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Plan de l'article
Les oiseaux de proie » Les rapaces diurnes : Le balbuzard pêcheur, La buse variable, Le milan noir, L'oricou, Le percnoptère, Le vautour fauve, Le vautour moine, Le faucon lanier » Les rapaces nocturnes : La chouette effraie


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Dans les tableaux qui suivent, vous trouverez les abréviations suivantes : Idéo. = Idéogramme ¤ Phon. = Phonème ¤ Dét. = Déterminatif -o- Dans l'indication du genre, nous utilisons ici le nom binominal (genre + espèce)



Les oiseaux de proie


Les rapaces diurnes

  Ordre des Accipitriformes


ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamillePandionidaeGenrePandion haliaetus Une imprimante
Le balbuzard pêcheur, posé sur une branche et en vol

Le balbuzard pêcheur

Nom masculin, de l'anglais bald, « chauve », et buzzard, « rapace ».

Le balbuzard ou aigle pêcheur est un grand rapace diurne majestueux et puissant, aux formes lourdes et aux serres faibles, qui se rencontre sur les côtes et les étangs.

Il a le plumage brun sombre sur les parties supérieures, et blanc, avec des petites taches brun foncé sur le haut de la poitrine, formant presque un collier pour les parties inférieures. La queue est brune barrée de blanc.

Les longues ailes sont blanches en dessous, avec une tache brune à l'articulation carpienne. La tête est blanche avec une ligne oculaire brun foncé, et quelques longues plumes sur la nuque. Le bec crochu est noir. Ses serres sont munies d'ongles longs et recourbés. La partie inférieure des doigts est recouverte de petites écailles l'aidant à maintenir ses proies.

Milieu. Plans d'eau claire avec gros poissons, étangs, lacs, fleuves bordés de forêts, bords de mer.

Avec Philippe Moteau (*) nous pouvons dire que le spectacle de la pêche de cet oiseau est un plaisir rare pour l'ornithologue : planant quelques mètres au-dessus de l'eau, il repère sa proie, fait quelques instant du sur-place en battant vigoureusement des ailes puis plonge les serres en avant. Il ne disparaît que très rarement de la surface, rapidement, il décolle un poisson planté dans ses serres, s'ébroue en vol et enfin se pose pour déguster sa proie.


(*) Les oiseaux de mer, p.11, Éditions Jean-Paul Gisserot, Luçon 2003.

Vol. En vol, avec ses ailes coudées et ses mains tombantes, il peut être parfois confondu avec un goéland.

Régime alimentaire. Piscivore. C'est un oiseau se nourrissant presque exclusivement de poissons vivants capturés à la surface de l'eau (il prélève préférentiellement les malades). C'est un redoutable pêcheur, puisque 90 % de ses plongées sont couronnées de succès.

Maternité. L'aire (le nid chez les rapaces) faite de grosses branches est rechargée chaque année. La plate-forme est garnie de mousses, d'herbes et d'algues. L'aire se situe au sommet d'un arbre, sur un piton rocheux ou sur une corniche de falaise.



BiométrieNidification
Taille : 55 à 69 cm
Envergure : 145 à 170 cm
Poids : 1700 g - 1400 g

Longévité : 32 ans
Période : avril-mai
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 à 4
Durée de l'incubation : 37 à 71 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : 51 à 54 jours
Balbuzard pêcheur : comparaison avec d'autres espèces

Nom épicène. Balbuzard (pêcheur).

Cri ou chant. Cette espèce émet des sifflements courts. Le cri d'alarme est une succession rapide de plusieurs piè ou piou.


Dénomination
On le nomme parfois abusivement « aigle pêcheur » ou « aigle de mer ». Il n'y a qu'une seule espèce de balbuzard, terme attesté en français depuis le XVIIe siècle. Ce terme dérive du terme anglais bald buzzard, composé de bald qui signifie dans ce cas « taché de blanc » et de buzzard, un emprunt à l'ancien français busart (busard).
Le nom du genre fait référence à Pandion fils de Cécrops, roi mythique d'Athènes et grand-père de Thésée, qui a été transformé en aigle.
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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreButeo buteo Une imprimante
Une buse variable, posée sur une branche et en vol

La buse variable

Nom féminin du latin buteo.

