient les « patrons », plus ou moins en relation symbolique avec l’emblème ; dont une divinité (dite locale) protectrice particulière.

Les animaux sacrés différaient de l’un à l’autre. Certaines nourritures ou certains actes étaient interdits dans un nome.

Les listes de nomes spécifient, pour chacun d’eux, son principal canal d’irrigation, sa division, la nature des terrains et leurs confins, et parfois sa coudée (dimension) particulière.

Évoquant un territoire agricole rectangulaire quadrillé de canaux, le signe qui représente le nom égyptien de cette division territoriale, montre bien qu’elle avait une signification administrative et fiscale.

On compte 20 nomes en Basse-Égypte et 22 en Haute-Égypte, ce qui donne au total 42 nomes, nombre des 42 assesseurs (ou fonctions) d’Osiris qui est le Neter de la Nature.
[*] autrePage.gif Voir aussi En introduction » La religion égyptienne

L’Égypte constituée à l’image du ciel

Texte d’ Hermès Trismégiste  à Asclépius : « Ignores-tu donc, ô Asclépius, que l’Égypte est la copie du ciel, ou, pour mieux dire, le lieu où se transfèrent et se projettent ici-bas toutes les opérations que gouvernent et mettent en œuvre les forces célestes ? Bien plus, s’il faut dire tout le vrai, notre terre est le temple du Monde entier. » (A. J. Festugière, Corpus Hermeticum, coll. Budé, t. II, p. 326.)

Les villes d’Égypte

Les noms des villes d’Égypte sont déterminés par les caractéristiques fondamentales de chaque lieu ; ils sont donc en rapport avec le symbolisme des nomes, puisque chaque nome correspond à une fonction organique dans le corps de l’Égypte, qui se dit elle-même organisée à l’image du ciel.



L’organisation des nomes de l’Ancien au Nouvel Empire


Carte des régions Basse et Haute-Égypte

Avant l’unification des Deux Terres


La société égyptienne primitive se divisait à cette époque en clans indépendants qui, tout de suite, luttèrent les uns contre les autres jusqu’à la formation de deux États rivaux, celui du Nord et celui du Sud. Chacun avait sa capitale, et suite à une longue succession de guerres, l’unité du pays fut établie sous l’autorité du royaume du Sud. La couronne rouge, ornée du serpent, et la couronne blanche, surmontée du vautour, furent les emblèmes de la toute-puissance de ces deux grands États de l’Égypte primitive.

Bien que les clans (ou réunions de plusieurs familles autour d’un emblème religieux et l’autorité d’un chef) aient fini par fusionner, ils conservèrent longtemps encore, leur autonomie propre. Ils avaient acquis chacun leur personnalité et ils la gardèrent à cause précisément du totem particulier qu’ils s’étaient attribué. Par la suite, ces différents clans s’agglomérèrent mais chacun des deux pays resta divisé en provinces ou nomes (sepat puis qâh). La royauté pharaonique héritera d’ailleurs de cette tradition ainsi que d’une grande partie des rites et des pouvoirs issus de cette époque.

Les emblèmes et les totems des tribus anciennement installées là furent généralement utilisés pour donner un nom aux nouvelles circonscriptions royales. Leurs limites et leurs capitales changèrent au cours des trois millénaires de l’histoire égyptienne, mais le principe ne fut jamais sérieusement remis en cause, et ils constituèrent toujours le noyau élémentaire de la vie économique et sociale.


Après l’unification des Deux Terres


Quand le pouvoir central s’imposa à l’ensemble de l’Égypte, les nomes sont administrés au nom de Pharaon, et nommés par lui, par des gouverneurs appelés les nomarques, Sh ou Sah (étymologie de Cheikh ?), qui portaient également le titre de Nb Hwt (Neb Hout) : « Seigneur du château ». Le découpage définitif tint compte des impératifs de l’irrigation : en effet, dès la plus haute Antiquité, le terme de nomarque désignait « celui qui creuse les canaux », et c’est en fonction du problème essentiel de la répartition de l’eau que s’établirent les limites de chaque territoire.

