

| Les Hittites Les Hittites furent un peuple habitant l’Asie Mineure durant l’Antiquité, rattachés aux Indo-européens. Ils envahirent l’Asie Mineure centrale vers -2500. Après avoir fondé des principautés qui, dans un premier temps, voisinent avec les royaumes indigènes, ils étendent peu à peu leur hégémonie politique au détriment de l’élément autochtone hatti à qui ils empruntèrent différents dieux, mythes et rites et, vers 1750 av. J.-C., presque toute l’Anatolie est entre leurs mains. La découverte des Hittites est le résultat d’une longue enquête philologique et archéologique qui débute au temps du déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens. Le nom d’un grand pays, en relation avec la cour égyptienne de la XVIIIe dynastie, apparaît dès les premiers textes que lit Champollion : le « Heta », dont les pharaons disent avoir reçu le tribut et dont Ramsès II affirme qu’il le vainquit à Qadesh, en Syrie du Nord. L’écriture hittite Pour noter leur langue, indo-européenne, ils empruntent et adoptent vers 1500 les cunéiformes babyloniens. Ces cunéiformes étaient bien sûr prononcés en hittite. Ainsi le signe de l’homme, lu en sumérien et amêlu en Akkadien, était prononcé antusha en hittite, ce qui confirme une fois de plus que l’idéogramme dans son principe n’a de lien avec aucune langue particulière. Ces cunéiformes servaient aux scribes hittites à noter plusieurs langues : le hittite bien sûr, pour l’administration interne et pour la religion, l’akkadien pour la correspondance internationale, ainsi que d’autres langues de l’empire, le hourite, le hatti… Il existait en outre une écriture locale, des hiéroglyphes hittites dont voici quelques exemples : (cf doc). L’écriture hittite était en boustrophédon (n.m. écriture archaïque venant du grec bous, bœuf et strephein, tourner) ; ces hiéroglyphes avaient donc deux formes symétriques, selon qu’ils se trouvaient dans une ligne allant de gauche à droite ou de droite à gauche. ![]() Louis-Jean Calvet, Histoire de l’écriture , Paris, Plon, 1996 Les Hittites, ont été identifiés au cours du XIXe siècle par les archéologues comme une confédération de peuples de langue indo-européenne - les Nésites, les Louvites, les Palaïtes, etc. - ayant établi un royaume en Anatolie centrale vers 1750 av. J.-C. Dépourvu de frontières naturelles, ce royaume a dû batailler sans cesse pour conserver son cœur historique et s’emparer des riches et chaudes terres du Sud, avant d’être anéanti par les « Peuples de la Mer » vers 1180 av. J.-C. Dans sa plus grande extension, la civilisation hittite atteignit l’Euphrate moyen à l’est, la côte méditerranéenne face à Chypre au sud, mais resta coupée de la mer Noire et de la mer Egée. - L’Empire Hittite monde entier | ||
Après 1600, les terres fertiles de Mésopotamie, de Palestine et de Syrie deviennent le théâtre de luttes entre empires rivaux. Au XIIe siècle, l’Assyrie redevient la première puissance de la région jusqu’à son renversement par Babylone, bientôt conquise à son tour par les Perses.
Après la chute du premier empire de la première dynastie de Babylone, vers 1595 av. J.-C., sous les coups des Hittites (voir encadré ci-dessus), la ville passe, vers 1570 av. J.-C., sous le contrôle des Kassites, qui vivaient sans doute dans les montagnes du Zagros. Ils y régnent pendant près de 400 ans et établissent des relations diplomatiques avec l’Égypte mais sont de plus en plus menacés par le pouvoir croissant de leurs voisins, l’Élam et l’Assyrie.