La buse variable est un oiseau de proie diurne aux formes lourdes et aux serres faibles. Comme l'indique son nom, plumage aux couleurs très variables, généralement brun foncé avec le dessous tacheté de blanc. Le bec est courbé dès la base. Elle est souvent confondue avec le milan noir qui, lui, a la queue échancrée ; la buse, elle a la queue arrondie.

Les pinceaux de poils qui lui dessinent des oreilles sur le dessus de la tête et ses yeux largement cerclés la rendent très facile à identifier malgré les positions généralement de profil dans lesquelles sont figurés les oiseaux.

Milieu. Bocage boisé présentant une alternance de futaies et d'herbages.

Vol. En vol : ses ailes sont larges, sa queue courte, en éventail et arrondie, sa tête paraît forte et peu détachée du corps (le cou est petit) son vol semble lourd, et lorsque le vent est assez fort il peut lui arriver de chasser en vol stationnaire au dessus des champs.

Régime alimentaire. Carnivore, son menu se compose de rongeurs, reptiles, de petites oiseaux et d'insectes. Mais lorsque survient l'hiver, la buse voyant ses sources de nourriture réduites peut se nourrir de charognes, c'est en quelque sorte un oiseau opportuniste.


Digestion et pelotes
La buse mange ses proies toutes entières ! Incapable de digérer les os, les poils, les plumes, les écailles, elle les régurgite un peu plus tard, bien tassés en boules, appelées « pelotes de réjection ».

Maternité. D'un diamètre d'environ 60 cm, le nid est fait de branches et de brindilles, tapissé d'herbes sèches, d'écorces et de mousses, en général placé dans un arbre élevé.


BiométrieNidification
Taille : 50 à 60 cm
Envergure : 120 à 140 cm
Poids : 600 à 900 g - 800 à 1200 g

Longévité : 25 ans
Période : mars et début mai
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 à 4
Durée de l'incubation : 36 à 38 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : 50 à 55 jours
Buse variable comparaison avec d'autres espèces

Nom épicène. Buse (variable).

Cri ou chant. La Buse variable miaule, piaule, piaute, cri qui ressemble à un miaulement haut perché.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant une buseSigne trilitère (G4). Phon. tiou tyw, notamment à la fin d'un mot. Il est parfois confondu avec celui du percnoptère. Autrefois très répandue en Égypte, elle est devenue un hôte rare du Delta (ouadj our) du Nil (iterou) en hiver.

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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreMilvus migrans Une imprimante
Un milan noir, posé sur une branche et en vol
Photographie de base © Fabrice Croset
Digiscopie Photos d'oiseaux  

Le milan noir

Nom masculin, du latin populaire milanus.

Oiseau rapace diurne migrateur des régions chaudes et tempérées de l'Ancien Monde est un chasseur de rongeurs, en réalité de couleur brune, à bec crochu noirâtre à base jaune, à pattes jaunes (la cire, les tarses et les doigts sont d'un jaune orangé), à queue est légèrement fourchue. Ses rémiges et rectrices sont brun noir.

Cet oiseau est devenu un hôte permanent de la vallée du Nil (iterou) et du canal de Suez.

Signe particulier : le milan noir est reconnaissable à son allure lorsqu'il vole car sa queue a la forme d'un « V », caractéristique cependant partagée avec le Milan royal (Milvus milvus), à la queue plus échancrée.

Milieu. Zones boisées ou caillouteuses, de préférence au bord de lacs et de grands fleuves, en principe de 500 m d'altitude et plus rarement jusqu'à 1 150 m.

Vol. En vol à voile, par exemple, la queue est très étalée, l'échancrure s'estompe et semble carrée. En vol plané ou vol à voile, les ailes sont coudées ; la “main” de l'aile est tenue en dessous de l'horizontale. La tête est le plus souvent inclinée vers le bas pour scruter le sol.

Régime alimentaire. Carnivore. Il cherche les zones humides pour s'alimenter. Comme le vautour, il se nourrit de cadavres, mais aquatiques : 90% de son alimentation est faite de poissons morts. Il chasse aussi les petits animaux (lézards, grenouilles, souris, rats…), et des oiseaux.