En effet, les nomarques sont en principe des agents du roi. Ils perçoivent en son nom les impôts destinés au « Double Grenier » ; ils répriment au besoin les troubles dans leur ressort et ils veillent à l’entretien des canaux d’irrigation et des digues. À la fin de l’Ancien Empire toutefois, ces grands seigneurs arrivent à s’émanciper, d’abord dans les nomes méridionaux, les plus éloignés de la Résidence [Memphis (Men-nefer)], et finissent par former d’authentiques dynasties locales agissant en pleine indépendance. Ainsi, Ânkhtyfy, nomarque de Nekhen et d’Edfou au temps d’un Néferkarê de la IXe dynastie hérakléopolitaine, se dit « grand chef » de son fief. Il conclut alliance avec le nomarque d’Éléphantine (Abou) et guerroie contre ses voisins de Thèbes (Ouaset) et de Coptos : bref, en tant que « héros qui n’a pas son pareil » [1], il n’a apparemment de comptes à rendre à personne.

Génies des nomes, porteurs d’offrandes
Deux génies des nomes, porteurs d’offrandes

Au Moyen Empire, en revanche, l’autorité royale s’affirme prépondérante, grâce à la réorganisation administrative du pays en trois districts : celui du Nord, la Basse-Égypte, celui du Sud, la Moyenne-Égypte, et celui de « la Tête du Sud », la région en amont d’Akhmîm. Chaque district est gouverné par un « rapporteur », désignation qui exprime clairement sa subordination au pouvoir central. En même temps, le titre de « grand chef » tombe en désuétude tandis que, dans les villes, des fonctionnaires appointés, les « maires », prennent progressivement le relais des princes locaux. Par ailleurs, « la Tête du Sud » est placée sous l’autorité directe du vizir, lequel est représenté sur place par un délégué résidant à Thèbes (Ouaset). Par ces moyens, semble-t-il, la royauté réussit à faire face aux velléités d’indépendance des grandes familles seigneuriales.

L’administration provinciale du Nouvel Empire se caractérise par la même centralisation rigoureuse, avec comme corollaire la constitution de plusieurs échelons administratifs : le « directeur des champs » du nome, qui supervise l’entretien du système d’irrigation et l’exploitation des ressources agricoles ; les « préposés de circonscription », placés à la tête des districts ruraux ; et enfin, les héqa hout, chargés de l’administration des districts urbains. Ces fonctionnaires d’autorité ont à leur service un vaste personnel subalterne : scribes, conseillers, contrôleurs, appariteurs, contremaîtres, arpenteurs etc. Tout cet appareil administratif, strictement hiérarchisé, est subordonné au gouverneur de la province, lequel à son tour doit rendre compte de sa gestion aux « rapporteurs » du vizir.



La survie des nomes à l’époque gréco-romaine


Le terme de nome (nomos qui signifie district) a été utilisé par les Grecs et c’est à eux que les historiens contemporains l’ont emprunté. Après la conquête macédonienne, les Ptolémées conservèrent dans ses grandes lignes cette organisation administrative plurimillénaire. Les territoires des nomes avaient été délimités par les tribus néolithiques qui peuplaient l’Égypte à l’aube des temps historiques. Au nombre de quarante-deux à l’époque ptolémaïque, sont les circonscriptions administratives de l’Ancienne Égypte. Même si leur nombre (et leurs limites), en Basse-Égypte, a varié entre seize, dix-sept puis vingt, probablement en raison de la topographie fluctuante du delta, il est resté remarquablement stable en Haute-Égypte (vingt-deux), de la Ve dynastie aux Lagides [2]. Leur principe ne fut jamais sérieusement remis en cause, et ils constituèrent toujours le noyau élémentaire de la vie économique et sociale.

