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Les mots du Quotidien - P



P comme...

 
  Natte   Unilitère - Natte ou tabouret
Translitération : p
Prononciation  : p
Seizième lettre de notre alphabet - Consonne


Pain
Alimentation

Les céréales qui poussaient dans le limon du Nil formaient le fond de la nourriture. On en préparait toutes sortes de pains, tout comme aujourd’hui en Égypte.

On connaît près de soixante mots pour dire pain, et les menus funéraires anciens en citaient quatorze. Mais c’est comme si nous traduisions par le seul mot pain, cake, gâteau, biscuit, pain de Gênes, pain d’épices, biscotte, etc.

Sans doute, en comparant soigneusement ce que l’on sait du pain antique et les coutumes ancestrales coptes au sujet des sortes de pâtes cuites, on éclaircirait beaucoup la question.
autrePage.gif Voir aussi : Céréales | Copte

Palimpseste
Littérature » Vocabulaire littéraire et figures de style

n.m. (du latin palimpsestus, transcrit de l’adjectif grec palimpsestos, gratté pour écrire de nouveau, de palin, de nouveau et psaogratter, racler). Un palimpseste est un parchemin ou un papyrus manuscrit dont on a effacé la première écriture afin d’écrire un nouveau texte. Le scribe effaçait le support déjà utilisé à l’aide d’une pierre ponce ou avec du lait.

Palmier
Un peu de Géographie » Faune et Flore

L’Égypte connut plusieurs sortes de palmiers. Mais le plus important est le dattier. Outre ses fruits, on utilisait la nervure de la palme, les feuilles, la fibre destinée à faire des cordes, et même le tronc ligneux et mou.

Certains détails architecturaux traduisent dans la pierre les éléments du palmier que l’on trouvait dans les constructions en brique crue des vivants.

Papyrus
Faune et Flore » Plante et support d’écriture

Aujourd’hui disparu Smiley mécontent de l’Égypte, le papyrus est une cypéracée qui croît dans les eaux peu profondes. Sa tige est triangulaire et se termine par une ombelle. On en mangeait les racines.

Les tiges coupées servaient à faire des canots légers sur lesquels les grands personnages aimaient pêcher ou harponner le gibier. Mais, surtout, en taillant la tige fibreuse en lamelles fines que l’on collait côte à côte sur deux couches de sens différent, on arrivait à fabriquer pour l’écriture un support qui tenait lieu de papier. On roulait les papyrus. Et l’on garda cette habitude, jusqu’aux premiers siècles de notre ère, où l’on vit apparaître les codex, analogues dans le principe à nos livres actuels.

Grâce au climat très sec du pays, il nous est parvenu de très beaux papyrus de l’Égypte ancienne, auxquels on donne les noms de leurs premiers possesseurs. Le grand Papyrus Harris a plus de 40 m de long. Le contenu de ces rouleaux est très divers : compositions liturgiques, hymnes, écrits magiques, enseignements, contes, minutes de procès aussi très fragiles et se conservant moins bien que les tablettes mésopotamiennes.

Papyrus Prisse
Littérature » Textes profanes

Le plus vieux livre égyptien connu, dit Papyrus Prisse


Le Papyrus Prisse, du nom de son donateur Émile Prisse d’Avennes (1807-1879), fut trouvé dans la nécropole de Thèbes au milieu du XIXe siècle. Il provient de la tombe d’Antef (XIe dynastie, Dra Abû El-Naga). Rédigé en écriture hiératique vers 1900 avant notre ère, c’est le plus vieux livre égyptien, en état, connu. Il est composé de deux traités de morale. Dans le premier, les Préceptes de Kagemni, incomplet, on peut lire les noms des rois Houni et Snéfrou, respectivement dernier souverain de la IIIe dynastie et premier roi de la IVe dynastie. Le second est le livre des Maximes de Ptahhotep, vizir du pharaon Isési de la Ve dynastie. Ces deux textes ont été composés sous la Ve dynastie de l’Ancien Empire de l’Égypte (2450-2321 av. J.-C.). Originellement, ce manuscrit se présentait sous la forme d’un rouleau mesurant 7,05 m, qui fut séquencé en douze planches pour être encadrées.