En Anatolie, les Hittites entament leur expansion à partir du règne d’Hattousili Ier (vers 1640-1610), depuis leur capitale, Hattousa. Moursili Ier (vers 1610-1590) prend la tête d’une expédition qui achève la conquête d’Alep et s’empare de Babylone. Mais c’est Toudhaliya Ier (vers 1420-1400) et Souppilouliouma Ier (vers 1371-1345) qui font des Hittites une puissance impériale. Ils entrent alors en conflit avec le Mitanni, sur le cours supérieur de l’Euphrate, puis avec les pharaons de la XVIIIe dynastie. Le royaume du Mitanni devient le principal adversaire des Hittites à l’est, et domine pendant 140 ans environ la Syrie et les regions voisines jusqu’à son effondrement, vers 1340 av. J.-C., sous la pression de troubles intérieurs et la poussée des Hittites.
Les vestiges du Mitanni deviennent alors pour l’empire Hittite un rempart contre la puissance croissante des Assyriens jusqu’à la conquête de ce territoire par le monarque assyrien Adad-nirari Ier (vers 1307-1275). L’expansion assyrienne, qui avait débuté sous Assour-ouballith Ier (vers 1366-1330), se poursuit sous Toukoulti-Ninourta Ier (vers 1245-1208). Ce dernier prend Babylone. Vers 1208 av. J.-C., une révolte de l’aristocratie kassite, toujours installée à Babylone, chasse les Assyriens. Mais la vulnérabilité et la richesse de cette ville vont attiser d’autres convoitises, comme celles du royaume d’Élam qui la prend en 1163 av. J.-C.
Les crises qui affectent les États de la région aux XIIe et XIe siècles, de la Grèce à l’Élam, n’ont jamais reçu d’explications satisfaisantes. Les textes égyptiens mentionnent des raids des Peuples de la Mer et des vagues de migrants venus d’Europe du Nord, mais l’effondrement politique de ces États a plus vraisemblablement été provoqué par d’autres facteurs, dont peut-être une interruption de l’approvisionnement en cuivre et en étain, nécessaires à la fabrication du bronze. Les populations qui vivaient auparavant sous contrôle impérial profitent de la situation pour créer leur propres États : les Araméens et les Chaldéens sur le croissant de terres fertiles situé entre la Palestine et la Mésopotamie, les Phrygiens en Anatolie et les Perses à l’est de l’Élam. Parmi ces nouveaux États araméens figure le royaume d’Israël, confédération de petites entités unies derrière le roi David (vers 1010-970) et le roi Salomon (vers 970-31). Après la mort de Salomon, le royaume est divisé. La partie nord est détruite par les Assyriens en 722 av. J.-C., tandis que Nabuchodonosor II, roi de Babylonie, pille Jérusalem, capitale du royaume du Sud, en 587 et exile son élite juive à Babylone. À la même époque, entre le IXe et le VIe siècle, le royaume d’Ourartou, situé dans les montagnes qui dominent le lac de Van, au nord de l’Assyrie, entre en conflit avec les Assyriens après avoir connu une expansion rapide, puis disparaît tout aussi rapidement.

| L’histoire des Araméens, peuple mythique D’origine nomade, les Araméens vécurent dans la vaste zone moyen-orientale s’étendant de la chaîne montagneuse du Zagros, frontière naturelle entre l’Iran et l’Iraq actuels, à la côte méditerranéenne. Leur existence est attestée dès le milieu du IIIe millénaire avant notre ère en Mésopotamie. Pourtant, il ne s’agit encore que de rares mentions. Le toponyme d’Aramki (pays d’Aram), mentionné dans un texte de la IIIe dynastie d’Ur, apparaît aussi au début du deuxième millénaire avant notre ère dans les textes de Mari et d’Alalah. Mais les Araméens ne font leur entrée dans l’histoire en tant que réelle puissance qu’à partir de XIIe siècle avant notre ère. Cette émergence se produit dans un contexte que les historiens qualifient d’« âge sombre », car il correspond à l’affaissement des grands États, confrontés à de