Les Lagides confient l’administration du nome à un stratège, recruté parmi les descendants d’immigrants grecs. Sorte de gouverneur militaire sous les premiers Ptolémées, le stratège assume à partir du IIe siècle avant notre ère des tâches purement civiles, la gestion fiscale du nome devenant sa principale attribution. Il est assisté d’un scribe royal ou basilicogrammateus, chargé surtout de la tenue du cadastre. Dans une Égypte bureaucratique jusqu’à l’excès, ces fonctionnaires ont à leur service tout un personnel hiérarchisé de percepteurs, de comptables et de secrétaires.

À l’époque romaine, l’Égypte, qui fait partie du patrimonium de l’empereur, est placée sous l’autorité d’un préfet d’ordre équestre, le praefectus Aegypti. Pour faciliter le contrôle et l’exploitation de cette riche province, essentielle pour le ravitaillement de Rome en blé, le gouvernement impérial la divise en trois grandes circonscriptions administratives ou épistratégies, dont chacune regroupe plusieurs nomes ou stratégies, à l’exemple de ceux du Moyen Empire : le Bas Pays, l’Heptanomia [3], et la Thébaïde. À la tête de ces divisions territoriales se trouvent des délégués du gouvernement provincial, les épistratèges et les stratèges, choisis et nommés par le préfet, agissant en son nom et place, et responsables devant lui. Le stratège dispose de toute une bureaucratie hiérarchisée, calquée sur les échelons administratifs de la monarchie lagide. Ses attributions sont surtout d’ordre fiscal et judiciaire : il est notamment chargé de la perception des impôts, responsabilité qu’il partage avec le Conseil de la métropole à partir de Septime Sévère, et tient tribunal dans son ressort. Sous Gallien, sa compétence s’étend aussi sur l’annone militaire, dont il assure le recouvrement et la distribution à l’armée stationnée en Égypte.

Ainsi, des premiers Ptolémées au Bas-Empire, le maintien du stratège à travers les siècles atteste l’importance de la fonction, même si ses attributions ont pu être modifiées au gré des besoins administratifs : le stratège est l’homme de confiance du gouvernement à la tête du nome, dont il assure la gestion comme les nomarques de pharaon l’ont fait avant lui.



Géographie et liste des nomes


La liste des nomes figure sur les parois des temples. Leur représentation symbolique, bien ordonnée, commence par le nome d’extrême-sud en Haute-Égypte et se poursuit de proche en proche vers le Nord.

Détail de la chapelle blanche de Sésostris Ier à Karnak montrant la liste des nomes
Liste des nomes de l’Égypte pharaonique
Chapelle blanche de Sésostris Ier - Temple de Karnakbouton+.gif Sésostris vous en dit plus…

Basse-Égypte

Ville capitale : nom ancien - nom grec - nom actuel
Les nomes de Basse-Égypte
Nomes de Basse-Égypte
L’Égypte se définit essentiellement par rapport au Nil.

La Basse-Égypte (Ta-mehu en égyptien) est donc « basse » par référence au sens de l’écoulement du fleuve (du sud, plus haut, vers le nord, en aval) et donc à son altitude. Son relief est également peu accusé.

Les vingt nomes de la Basse-Égypte correspondent aux vingt grandes régions naturelles du Delta, délimitées par les bras du Nil qui se déploient en éventail à partir de la prestigieuse Memphis (Le Mur blanc ou La Muraille blanche), logiquement intronisée premier nome de Basse-Égypte.