Maternité. Il cherche de grands arbres ou des escarpements rocheux pour nidifier. Son aire est constituée de branchages et l'intérieur est rempli de chiffons, de papiers, de détritus.


BiométrieNidification
Taille : 55 à 60  cm
Envergure : 100 à 155 cm
Poids : 600 à 900 g

Longévité : 23 ans
Période : fin avril
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2 à 3
Durée de l'incubation : 32 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : 42 jours
Milan noir comparaison avec d'autres espèces

Nom épicène. Milan (noir).

Cri ou chant. Le milan noir miaule, huit.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Présent dans le Livre des Morts, il est considéré comme une incarnation des déesses Isis (Aset, Iset) et Nephthys (Nebet-Hout). Il accompagne souvent les convois funèbres. Ses mœurs de charognard lui valent d'être souvent représenté au-dessus de l'embarcation d'un pêcheur ou d'une échoppe de boucher.

En Égypte ancienne (Kémet), on se sert de ses rémiges pour poser les onguents sur les plaies.


Isis et Nephthys, sous forme de milans, veillent sur la momie d'Ani
Isis et Nephthys veillent le défunt sous forme de milans
Livre des morts d'Ani, Nouvel Empire - British Museum à Londres

On le confond souvent avec la buse féroce, très répandue en Égypte, sauf dans les régions désertiques et très commune dans les hiéroglyphes.

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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreTorgos tracheliotus Une imprimante
Un vautour oricou, posé sur une branche et en vol

L'oricou

Nom masculin. Il doit son nom aux nombreux plis qu'il porte sur la tête, des oreilles jusqu'au cou.

Son plumage est marron foncé, voire noir sur ses ailes, et marron clair à blanc sur ses flancs et ses pattes. Sa tête et son cou sont dénudés et roses. La collerette est brune mélangée à un duvet blanc.

Synonyme(s) : vautour nubien.

Vol. En vol, vu du dessous, les culottes et les barres carpiennes sont blanches. La tête est rosâtre, le corps strié et les pennes noirâtres. Il vole en décrivant des cercles, avec les ailes aplaties, la “main” étant un peu pendante. En vol plané, il garde les ailes à plat, peu fléchies vers l'arrière.

Régime alimentaire. Carnivore, nécrophage. L'oricou se nourrit essentiellement de carcasses mais il lui arrive aussi de tuer de petits animaux comme des oisillons ou encore des insectes et ne délaisse pas non plus les œufs d'autres oiseaux. Il est souvent le premier vautour à prélever son repas sur les cadavres, repoussant les autres espèces pour perforer de son bec puissant le cuir de la carcasse.

Maternité. L'oricou construit un grand nid plat et volumineux (2 m de diamètre), avec de petites branches, au sommet d'un arbre, souvent un acacia. L'intérieur est tapissé d'herbes sèches.


BiométrieNidification
Taille : 95 à 115 cm
Envergure : 255 à 290 cm
Poids : 5,4 à 9,4 kg

Longévité : environ 30 ans
Période : Saison sèche
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 1
Durée de l'incubation : environ 60 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : ~ 120 jours

Nom épicène. Oricou.

Cri ou chant. Le vautour oricou est habituellement silencieux.

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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreNeophron percnopterus Une imprimante
Un vautour Percnoptère, posé au sol (se nourrissant) et en vol

Le percnoptère

Nom masculin, du grec perknos, « noirâtre », et ptreron, « aile » (aux ailes noirâtres).

Faisant figure d'original parmi ses cousins les vautours de l'Ancien Monde, le vautour percnoptère s'en distingue par une face jaune, un bec long et mince, de couleur jaune également (le bout du bec peut être noir), un cou emplumé et un plumage blanc sauf pour la partie terminale des ailes (rémiges) qui est noire. Depuis des millions d'années, ce petit vautour survole savanes, steppes et régions d'altitude, à la recherche des déchets dont il se nourrit. On peut l'observer dans les régions méditerranéennes, le Moyen-Orient et l'Afrique.

Synonyme(s) : Vautour égyptien.

Vol. Vu du dessous, le corps, l'avant de l'aile et la queue sont blancs tandis que les rémiges sont noires.

Régime alimentaire. Carnivore nécrophage, il se nourrit, la plupart du temps, d'animaux morts (dépeçage des carcasses), mais il pille aussi les nids d'oiseaux.