graves conflits internes. De vastes mouvements de populations affectent l’ensemble du Moyen-Orient et mettent à mal les anciennes puissances. Au cours des premières années du règne de Tiglath-Phalazar Ier (1114-1076) apparaissent les premières mentions d’un rôle marquant des Araméens. Durant la quatrième année de son règne, le roi assyrien conduit une campagne contre les Araméens (désignés alors par le terme Akhlamu-araméens) dans le désert de Suhu, c’est-à-dire dans la région de Mari et jusqu’à Karkemish. Le roi dit avoir traversé l’Euphrate à 28 reprises pour poursuivre les Araméens. Cela ne suffit pas à lever la pression que les Araméens exercèrent jusqu’à la fin de son règne. Les assauts massifs des Araméens sur la Babylonie et l’Assyrie, auxquels s’ajoutèrent les famines consécutives à des récoltes désastreuses, affaiblirent tant l’Assyrie que Tiglath-Phalazar dut battre en retraite à Kalmahu. La lutte continuelle qui opposa Assyriens et Araméens est décrite sur l’« obélisque cassé » d’Assur-Bel-Kala (1073-1056). Pour le Xe siècle avant notre ère, nous n’avons que les relations de Salmanazar III (852-824), postérieures d’environ un demi-siècle aux événements qu’elles décrivent et qui se seraient déroulés sous le règne d’Assur-Rabi II (1012-972). Il ne s’agit rien moins que de la prise par les Assyriens des cités de Pitru et de Mutkinu, sur la grande boucle de l’Euphrate.Salmanazar nous conte également les campagnes qu’il mena lui-même contre les Araméens dans cette région. Après les batailles contre Ahuni à Til Barsip, puis à Burmarina, la lutte se poursuivit sous le règne d’Adad-Nirani III (810-783), qui remporta peut-être les victoires les plus décisives. Par ailleurs, c’est à cette époque que l’on peut faire état de véritables entités politiques araméennes en Syrie du Nord et que des documents issus de leur société apparaissent. Les États araméens de Syrie du NordLe Bit Adini correspond à une région d’importance stratégique considérable, puisqu’elle comprend le Moyen-Euphrate, frontière actuelle entre la zone cotière et la Djezireh syrienne, mais aussi voie de communication vers le plateau anatolien. Son territoire a pu s’étendre à l’Est jusqu’au Balikh. Dans cette zone, la présence araméenne se superpose à une population de culture hittite. L’effondrement de l’empire hittite au XIIe siècle avait laissé place à de petits États, dits néohittites, dont la marque est visible dans tout le Bît Adini, à Burmarina, mais aussi à Til Barsip, où les archéologues ont retrouvé des inscriptions néohittites. Après cela, l’intégration de cette cité en une sorte de confédération araméenne dirigée par Akhuni détermina peut-être les Assyriens à en finir avec ceux qu’ils considéraient être un obstacle majeur à leur progression vers l’Ouest. Cette constellation de petits États araméens peut faire penser au modèle bien connu des « cités-États ». Or, leur genèse montre que les Araméens s’organisèrent de façon bien différente. Les cités-États, comme leur nom l’indique, étaient des centres urbains contrôlant les territoires situés à proximité immédiate de la ville, mais guère plus. En revanche, les États araméens s’efforcèrent toujours d’étendre leur influence politique au-delà de leur cité et de former de véritables royaumes. Ils réussirent parfois à y intéger plusieurs villes royales, des villes fortifiées comme de plus modestes agglomérations, bourgs ou villages. Souvenons-nous des coalitions organisées par Akhuni dans le Bît Adini et celle d’Ame dans le Bît Agushi, sous Salmanazar III. Si elle se réalisa avec des fortunes diverses, la tendance à l’unification semble avoir été une constante des États araméens.La prise de contrôle de territoires toujours plus vastes eut pour conséquence