autrePage.gif Voir aussi : Liste des dieux classés par nome & ville
EmblèmeNom du NomeVille capitale
1Emblème du nome n° 1 de Basse-ÉgypteLe Mur blanc
Ineb-Hedj
Mennefer
Memphis
Mit-Rahina
2Emblème du nome n° 2 de Basse-ÉgypteLa cuisse
Iouâ
Sekhem
Létopolis
Aousîm
3Emblème du nome n° 3 de Basse-ÉgypteL’Occident
Imentet
Imaou
Apis
Kôm el-Hisn
4Emblème du nome n° 4 de Basse-ÉgypteNeith du Sud
Neret-Resy
Djekhaper
Kôm-Manous
Menouf
5Emblème du nome n° 5 de Basse-ÉgypteNeith du Nord
Neret-Mehit
Saou
Saïs
Sà el-Hagar
6Emblème du nome n° 6 de Basse-ÉgypteLe Taureau du désert
Khasousou
Pa Khasouou
Xoïs
Sakha
7Emblème du nome n° 07 de Basse-ÉgypteLe Harpon occidental
Ouâ-Em-Houou-Imen
Per-Ha-neb-Imenti
Métélis
Macîl
8Emblème du nome n° 8 de Basse-ÉgypteLe Harpon oriental
Ouâ-Em-Houou-Iab
Per-Atoum
Hérôonpolis
Tell el-Maskhoutah
9Emblème du nome n° 9 de Basse-ÉgypteLe Protecteur
Anedjty
Per-Osiris
Busiris
Abousir
10Emblème du nome n° 10 de Basse-ÉgypteLe Grand Taureau noir
Kaour-Kem
Hout-To-hery-ib
Athribis
Tell-Athrib
11Emblème du nome n° 11 de Basse-ÉgypteLe Taureau dans ses bandelettes
Ih-Hesebou
Chedenou
Pharbaethos
Horbeit
12Emblème du nome n° 12 de Basse-ÉgypteLe Veau de la vache
Tjeb-Netjeret
Tjeb-netjer
Sebennytos
Semenoûd
13Emblème du nome n° 13 de Basse-ÉgypteLe Pilier
Heka-Andjou
Iounou
Héliopolis
Tell Hisn
14Emblème du nome n° 14 de Basse-ÉgypteLe Dressoir oriental
Khenty-labty
Tjarou
Silé
Sân-el-Hagar
15Emblème du nome n° 15 de Basse-ÉgypteL’Ibis
Djehouty
Per Zehouti
Hermopolis Parva
el Baqliya
16Emblème du nome n° 16 de Basse-ÉgypteLe Silure
Hat-Mehit
Per-Ba-neb-Zeet
Mendès
Tell el-Ruba
17Emblème du nome n° 17 de Basse-ÉgypteLe Sanctuaire
Behedet
Sema-Behedet
Diospolis Parva
Tell Balamoun
18Emblème du nome n° 18 de Basse-ÉgypteL’Enfant royal supérieur
Imety-Khenty
Baset
Bubastis
Tell-Bastah
19Emblème du nome n° 19 de Basse-ÉgypteLa pointe de l’Est
Imety-Pehou
Per Ouazet
Tanis
Tell Moqdam
20Emblème du nome n° 20 de Basse-ÉgypteLe Faucon momifié
Seped-Sopdou
Pi-Sopdou
Arabia
Saft el-Henneh

Haute-Égypte

Ville capitale : nom ancien - nom grec - nom actuel
Les nomes de Haute-Égypte
Nomes de Haute-Égypte
Le Nil venant du sud de l’Égypte, et se jetant dans la Méditerranée dans le Delta au nord, il est logique (selon la loi de l’écoulement des fleuves) que le sud du pays soit plus haut (en altitude) que le nord.

La Haute-Égypte (Ta-shema en égyptien) s’étend entre la ville de Memphis, au nord et celle de Kôm-Ombo et le début de la Nubie, au sud, qui marque la limite sud du pays. La Haute-Égypte compte vingt-deux nomes. De toutes ces régions, c’est celle de la vallée thébaine qui aura le plus grand rayonnement.




Groupe statuaire : triade de Mykérinos
Triade de MykérinosSur la doite, on reconnait la déesse du nome 17 de Haute-Égypte.