Le vautour percnoptère doit sa célébrité au fait qu'il est passé maître dans l'art de se servir de cailloux, voire de pierres plus volumineuses pour casser les gros œufs d'autruche. D'après les études de J. Alcock et celles de Z. Veselovsky, ce comportement serait appris et non inné, les jeunes vautours percnoptères imitant leurs aînés. Le caractère ponctuel de ce savoir-faire s'expliquerait par le sédentarisme de la plupart des percnoptères d'Afrique.

Lorsque les œufs ne sont pas aussi gros que ceux des autruches, le vautour percnoptère se contente de les projeter soit sur le sol, soit sur une pierre saillante, répétant le geste accompli pour lancer un caillou. C'est ainsi que les vautours percnoptères procèdent avec les œufs de pélicans, comme l'ont constaté L. Brown et E. Urban.

Le percnoptère peut également être coprophage (consommateur de matières fécales). L'estomac des percnoptères est parfaitement conçu pour affronter le plus dur des régimes alimentaires. Grâce à son jabot et à son gésier très extensibles, le charognard peut se bourrer d'un énorme repas avant d'affronter des jours et parfois des semaines de jeûne. Ses sucs digestifs puissants l'aident à digérer de la viande en putréfaction renfermant des toxines mortelles pour les autres carnivores.

Maternité. Le nid est constitué de branches sèches et de morceaux de bois, mélangés à des débris, tapissé de laine de mouton. Il est placé dans une petite grotte ou une grande cavité dans la paroi d'une falaise, à une hauteur moyenne de 1 000 mètres.


BiométrieNidification
Taille : 55 à 75 cm
Envergure : 160 à 175 cm
Poids : 1,5 à 2,2 kg

Longévité : environ 30 ans
Période :
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2
Durée de l'incubation : 40 à 45 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : 70 à 90 jours
Vautour percnoptere comparaison avec d'autres espèces

Nom épicène. Percnoptère.

Cri ou chant. Le vautour percnoptère est habituellement silencieux ; seuls quelques cris peuvent être émis en période de reproduction entre les deux adultes et les jeunes.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un percnoptèreSigne unilitère (G1). Phon. a ( A ).
En Égypte (Kémet), on le retrouve figurant sur les temples et sur des papyri (pluriel de papyrus). Il était considéré comme étant un purificateur sacré détruisant l'immonde ; il exerçait déjà ses talents d'éboueur dans les rues égyptiennes, et encore aujourd'hui, il arpente les villes d'Asie ou d'Afrique à la recherche de détritus.

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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreGyps fulvus Une imprimante
Photographie d'un vautour fauve

Le vautour fauve

Nom masculin : vautour, du latin populaire vŭltōrem, accusatif de vŭltor, altération du latin classique vŭltur. La forme en -au- au lieu de -ou-, ainsi que la terminaison en -our au lieu de -eur, trahissent probablement une origine dialectale.

Oiseau brun fauve sur le dessus, les ailes aux primaires noires sont plutôt foncées. La queue, courte, est noire également. Des tons variés allant du brun au roux habillent les parties inférieures.

Comme pour la plupart des vautours du genre Gyps, son long cou et sa tête sont non dénudés (malgré la croyance) mais doté d'un fin duvet, ce qui lui permet de fouiller plus efficacement dans les carcasses.

Vol. En vol, on le reconnaît aisément à sa taille immense, à ses ailes longues, larges et arrondies à l'arrière, avec l'extrémité effilée et digitée pointant vers le haut, et à sa queue très courte et carrée. C'est un oiseau planeur ; lourd et massif, il utilise les courants ascendants thermiques pour planer et peut parcourir ainsi des centaines de kilomètres à la recherche de nourriture. Il vole à très haute altitude, à la limite de la troposphère (*).


(*) La troposphère est la partie de l'atmosphère terrestre située entre la surface du globe et une altitude d'environ 8 à 15 kilomètres.

Régime alimentaire. Carnivore nécrophage. Exclusivement charognard, cet oiseau se nourrit sur les carcasses de grands animaux qu'il détecte du haut du ciel grâce à sa vision adaptée. De nos jours, suite à la raréfaction ou la disparition des grands animaux sauvages (mouflons, chamois, bouquetins, aurochs), le vautour fauve se nourrit principalement d'animaux domestiques morts (moutons, vaches). Il est spécialisé dans la consommation des viscères et des muscles, dédaignant les parties plus coriaces.

