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Différentes architectures


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Un peu d’architecture

Différents types d’architectures


Architecture funéraire


Les tombes


Mastabas, pyramides ou hypogées, toutes les tombes égyptiennes ont la particularité d’avoir été construites du vivant même de leur bénéficiaire. Le pharaon, quand il arrivait au pouvoir, entreprenait dès lors la construction de sa future tombe et la fabrication de son mobilier funéraire (c’est ce qui explique que l’on ait retrouvé certaines tombes inachevées ou terminées hâtivement, du fait de la mort subite du souverain). Il en était de même des tombes privées. Les nobles faisaient réaliser leur future demeure d’éternité peu après la prise de leurs fonctions, et d’ailleurs, très vraisemblablement, la tombe était à l’époque (par son emplacement, sa décoration et le luxe de son contenu) ce que nous appellerions aujourd’hui un « signe extérieur de richesse ».

Mastaba

Utilisé dans l’Ancien Empire par les nobles et les dignitaires du régime (grands prêtres et fonctionnaires), c’est le premier type de tombe élaborée. Le mastaba (“banquette” en arabe) est une construction massive, établie au ras du sol, composée d’un noyau compact de sable, de terre, de moellons et de gravats bloqué par un revêtement solide de briques crues (jaunes ou noires) ou de pierre (calcaire).

Un mastaba de la nécropole d’il-Lahun
MastabasAu premier plan, l’entrée du tunnel d’accès. - Nécropole d’Il-Lahun

Initialement le mastaba était rempli de rocaille et n’était destiné qu’à enserrer et cacher un amas de terre parfois revêtu de briques crues. En effet, à l’Époque Prédynastique, la sépulture était déposée dans une simple fosse que l’on recouvrait ainsi d’un tas de sable en forme de rectangle. Assimilé à la butte de terre initiale qui, un jour, était sortie de l’Océan Primordial, ce tertre de sable était devenu le symbole de l’existence, de l’apparition de la vie dans le Chaos, le symbole de l’éternité. La forme générale est rectangulaire avec des murs légèrement inclinés. Les dimensions sont variables : de quelques mètres à 50 mètres pour la longueur, de 4 à 10 mètres pour la hauteur.

Plan en coupe d’un mastaba
Image provenant de l’encyclopédie libre Wikipédia  , licence GNU FDL 

À l’origine, simple pièce rectangulaire, le mastaba devient plus vaste, comprenant chambres et couloirs. La vie du propriétaire des lieux y est racontée par des gravures murales, des statues et des inscriptions. Sur le mur face à l’entrée est gravée une fausse porte menant symboliquement vers le royaume des morts et est conçue pour faciliter le retour du défunt dans le royaume des vivants. Un puits, partant du sommet du mastaba, s’enfonce dans la terre (jusqu’à plus de 20 m de profondeur selon l’importance du défunt) et donne sur la chambre funéraire où repose le “bienheureux” dans son sarcophage, accompagné du mobilier nécessaire à sa vie dans l’au-delà. Les funérailles terminées, le puits est comblé afin de sécuriser la chambre mortuaire.

 
 Du mastaba à la pyramide

Croquis montrant le passage du mastaba à la pyramide

Les mastabas ont évolué au cours de l’Ancien Empire pour devenir des pyramides à degrés qui sont les premières formes architecturales de type pyramidal. Souhaitant toujours atteindre des hauteurs de plus en plus importantes pour manifester l’importance et la puissance du défunt (pharaon), les premiers mastabas, à étage unique, ont tout d’abord évolué vers des mastabas à deux étages permettant d’accueillir de nouvelles structures funéraires, le second étage étant moins large et moins haut que le premier.

Avec les débuts de la IIIe dynastie (-2700), les mastabas sont devenus des pyramides à degrés, constituées de plusieurs étages successifs ayant la forme globale d’un escalier gigantesque s’élevant vers le ciel. La première et la plus célèbre de ces pyramides à degrés est la pyramide de Djoser à Saqqarah, dont l’architecte était Imhotep. Imhotep voulut ériger une pyramide à degrés s’élevant, tel un escalier gigantesque, vers le ciel afin de symboliser l’ascension du défunt du « monde souterrain » vers les « Cieux ».