Musée égyptien du Caire



autrePage.gif Voir aussi : Liste des dieux classés par nome & ville
EmblèmeNom du NomeVille capitale
1Emblème du nome n° 1 de Haute-ÉgypteLe Pays de l’arc
Ta Seti
Noubt
Kôm-Ombo
Kôm-Ombo
2Emblème du nome n° 2 de Haute-ÉgypteLe Trône d’Horus
Outest-Hor
Edfou ou Djeb
Apollinopolis Magna
Edfou
3Emblème du nome n° 3 de Haute-ÉgypteLe Rural
Nekhen
Nekhen
Eileithyaspolis
El-Kab
4Emblème du nome n° 4 de Haute-ÉgypteLe Sceptre ouas
Ouaset
Ouaset
Diospolis Magna
Louxor
(Thèbes, Karnak)
5Emblème du nome n° 5 de Haute-ÉgypteLes Deux Faucons
Bikouy
Geptyou
Coptos
Qeft
6Emblème du nome n° 6 de Haute-ÉgypteLe Crocodile
Iker
Iounet
Tentyris-Denderah
Denderah
7Emblème du nome n° 7 de Haute-ÉgypteLe Sistre
Bat
Hou ou Het
Diopolis Parva
Hou
8Emblème du nome n° 8 de Haute-ÉgypteLe Reliquaire d’Osiris
Ta-Our
Tin ou Téni
This ou Thinis
El-Birbèh
9Emblème du nome n° 9 de Haute-ÉgypteLa foudre de Min
Minou
Khen-Menou
Akhmin-Panopolis
Akhmîn
10Emblème du nome n° 10 de Haute-ÉgypteLe Cobra
Ouadjet
Tjebou
Aphroditopolis
Iftèh
11Emblème du nome n° 11 de Haute-ÉgypteLe Lévrier
Chay
Chas-hotep
Hypsélis
Chotb
12Emblème du nome n° 12 de Haute-ÉgypteLe Mont du serpent
Atfet
Pi-Anti
Antaeopolis
Qâou-el-Kébir
13Emblème du nome n° 13 de Haute-ÉgypteLe Grenadier supérieur
Ned-Fet-Khentet
Saout-Assiout
Lycopolis
Assiout
14Emblème du nome n° 14 de Haute-ÉgypteLe Grenadier inférieur
Nedj-Fet-Pehetet
Qis
Cusae
El-Qousiyèh
15Emblème du nome n° 15 de Haute-ÉgypteLe Lièvre
Ounou
Khemenou
Hermopolis
Achmounein
16Emblème du nome n° 16 de Haute-ÉgypteL’Oryx
Mehet
Hebenou
Théodosiopolis
Beni-Hassan
17Emblème du nome n° 17 de Haute-ÉgypteLe Chien noir
Inpou
Henou
Cynopolis
El-Kaïs
18Emblème du nome n° 18 de Haute-ÉgypteLe Faucon aux ailes déployées
Antn-Doun-Anou
Dehenet
Ankyronpolis
Kôm el-Ahmar
19Emblème du nome n° 19 de Haute-ÉgypteLe Sceptre pur
Ouabouy
Per-medjed
Oxyrhynque
El-Behnesèh
20Emblème du nome n° 20 de Haute-ÉgypteLe Laurier rose supérieur
Naret-Khentet
Henen-Nesout
Héracléopolis
Ahnas
21Emblème du nome n° 21 de Haute-ÉgypteLe Laurier rose inférieur
Naret-Pehetet
Per-Sobek ou Chedyt
Crocodilopolis-Arsinoë
Medinet
22Emblème du nome n° 22 de Haute-ÉgypteLe couteau
Medenyt
Tepet-Ihou
Aphroditopolis
Aftiyèh