Souvent, les grands corbeaux viennent les premiers sur la charogne. Ce sont d'excellents indicateurs pour les vautours, car, très farouches, ils ne se risquent à approcher une proie que quand il n'y a plus de danger.

La curée sur le cadavre de l'animal repéré répond à une stricte hiérarchie. Les individus dominants mangent les premiers, l'un après l'autre. Puis c'est au tour du petit vautour percnoptère et des corbeaux, qui ne laisseront au vautour gypaète que la moelle des os.

Maternité. Le nid est constitué d'un amas sommaire de branches ; il est placé à haute altitude, sur des falaises escarpées, des parois rocheuses, dans des cavités, à l'abri d'assaillants éventuels.


BiométrieNidification
Taille : 95 à 110 cm
Envergure : 265 à 280 cm
Poids : 7 à 10 kg

Longévité : 25 à 35 ans
Période : décembre à janvier
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 1
Durée de l'incubation : 50 à 57 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : ~ 120 jours
Vautour fauve comparaison avec d'autres espèces

Nom épicène. Vautour (fauve).

Cri ou chant. Le vautour fauve n'est pas très expressif. De temps en temps il émet des gloussements et des sifflements qui n'ont pas de véritables motifs. En cas de découverte d'une charogne, leur cri perceptible à de nombreux kilomètres leur permet d'avertir leurs congénères.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un vautour fauveSigne trilitère (G14). Idéo. mout (mwt), « mère » ; dont dérive le signe bilitère (mt) ; dét. vautour (nrt). C'est également le nom de la déesse Mout (parèdre d'Amon), se présentant sous l'aspect d'une femme coiffée d'une dépouille de vautour.

La déesse Nekhbet « (la blanche de Nekhen » se présente également sous la forme d'un vautour fauve avec un fouet Hiéroglyphe représentant un vautour fauve portant un fouet symbolisant de fait la couronne blanche hedjet de Haute-Égypte (Ta-Shema). Associée au cobra Ouadjet (symbolisant la couronne rouge deshret de Basse-Égypte (Ta-Mehu) elle ornait le front du pharaon afin de le protéger de toute attaque.

La plume de vautour sert à étendre les onguents.


Le vautour est un prédateur
FAUX Une rumeur s'est développée en colportant que les vautours étaient devenus prédateurs… Cette idée, souvent relayée médiatiquement, a transformé les vautours en animaux dangereux qu'il est indispensable d'effaroucher ou, pire, de limiter… Pourtant, l'examen rigoureux et critique condamne cette accusation.
Le Vautour fauve est un nécrophage : il se nourrit essentiellement de cadavres. Il joue donc un rôle capital : c'est un équarrisseur qui fait disparaître les traces de la mort et empêche ainsi la propagation des maladies contagieuses.Alain Bougrain Dubourg (LPO)
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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreAegypius monachus Une imprimante
Un vautour moine, posé sur un rocher et en vol

Le vautour moine

Nom masculin : vautour, du latin populaire vŭltōrem, accusatif de vŭltor, altération du latin classique vŭltur. La forme en -au- au lieu de -ou-, ainsi que la terminaison en -our au lieu de -eur, trahissent probablement une origine dialectale ; et moine (en raison de son apparence) : [vers 1100], du latin monachus, du grec, monachos (« homme solitaire »), dérivé de monos, « seul ». Terme général pour une personne de sexe masculin qui mène une vie monastique dans un monastère. À l'origine : hermite qui vit seul, isolé. Plus tard, désigne aussi celui qui partage la vie des « frères » qui ont choisi, eux aussi, de vivre retirés du monde, en communauté, dans un monastère.

Impressionnant planeur sombre et rectangulaire patrouillant sans donner le moindre coup d'aile, c'est le plus imposant des rapaces européens, dont il ne reste que trois populations, relictuelles (*), où il est maintenant protégé. Vestige d'un autre âge, le Vautour moine n'a survécu que dans les contrées les plus sauvages et reculées où se pratique encore le pastoralisme. Engoncé dans sa collerette, le « baron noir » est l'aristocrate de sa guilde : son rang hiérarchique dans la curée est plus élevé, lui permettant de s'acquitter de sa tâche de charognard avec dédain, les autres vautours s'écartant sur son passage.