Pyramide rhomboïdale de Snéfrou
Pyramide rhomboïdale de Snéfrou à Dashour

L’étape suivante de l’évolution des pyramides à degrés fut l’édification par le roi Snéfrou d’une pyramide dite rhomboïdale sur le site de Daschour. La pyramide rhomboïdale est une étape intermédiaire entre les pyramides à degrés et les pyramides à faces lisses. La pyramide rhomboïdale est une pyramide dont les faces lisses constituent une pente par morceaux dont l’inclinaison est différente. Le fait que la pente n’est pas uniforme tout au long de la pyramide, mais rhomboïdale, provient de ce que les architectes à l’origine de cette pyramide pensaient que la pente initiale était trop prononcée et fragilisait la construction ; ils la transformèrent donc suivant la forme décrite précédemment.

Ce type de pyramide est donc la dernière étape menant au stade ultime de l’évolution des pyramides d’Égypte vers les pyramides à faces lisses de la IVe dynastie (de -2620 à -2500) ; parmi les plus célèbres on trouve les pyramides de Khéops, Khéphren, et Mykérinos, à Gizeh au sud du Caire.

Extrait d’un article publié sur Wikipédia  , l’encyclopédie libre
 
 


Pyramide

Apparue à Saqqarah, dès le debut de l’Ancien Empire, avec Djoser (IIIe dynastie), la pyramide était un grand monument construit pour enfermer la sépulture du pharaon. Elle possédait de longues galeries et comportait plusieurs chambres funéraires. Le corps du défunt était, comme toujours, entourés d’objets qui lui appartenaient ainsi que de nourriture, car les Égyptiens croyaient à une vie après la mort. Ayant comme point de départ un mastaba (voir ci-dessus), elle comporte 6 degrés inclinés, culmine à 60 mètres et marque le début de l’architecture de pierres.

Toujours au cours le l’Ancien Empire, les pyramides les plus reconnues comme étant une des sept merveilles du monde antique sont celles des rois de la IVe dynastie : Khéops (147 m), de Khéphren (143 m) et de Mykérinos (66,40 m). Elles sont situées à Gizeh et sont le témoignage que les Égyptiens aimaient construire des monuments grandioses.

Cette forme architecturale resta en usage jusqu’à la fin du Moyen Empire.

Hypogée

À partir de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire), les souverains firent creuser leurs tombes dans le roc de la Vallée des Rois à l’ouest de Thèbes. Les parois des chambres et couloirs sont richement ornées d’inscriptions et de peintures aux couleurs brillantes. La noblesse se mit à imiter les rois, ce qui explique l’existence d’une vaste nécropole sur la rive ouest du Nil. Les hypogées royaux de la Vallée des Rois et de la Vallée des Reines sont les plus remarquables et les plus connus.

Plan et coupe d’un hypogée
Vues et coupes théoriques des tombes de Deir El-Médineh
D’après Fouilles de l’Institut Français du Caire, T.I. Deir El-Médineh 1922-1923

Cette nouvelle architecture funéraire fut adoptée (et restera en usage jusqu’à l’époque gréco-romaine) car, il n’était pas envisageable de construire dans la région de Thèbes des pyramides telles que celles de l’Ancien Empire. Le désert montagneux qui borde la vallée du Nil ne s’y prêtait pas. D’autre part, les vallées dessinées par le relief montagneux aux alentours de Thèbes étaient (et sont encore) dominées par une montagne dont l’aspect rappelle indéniablement la forme pyramidale, et de ce fait, pouvait très bien assumer la valeur symbolique des pyramides du passé. Cette sorte de pyramide naturelle que les Égyptiens appelaient « la cime » était adorée dans la région comme une divinité sous le nom de « Mersegert ».


