
| L’or et la pierre de l’Ouadi Hammamat La plus ancienne carte géologique du monde est le papyrus minier de Turin, du XIIe siècle avant notre ère, qui décrit les mines d’or de Faouakhir, dans l’Ouadi Hammamat (désert oriental). Elle a peut-être été dressée à l’occasion d’une expédition, sous le règne de Ramsès IV (XXe dynastie, 1552-1145 av. J.-C.). La vallée de l’Ouadi Hammamat a été exploitée sans interruption pour le grauwacke, de l’Ancien Empire à l’époque romaine. ![]() Les chemins et les voies d’or sont inscrits en écriture hiératiques. Un puits est indiqué en noir tandis que les maisons des ouvriers, un temple et une stèle dédiés au pharaon Sethi Ier le sont en blanc. Le personnel employé au cours des expéditions minières variait de moins de cent hommes à plus de dix mille. En dehors du commandement et de ses adjoints, la force de travail comprenait des tailleurs de pierre, des maçons, des scribes, des conducteurs d’animaux, des manœuvres, des prospecteurs, des guides et des cuisiniers. Les hommes dormaient dans des loges de pierre et pratiquaient le culte dans une grotte voisine, consacrée à Min. Généralement, les expéditions étaient commémorées par une inscription hiéroglyphique gravée dans la roche de la face sud de l’oued. À la conquête de l’or… Les mines des métaux précieux sont souvent éloignées en plein désert. Le manque d’eau, la chaleur et les razzias des nomades obligent à l’organisation de vraies expéditions. Il existe d’ailleurs une police du désert, ou nouou, qui surveille tous les mouvements des Bédouins, et veille sur les routes des mines. Car l’or est la « chair des dieux » ! Pharaon, ses reines et son clergé le vénère à ce titre. Masques de sarcophages, porches de temples, sommets des obélisques, mobiliers liturgiques, tout est rutilant d’or. Car l’Égypte en regorge, en particulier dans les montagnes du sud, et Pharaon le sait. Son pays n’est-il pas décrit comme une « montagne d’or illuminant toute terre comme le dieu de l’horizon » ? | ||
| Dans l’Antiquité le besoin d’alcali, surtout pour les soins de propreté (fabrication de savons), était déjà considérable. | ||
| Hugo Herdmann |
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