(*) Rélictuel - Adjectif. Relatif à un milieu d'habitat de taille restreinte et protégé dans lequel les espèces animales se développent dans une moindre concurrence vitale. Une espèce relictuelle, espèce panchronique ou relicte, vit dans un écosystème isolé. Elle est le vestige d'une population jadis beaucoup plus vaste, lorsque les conditions de milieu favorables à sa survie s'étendaient sur une zone plus importante. - Source : UICN (Union mondiale pour la nature).

C'est un oiseau au plumage brun sombre, à tête dénudée, de couleur gris clair, avec de zones de peau bleutées et des marques sombres autour des yeux ; il arbore (déploie) un collier de plumes brun sombre autour du cou. Son bec est brun-noir, sa cire violet pâle, ses pattes gris clair, son iris noir.

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel, mais les femelles sont en moyenne un peu plus lourdes que les mâles.

L'oiseau adulte est sédentaires et passe l'année à proximité de son site de reproduction, mais le jeune a un comportement plus aventurier et explore des territoires très éloignés de son site de naissance.

Vol. Le vautour moine a en vol une silhouette pouvant être confondue avec celle du vautour fauve. Cependant, le vautour moine est plus grand, plus léger et a une envergure plus importante en moyenne. Il se distingue en vol du vautour fauve par une coloration plus sombre, une tête plus grosse, des ailes plus larges en vol et la queue plus longue, formant à la pointe un angle obtus. Au sol, la confusion entre ces deux espèces n'est guère possible. Il pratique souvent le vol plané circulaire, en vol battu les coups d'ailes sont lents et amples.

Régime alimentaire. Carnivore nécrophage. Contrairement au vautour fauve, spécialisé dans la consommation des viscères et des muscles, le vautour moine est davantage spécialisé dans la consommation de parties plus coriaces (peau, tendons et cartilages).

Maternité. À la différence du vautour fauve qui niche lui sur les falaises et en colonies, le vautour moine préfère construire son nid de 3 à 20 m au-dessus du sol, sur un arbre généralement choisi sur une pente. Ce nid, parfois très imposant, qui mesure entre 1 et 2 m de diamètre, est composé d'un amoncellement de branches mortes disposées sur le sommet de l'arbre puis tassées. Un creux en forme de coupe est ensuite ménagé dans les branches puis est tapissé de végétaux verts : jeunes rameaux, herbe et mousse.


BiométrieNidification
Taille : 97 à 105  cm
Envergure : environ 300 cm
Poids : 7 à 10 kg

Longévité : 18 à 25 ans
Période : de janvier à mars
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 1
Durée de l'incubation : 55 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : 110 à 120 jours

Nom épicène. Vautour (moine).

Cri ou chant. Le Vautour moine est habituellement silencieux, mais il peut émettre des cris stridents ou des sortes de miaulements quand il est près d'une carcasse ou du nid.

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  Ordre des Falconiformes


ClasseAvesOrdreFalconiformesFamilleFalconidaeGenreFalco biarmicus Une imprimante
Un faucon lanier, posé sur une branche et en vol
Photographies de base © Van Tomme Thibaut
Oiseaux de proie  

Le faucon lanier

Oiseau rapace carnivore diurne au plumage clair et sombre : dessous clair (blanc crème ou roux), dessus gris ardoise. Dessus de la tête roux, front blanc, et fine moustache noire. Bec gris-bleu, iris brun sombre, cire et pattes jaunes. Vue dégagée et très fine, 6 à 8 fois celle de l'homme !

Milieu En Europe, il fréquente les paysages rocailleux avec des falaises escarpées de 500 m à 1 150 m d'altitude, ainsi que sur les falaises du littoral. En Afrique, il niche dans les basses montagnes, régions arides et rocailleuses, semi-déserts, et les savanes sèches.

Vol. Vu du dessous, le faucon lanier présente des couvertures comme le corps, les taches étant en général invisibles. Les rémiges présentent des barres sombres.