Croyance dans une vie d’outre-tombe


Cette conviction nous permet de comprendre clairement l’art des Égyptiens. Pour eux, la mort n’était qu’une transition vers une vie future similaire à la vie terrestre. Ceci explique la momification des morts et la présence d’offrandes, de statues, d’images et d’inscriptions dans leurs tombes, ainsi que les nombreuses statuettes (Ouchebtis) destinées à servir le mort. En effet, ce dernier ne devait pas manquer dans l’au-delà, de ce qui lui était nécessaire pendant sa vie.


Architecture religieuse


Les temples


Les temples de l’Ancien Empire et du Moyen Empire ont été fort mal conservés, mais ceux du Nouvel Empire et de l’Époque ptolémaique, bien que beaucoup plus grands donnent une idée des édifices originaux. Des images et des inscriptions décorent les surfaces figurant parfois les exploits du souverain à la guerre ou à l’intérieur des édifices montrant le roi, seul véritable prêtre, dans l’accomplissement du culte.

De monumentales portes en forme de tours, semblables à une forteresse, appelées pylônes, constituent l’entrée principale du temple. Les obélisques, pylônes, colonnes, plafonds et murs portent les titulatures des pharaons et décrivent le rituel.

Organisation et Symbolique du temple

Les temples égyptiens sont très nombreux et le plus souvent de dimensions colossales. Les dispositions de détails varient de l’un à l’autre, mais le plan d’ensemble est toujours le même. Il comporte trois parties principales placées l’une derrière l’autre et donnant au monument la forme d’un rectangle à peu près deux fois plus long que large.

Écorché montrant la structure d’un temple
Plan type d’un temple classique du Nouvel Empire

En avant, il y a une cour souvent entourée d’une colonnade et précédée d’un double pylône très élevé, flanquant les deux côtés de la porte centrale, puis vient la salle ou les salles hypostyles où se faisaient les cérémonies publiques du culte, et enfin le sanctuaire, isolé par un couloir sur lequel s’ouvrent encore une série de pièces secondaires destinées à servir de magasins ou de trésors. Dans ce sanctuaire on conservait l’image sainte du dieu, enfermée dans un riche naos ou placée sur une barque qu’on apportait devant la foule, pendant les grandes cérémonies. Devant le pylône se dressaient deux obélisques, de hauts mâts portant des banderoles et souvent des statues colossales de rois. Parfois une avenue bordée de sphinx y aboutissait, des statues en plus ou moins grand nombre avaient été déposées dans toutes les parties du temple.

Une riche décoration couvre toutes les parois, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, traitée en bas relief ou en creux et le plus souvent rehaussée de couleur. À l’intérieur, c’est-à-dire dans les salles hypostyles aussi bien que dans les pièces accessibles aux prêtres seuls, c’était des scènes d’adoration, d’offrandes ou de cérémonies de culte, tandis que dans les cours, sur les pylônes et sur les murs extérieurs, les rois faisaient de préférence représenter leurs hauts faits guerriers et l’écrasement de leurs ennemis, avec des inscriptions historiques, visibles ainsi pour tout le monde.

Avec l’établissement d’un empire colonial au Nouvel Empire, davantage de richesses sont dévolues au domaine religieux. Aux temples viennent s’adjoindre alors de nombreux bâtiments annexes en brique crue (entrepôts, silos, étables, écoles, habitations…). L’enceinte religieuse devient un centre économique, culturel et politique, dont le rôle est fondamental.

En savoir plus
Le temple égyptien, « demeure de dieu »  



À suivre :

- Architecture religieuse
    Le dromos
    Le pylône
    …

- Architecture civile
    Les palais royaux
    Villes, villages et maisons

- Architecture militaire
    Les forteresses


En savoir plus… Un très beau document, L’Archéologie Égyptienne publié par G. Maspero, provenant du site Projet Gutenberg EBook  . Ce document est hébergé sur Immortelle Égypte, sans aucune modification, à seule fin d’alléger les images.

Article(s) complémentaire(s)
Société et ordre public
Religion et croyances | Travail et échanges
Pays et déplacements | Famille et mœurs
Habitat et confort | Vêtement et corps
Nourriture et table | Culture et loisirs
Armée et guerre
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Date de création : 26/04/2007 - 14:36
A été modifié le : 25/07/2007 - 11:06
Catégorie / Un peu d’architecture

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