la nécessité d’intégrer au royaume des populations d’origines différentes. Dès lors, le royaume était fondé sur le principe de territorialité, bien plus que sur celui de l’ethnie. Cependant, le trait marquant du monde araméen est que tous ces royaumes restaient imprégnés des valeurs et du mode de vie des sociétés tribales dont ils étaient issus. Cela n’a pas empêché l’installation de royautés héréditaires fortes. Ce mode institutionnel s’est peu à peu établi dans tous les États araméens qui nous sont connus (Guzana, Samal, Arpas, Hamad et Damas). Les souverains disent souvent régner sur le trône de leur père. « Hada-yis’i roi de Guzana, fils de Shamash-nari roi de Guzana… [l’]a érigée et [la lui a] offerte… » (ligne 6 et sq. du texte araméen de la statue de Tell Fekhériyé). On l’imagine aisément, le caractère héréditaire de la royauté ne s’imposa pas d’un coup. Ainsi Ahuni, qui mit un certain temps à unifier le Bît Adini, ne mentionne-t-il jamais ses prédécesseurs. De toute évidence, son royaume se constitua à partir d’éléments autonomes, des tribus, des petites principautés urbaines. Le roi n’en était pas moins l’objet d’une véritable glorification. Dans l’iconographie, il est abondamment représenté dans l’exercice de ses fonctions religieuses ou guerrières, ou à la chasse, autre façon de symboliser sa puissance et sa domination sur la totalité de l’Univers. Le thème de la chasse au lion ou au taureau, si magnifiquement traité sur les reliefs néo-assyriens de Nimroud ou de Ninive, les deux capitales de l’empire assyrien, actuellement en Iraq du Nord, l’est également à Sakce-Gözu. Sur la statue d’un roi araméen de Guzana, en Syrie du Nord, est gravé l’un des plus longs textes bilingues assro-araméens : une supplique du roi de Guzana au dieu de l’Orage, Hadad, pour avoir longue vie et prospérité, suivie d’une malédiction pour ceux qui toucheront au monument. Un article de © Luc Bachelot (*) publié dans la revue “Pour la science”. (*) Luc Bachelot, chercheur au CNRS, a dirigé, avec Frédérick Mario Fales, professeur à l’Université d’Udine (Italie), le Groupe international de recherches archéologiques chargé de la mission archéologique de Tell Sioukh Faouqâni, et composé d’archéologues, d’historiens et de spécialistes de l’environnement, syriens, italiens et français. | ||

Babylone et l’Assyrie sortent territorialement très affaiblies de la tourmente des XIIe et XIe siècles. Mais au Xe siècle s’amorce le début du redressement assyrien. Au siècle suivant, le roi assyrien Assurnarzipal II (v. 883-59) envoie ses armées vers le nord et l’ouest et utilise le butin de ses conquêtes pour bâtir un nouveau palais à Nimroud. Tiglatpiléser III (v. 744-27) et surtout Sargon II (v. 721-05), qui annexe Babylone en 710 av. J.-C. et prend le contrôle des cités phéniciennes de la côte méditerranéenne, conquièrent des territoires plus vastes encore. L’empire de Sargon II est le plus puissant jamais connu jusqu’à cette période. La faiblesse de l’Égypte permet à Esarhaddon (v. 680-69) et Assourbanipal (v. 668-27) de prendre Memphis et Thèbes. Les Assyriens ne parvinrent jamais à établir un solide contrôle sur Babylone. Nabopolassar (v. 626-05) se proclame roi de Babylone en 625 av. J.-C. et, allié aux Mèdes, occupe après une très longue guerre les grandes villes assyriennes dont Assour et Ninive. Les Babyloniens héritent donc de l’Empire assyrien, mais doivent se battre pour le conserver.
En 605, les Égyptiens tentent d’annexer la Syrie mais sont vaincus à Karkemish et Hamat par Nabuchodonosor II, le fils de Nabopolassar, qui consolide ainsi le pouvoir babylonien. Ses successeurs ne parviendront cependant pas à pérénniser son empire et Babylone tombera aux mains des Perses en 539 av. J.-C.