Régime alimentaire. Carnivore Son menu se compose principalement d'oiseaux (passereaux voire pigeons), mais aussi de rongeurs, de reptiles, et d'insectes terrestres. Son territoire de chasse peut atteindre 200 km2. Il chasse ses proies en vol. Souvent, le couple chasse de concert. A cette occasion, l'un des partenaires rabat la proie vers l'autre. Sa vitesse en piqué peut atteindre 300 km/h, record dans le monde animal.

Maternité. En principe, il ne construit pas de nid, mais préfère usurper d'anciens nids de corvidés ou des aires de rapaces diurnes abandonnées, situés sur une corniche, un promontoire escarpé ou un arbre.


BiométrieNidification
Taille : 40 à 52 cm
Envergure : 95 à 115 cm
Poids : 500 à 600 g - 700 à 900 g

Longévité : environ 20 ans
Période : mi-février à fin mars
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2 à 5
Durée de l'incubation : 30 à 38 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : 35 à 42 jours

Nom épicène ¤ Jeune. Faucon (lanier) ¤ Fauconneau.

Cri ou chant. Le faucon huit, réclame.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un fauconHiéroglyphe G5. Phon. Hr (le dieu) Horus. Dét. (bik)

Le mâle, bien que plus petit que la femelle, est le seul vénéré. Divinité solaire en raison de sa capacité à s'éloigner vers le ciel, il est assimilé au dieu Horus (Herour, Horou) - « Le lointain », « le plus élevé parmi les plus élevés » -, manifestation du démiurge, et image de l"astre solaire traversant le ciel. Cet oiseau prête également son apparence au dieu guerrier Montou, et à Sokar, faucon momifié associé à Osiris (Ousir, Iousiris).

Comme pour l'ibis sacré, tuer un faucon constitue un crime. On a retrouvé des centaines de faucons momifiés.


Un faucon. Bas-relief mettant en exergue la qualité des détails
Modèle de sculpteur - Musée égyptien du Caire
Photographie © Inge Kitlischka

Détail de la tête d'un faucon lanier
L'œil d'Horus, dit oudjat
Pascal Vernus, Bestiaire des pharaons - Faucon, p.370, Agnès Viénot Éditions, 2005 - Éditions Parrin, 2005

L'acuité visuelle du faucon, particulièrement développée comme pour la plupart des rapaces, a attiré l'attention sur son œil dont la forme très particulière qu'en dessine le contour est devenue un signe, hiéroglyphe H16, œil de faucon, susceptible d'écrire idéographiquement des termes liés à la vision à partir du Nouvel Empire. Ce contour se combine à un œil humain pour donner hiéroglyphe D10, œil oudjat, l'œil d'Horus, dit oudjat, « qui est dans l'intégrité de ses moyens ».

Cet œil-oudjat condense symboliquement un des mythes fondamentaux de l'Égypte pharaonique : Seth (Soutekh, Setekh) endommage l'œil d'Horus, que Thot (Djehouty) remet en état. Originellement expression du cycle lunaire, ce mythe s'est enrichi de multiples valorisations, et l'œil-oudjat est devenu, avec le scarabée, un des symboles les plus prégnants.

Le Faucon indique une supériorité ou une victoire acquise ou sur le point de l'être. Lorsque les Égyptiens veulent représenter un dieu, la hauteur, l'abaissement, la supériorité, le rang ou la victoire, ils peignent un faucon.

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Les rapaces nocturnes

  Ordre des Strigiformes


ClasseAvesOrdreStrigiformesFamilleTytonidaeGenreTyto alba Une imprimante
Une chouette effraie, posée sur une branche et en vol

La chouette effraie

Effraie, nom féminin, de l'ancien français osfraie, du latin ossifraga, de ossifragus (« qui brise les os »), de os et frangō (« Briser, casser, rompre, fracturer, fracasser »).

Sa répartition est ubiquiste (*), elle habite tous les continents, sauf l'Antarctique et certaines îles.


(*) Ubiquité - Nom féminin, du latin ubiquitas, de ubique, partout. L'ubiquité ou l'omniprésence est la capacité d'être présent en plusieurs lieux simultanément. Le terme est dérivé du latin ubique qui signifie « partout ». La notion se rencontre aussi bien dans les domaines de l'informatique, de la biologie, de l'écologie, de la géographie, de la sociologie et des mathématiques.
→ L'ubiquité est un attribut de nombreuses divinités.