Le Papyrus Prisse

Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits   (division orientale) - Égyptien 186
Symbole de document Voir aussi : Ptahhotep | Prisse d’Avennes | Maximes de Ptahhotep - fiche détaillée

Paysan
Société et ordre social » Les classes sociales

De tout temps, l’agriculture fut au centre de l’économie de l’ancienne Égypte. Lorsqu’il fut possible d’assurer un rendement agricole excédentaire, une partie de la population put être enfin distraite de la production des denrées alimentaires et assignée à d’autres fonctions, comme l’artisanat et l’administration. L’activité agricole la plus importante était le travail de la terre. Après l’inondation annuelle, on devait tout d’abord réarpenter les champs, car l’eau en avait détruit les bornes. C’est pourquoi, dès après le retrait du Nil, apparaissait une équipe de fonctionnaires du cadastre qui, en se fiant aux enregistrements antérieurs, marquaient à nouveau les limites des terres. Alors pouvait commencer le travail du sol proprement dit, pour lequel on utilisa très tôt l’araire de bois tirée par des bœufs. L'association de la force de travail animale à celle de l’homme peut être considérée comme caractéristique d’un très haut niveau de civilisation. Les semences étaient fournies aux paysans par les magasins d’État. Après les semailles, hommes et femmes prodiguaient ensemble leurs soins aux champs. En général, les hommes se chargeaient des travaux physiquement les plus lourds, comme la construction des systèmes d’irrigation. Il existait donc une division du travail entre les sexes, comme cela se remarque aussi dans d’autres civilisations. La récolte incombait essentiellement aux hommes, tandis que les femmes glanaient les épis et d’autres produits des champs. Les méthodes de travail étaient fort simples et ne subirent aucune modification importante jusqu’à la conquête grecque. Après la récolte, les paysans transportaient les épis sur l’aire, où ils étaient dépiqués par des bœufs. Lorsque la balle avait été séparée du grain, celui-ci était placé dans des sacs et convoyé par bateau vers des granges appropriées. Là, les fonctionnaires en contrôlaient en premier lieu la quantité. Puis, le grain était ensilé jusqu’au moment où on devait le confier à la meule pour la suite du traitement. Les semences pour l’année suivante étaient mises de côté par les agents des entrepôts. À l’époque des semailles, elles étaient réparties entre les paysans en fonction de la superficie de leurs champs respectifs. Toutes ces opérations étaient menées à bien par plusieurs personnes travaillant de concert : ainsi vivait-on ce qu’on pourrait appeler une « coopération naturelle ». Chaque phase du travail était surveillée par les fonctionnaires compétents qui consignaient dans de longues listes le rende ment de l’équipe et de chacun en particulier. Dans l’ancienne Égypte, les paysans et les artisans devaient atteindre des normes de production préétablies. Une des préoccupations importantes du fonctionnaire contrôleur était de veiller à ce que les normes soient dépassées dans le secteur dont il avait la charge, de façon à pouvoir livrer à la centrale plus qu’il n’était requis. Par là, il était certain de s’attirer les bonnes grâces de son supérieur, voire du roi, même si pour cela les paysans étaient frustrés du produit de leur travail.

Le travail communautaire était également habituel dans d’autres domaines de la production agroalimentaire. En ce qui concerne la pêche, à côté des méthodes courantes comme la pêche à la ligne ou au filet, la capture des poissons à la seine est aussi attestée. Elle exigeait la coopération de nombreux pêcheurs, mais elle permettait des prises de loin plus fructueuses. Le poisson était la nourriture principale, particulièrement des gens du commun, car la viande était si chère qu’on n’en distribuait au peuple qu’en de rares occasions. Outre les paysans et les pêcheurs, il y eut très tôt en Égypte tout un éventail de métiers spécialisés dans la production de denrées alimentaires. Dès les débuts de l’Ancien Empire, on connaît des apiculteurs, des boulangers, des brasseurs, des maraîchers, des cultivateurs de dattiers et de figuiers, des éleveurs et, non les moins importants, des vignerons. L’organisation de l’État égyptien entraîna une différenciation poussée des professions, le début d’une véritable spécialisation. La viticulture fut pratiquée dès les plus hautes époques dans le Delta. Naturellement, le vin fut toujours un produit de luxe réservé aux classes élevées de la population. Les gens du commun devaient se contenter de bière. Le vin était livré au consommateur dans de grandes amphores. Dans chaque palais ou dans chaque temple, les fouilleurs ont retrouvé des restes d’innombrables cruches à vin qui, très souvent, portaient une inscription. Y étaient renseignés la qualité du produit, son origine, son millésime et aussi le nom du vigneron et du propriétaire du vignoble, à vrai dire, il n’y manquait que le numéro de contrôle officiel ! On peut donc dire que, dans l’ancienne Égypte, la production des denrées alimentaires était extraordinairement organisée. Chaque étape du travail et la coopération des différents spécialistes, ainsi que le rendement, étaient minutieusement supervisés par le fonctionnaire compétent. Ainsi, on était sûr d’utiliser au maximum les richesses naturelles de la vallée du Nil et la puissance de travail de ses habitants. La production excédentaire garantie par l’agriculture fut à la base des réalisations de l’antique civilisation pharaonique.