À la fin du IIe millénaire avant notre ère, l’arrivée au Proche-Orient d’une peuplade indo-européenne, les Iraniens, marqua une nouvelle étape dans l’histoire de la région. Dès le milieu du Ier millénaire av; J.-C., la Mésopotamie et l’Iran avaient été intégrés à l’empire régi par les rois achéménides et qui dépassait de loin, en étendue, tous les empires précédents. De leurs capitales de Suse, Ecbatane et Babylone, les souverains iraniens contrôlaient un territoire qui s’étendait du Turkmenistan à la côte méditerranéenne et à l’Égypte. L’influence des divers pays de l’empire, l’Assyrie, la Babylonie, l’Égypte et la Grèce, est nettement sensible dans la production artistique de la période achéménide.
Les visées impérialistes des Achéménides - ils attaquèrent la Grèce à deux reprises - devaient causer leur perte. En 334 av. J.-C., Alexandre le Grand, parti de Macédoine, en Grèce, envahit l’Asie. Quatre ans plus tard, les armées grecques victorieuses entraient dans Persépolis et détruisaient par le feu cette grande cité cérémonielle. L’événement marque la fin de la domination achéménide au Proche-Orient.
La conquête de l’empire achéménide par les Grecs interropt brusquement le développement culturel de toute la region. Les invasions précédentes aux IIIe et IIe millénaires, avaient amené dans les terres fertiles et les centres urbains du Proche-Orient des peuplades originaires des steppes et de régions désertiques ou montagneuses. Ces tribus semi-nomades, peu civilisées, ne modifièrent pas radicalement les cultures vieilles de plusieurs millénaires. Coutumes et valeurs nouvelles vinrent se greffer sur les anciennes traditions, et, si les peuples furent autres, la civilisation proche-orientale se trouva enrichie de ces apports étrangers.

Il en alla tout autrement de l’invasion menée par les Grecs car ceux-ci, à la différence de leurs prédécesseurs, étaient détenteurs d’une culture vieille de plusieurs millénaires. Soldats et marchands grecs s’installèrent en Syrie, en Anatolie, en Mésopotamie et en Iran, fondant de nouvelles cités et introduisant de nouveaux modes de vie. Lorsqu’à la fin du IIIe siècle avant notre ère, les Parthes iraniens reprirent la Mésopotamie et l’Iran aux Séleucides, successeurs d’Alexandre, les colons grecs et leur culture demeurèrent. L’Orient avait adopté l’Occident, et pendant le millénaire suivant, les royaumes du Proche-Orient et les empires romain et byzantin conservèrent des liens politiques et économiques étroits ainsi que des éléments communs de culture et de traditions.
Avec la nouvelle dynastie des Sassanides, qui régnèrent sur la Mésopotamie, l’Iran et partiellement sur la Syrie et l’Anatolie de 226 à 651 ap. J.-C., s’amorce une réaffirmation de l’identité proche-orientale et une véritable renaissance iranienne, sensible déjà dans la production artistique du Ier siècle de notre ère. Si formes et motifs continuent d’être empruntés à l’Occident, leur signification n’est plus la même et exprime désormais des concepts orientaux. De même, l’épopée nationale iranienne, le Shahnameh, à l’origine composée d’éléments datant de la fin de la période sassanide, met en scène un personnage légendaire, Alexandre le Grand, de naissance mi-grecque mi-persanne. L’histoire ainsi modifiée prend un sens nouveau dans l’esprit proche-oriental.
L’histoire du Proche-Orient ancien se résume ensuite à une succession de guerres entre l’empire byzantin et l’Iran sassanide, chacun essayant de prendre le contrôle des prospères cités et voies marchandes d’Anatolie et de Syrie. Pendant près de mille ans, des derniers siècles av. J.-C. jusqu’à l’avènement de l’Islam, les deux puissances s’épuisent ainsi en des hostilités continuelles qui finissent par engloutir leurs ressources. Enfin, les armées arabes, venues du désert occidental et inspirées par le prophète Muhammad, envahirent le Proche-Orient. Dès le milieu du VIIe siècle de notre ère, la Mésopotamie, l’Iran et près de la moitié de l’empire byzantin sont sous domination islamique. L’introduction de la nouvelle religion et d’un nouveau mode de vie marquent un tournant décisif dans l’histoire du Proche-Orient ancien.
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