[1] « Je suis l’humanité arrivée à sa perfection (lit. le début et la fin de l’humanité), dit-il dans l’inscription autobiographique de sa tombe d’El-Kab, placé à la tête du pays grâce à mon esprit clairvoyant : je suis un héros qui n’a pas son pareil. » Traduit d’après J. Assmann, Ägypten, eine Sinngeschichte, Fischer, 1999, p. 111.
[2] La liste la plus ancienne retrouvée actuellement se trouve sur la stèle fausse porte du grand prêtre de Ptah Sabu dit Ibébi qui donne six noms de nomes mais la liste la plus complète dont nous disposons pour l’Ancien Empire est celle de la « Chambre du monde » (la Weltkammer des égyptologues allemands) du temple solaire de Niouserrê aujourd’hui exposée à Berlin ; elle indique vingt-deux nomes pour la Haute-Égypte. Pour le Moyen Empire une liste des nomes du pays tout entier se trouve gravée sur le soubassement de la Chapelle Blanche de Sésostris Ier retrouvée et exposée à Karnak.
[3] c’est-à-dire les sept nomes qui constituent la Moyenne-Égypte.

puceAnkh.gifSources bibliographiques
- Un article de H. Kapf : Les enseignes des nomes & les neter, pour la revue “L’Égypte”, n°3, juin 2006.
- Un article de Wikipédia , l’encyclopédie libre.

Notice documentaire

Hermès Trismégiste
Hermès Trismégiste (qui signifie « Hermès trois fois très grand », en grec) est le nom greco-romain d’un personnage légendaire, qui aurait été un prêtre égyptien du dieu Thot, assimilé après sa mort à ce dieu même, mais dont l’authentification historique reste une énigme discutée : Hermès est d’origine grecque mais, avant qu’il fut qualifié “trismegiste”, son culte fut rendu à Hermopolis Magna que les Grecs d’époque ptolémaïque avaient érigée, dans une région désertique, mais néanmoins précise : sur la rive opposée et face aux ruines de la beaucoup plus antique cité d’Akhenaton dite Amarna.


En savoir plus
Pierre montet, géographie de l’Égypte ancienne

» Première partie  : To-mehou. La Basse Égypte, Paris, 1957. IV, 224 pp. - pdf-file (11.2 Mo)
L’auteur résume, dans ce premier volume, nos connaissances relatives à la géographie de la Basse-Égypte. Dans l’introduction (pp. 1-26), il décrit le but de l’ouvrage et la méthode suivie ; il expose pourquoi il a réparti les nomes du Delta en six groupes ; puis, il fait quelques observations sur le nombre et l’ordre des nomes. Il donne également un inventaire des documents utilisés, notamment des listes de nomes… Le corps de l’ouvrage comprend dix-huit chapitres. Chaque nome est l’objet d’un chapitre spécial ; même quand il s’agit d’un nome divisé, les données sont réunies dans un seul chapitre. La matière de chaque chapitre est présentée, en principe, comme suit : l’enseigne du nome, la résidence du nome avec son dieu ou ses dieux, autres localités, les régions, nomenclature (liste des noms topographiques) et situation de ces localités…

» Deuxième partie   : tA Sma To-chemâ. La Haute-Égypte, Paris, 1961. 240 pp., 2 pls., 1 map - pdf-file (11 Mo)
tA Sma est “le pays qui émerge” ; il comprend la vallée du Nil depuis la première cataracte jusqu’à Memphis. Le nombre des nomes, dans les listes les plus anciennes qui nous soient connues, comme dans les listes les plus récentes, est toujours de vingt-deux, si l’on ne tient pas compte des districts autonomes. Ils sont toujours énumérés dans le même ordre, si bien que nous pouvons parler indifféremment du nome XVI et du nome de l’Oryx. Faute de données suffisantes, il est assez difficile de situer les frontières entre les nomes. Mais les inscriptions de la Chapelle Blanche de Karnak permettent d’établir la carte administrative de la Haute-Égypte. Car elles nous informent sur la surface des nomes, qui nous est donnée en itrw (110 km2 250), en xA ou milles (27 km2 057) et en aroures (2 km2 705).

Date de création : 24/03/2008 - 00:41
A été modifié le : 21/04/2010 - 08:39
Catégorie / L’Égypte au quotidien

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