Article publié sur le site web Clio, histoires anciennes  
autrePage.gif Voir aussi : Artisanat | Administration

Peret
Division du temps » Saisons

C’est la deuxième saison de l’année égyptienne. Elle dure quatre mois et recouvre la période de germination (16 novembre-15 mars).
autrePage.gif Voir aussi : Les calendriers - fiche détaillée

Pessimisme
Même accablé de maux, l’Égyptien d’aujourd’hui reste souriant. Ainsi en était-il, autant qu’on puisse en juger, du fellah d’autrefois, confiant dans son dieu cantonal et dans ses gris-gris ; à plus forte raison des prêtres et des scribes. Ni dans son art, ni dans son écrit, la société pharaonique ne paraît s’être souvent délectée dans l’angoisse. Certes les auteurs des anciennes sagesses et les propagandistes du Moyen Empire connaissent la faiblesse et la perversité humaines, mais ils savent que le roi divin et la bonne règle de Maât sont la sauvegarde de tous. Assurément, l’Égyptien craignait l’anéantissement posthume, mais il disposait de tout un arsenal de rites et de techniques permettant à chacun, selon ses moyens et selon ses œuvres, de garder la joie de vivre jusque dans la tombe.

Pourtant il fut une période où les meilleurs esprits se sentirent plonger dans le désespoir, ce fut quand l’État s’effondra dans la révolution :

Je médite donc sur les événements, sur les desseins qui se sont accomplis dans le pays. Des changements s’opèrent, ce n’est déjà plus comme l’an dernier, chaque année est plus pesante que l’autre. Le pays est boulversé…

À temps nouveaux, expression nouvelle :

Ah, si seulement je disposait de mots inconnus, de phrases barbares qui fassent un langage neuf, inédit, qui ne soit pas traditionnel, car il n’y a plus de phrase valable dans ce qu’ont formulé les Anciens. Je presse mon sein pour rendre ce qui est en lui…


Le lettré qui halète de la sorte écrivait bien après les jours amers de la Première Période Intermédiaire. Car la pessimisme, né de cette triste époque, demeura un thème choisi pour l’écrivain (de même que le scepticisme, à l’égard des rites funéraires resta longtemps chanté par les harpistes). Mais on sait que cette veine littéraire avait inspiré en son temps l’admirable Poème du désespéré : seul avec lui-même dans la débâcle générale, l’individu interroge son âme :

À qui parler aujourd’hui ?
Quand il n’est plus de gens de bien.
À qui parler aujourd’hui ?
Quand le pays est la chose des méchants.
À qui parler aujourd’hui ?
Quand je suis chargé de misère et sans ami.
À qui parler aujourd’hui ?
Quand le mal frappe le pays. N’y aurait-il pas d’issue ?
Aujourd’hui, la mort se présente à moi
Comme la guérison pour le malade,
Comme une promenade après un accident.
Aujourd’hui, la mort se présente à moi
Comme le parfum d’oliban…
 Jean Yoyote 
autrePage.gif Voir aussi : Sagesses | Maât (la)

Propolis
Travail et échanges » Agriculture

n.f. (du grec pro, en avant et polis, ville). La propolis est une substance résineuse, gommeuse et balsamique qui recouvre les bourgeons et les écorces de certains arbres (notamment les conifères, les peupliers et les marroniers d’Inde) et que l’abeille récolte pour en enduire l’intérieur de la ruche, en obturer les fissures et détruire certaines bactéries.

Également antifongique, ses propriétés curatives (elle agit comme un antibiotique naturel) sont connues des grands prêtres de l’ancienne Égypte qui l’utilisent comme produit d’embaumement : elle momifie les tissus et constitue une vertu pour les rites mortuaires égyptiens. Les Anciens la placent dans les tombeaux des pharaons en guise de premier secours pour l’au-delà.

Il existe différentes variétés de propolis. L’une des plus puissantes est la propolis verte du Brésil (états du sud du pays : Parana, Minas Gerais, Santa Catarina…). Elle est butinée par une variété d’abeilles dite “africaine” (Apis Mellifera) sur une plante bien spécifique à cette région du globe appelée « Baccharis Dracunculifolia » (ou Romarin des Champs). Cette plante a une teneur élevée en terpénoïdes, agents chimiques à l’action anti-inflammatoire.

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Date de création : 27/10/2005 - 16:42
A été modifié le : 29/11/2008 - 13:32

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Égyptamicalement vôtre,
Georges



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