C'est l'espèce de strigiformes (rapaces nocturnes) la plus répandue au monde (Konig, 1999). L'Effraie est la seule espèce de la famille des tytonidae, vivant en Europe, notamment en France.

La chouette effraie vit dans les campagnes proches des habitations. Oiseau carnivore nocturne au plumage clair (qui lui a valu l'appellation de « Dame blanche ». On la reconnait aisément à sa face blanchâtre dont les 2 disques faciaux forment un cœur piqué de 2 yeux noirs et d'un bec jaune. Les pattes sont longues couvertes de plumes blanches et munies de doigts puissants aux serres bien développées. Les deux sexes sont identiques.

Son ouïe développée lui sert pour chasser (elle a deux oreilles placées asymétriquement sur le crâne, l'une proche du front, l'autre plus proche des narines.

On la rencontre toujours dans la vallée du Nil (iterou), le Fayoum et les environs du canal de Suez.

Synonyme(s) : Effraie des clochers ou Dame blanche

Signe particulier : visage en forme de cœur.

Milieu. Greniers, pigeonniers, granges et clochers d'églises (en occident), campagne ouverte et bocagère, cavités naturelles d'arbres ou creux de falaises.

Vol. Son vol, flottant et ondoyant, est silencieux grâce à son corps couvert de duvet, à ses pattes plumeuses et ses ailes au bord dentelé.

Régime alimentaire. Carnivore. Son menu se compose principalement de petits rongeurs (campagnols, musaraignes, mulots, rats) ; plus rarement des petits oiseaux, des chauve-souris ou quelques grenouilles et crapauds. Une fois capturée, sa proie, est dépecée et mangée dans sa totalité : chair, poils, os… Tout ce qui ne pourra être digéré sera régurgité sous forme de « pelote de réjection ».

Maternité. La chouette effraie niche dans les trous des troncs d'arbres et dans les ruines. Le nid est un tas de terre avec de la paille, tapissé de morceaux de pelotes de réjection. Parfois, les œufs sont pondus à même le sol.


BiométrieNidification
Taille : 33 à 35 cm
Envergure : 85 à 90 cm
Poids : 290 à 340 g - 300 à 370 g

Longévité : environ 13 ans
Période : mars à novembre
Nombre de pontes : 1 ou 2
Nombre d'œufs : 5 à 8
Durée de l'incubation : 30 à 32 jours
Oisillons dans leur nidSéjour au nid : ~ 55 jours
Couette Effraie des clochers : comparaison avec d'autres espèces

Nom épicène. Chouette (effraie).

Cri ou chant. Très discrets, mâles et femelles crient, chuintent, ronflent et soufflent au cours des parades nuptiales. Son cri est un « khrûh » ou « khraikh » rauque, strident et répétitif qu'on compare souvent au ronflement d'un dormeur, ponctué de sonorités aigües. Il y a aussi un deuxième cri, plus long qui fait un « chhhhhh » très impressionnant. Ils claquent également très fort du bec lorsqu'ils se sentent menacés.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

hiéroglyphe G17 - représentant une chouetteSon hiéroglyphe unilitère (G17). Phon. m (m).

La chouette effraie, avec son dos noir, sa large tête, sa poitrine claire et ses deux disques faciaux, est très commune dans les hiéroglyphes, mais rare dans l'art. Toujours de profil, elle apparaît néanmoins la tête vue de face comme au naturel dans certaines sculptures, des bas-reliefs et quelques hiéroglyphes de Deir el-Bahari (Djeseru-Djeseru).


Symbolique
L'Effraie est à la base de nombreuses légendes et d'histoires de fantômes. En effet, par ses chuintements, les cris stridents, son vol fantomatique et ses cavalcades dans le grenier qui lui sert de gîte, tout accréditait une présence spectrale. Au Moyen-Âge, la chouette était le symbole de l'hérésie. Elle apparaît ainsi environ 40 fois dans les œuvres de Jérôme Bosch dont dans la célèbre Tentation de Saint-Antoine. Cette mauvaise réputation de la dame blanche lui a value d'être clouée sur les portes des granges qu'elle habitait, une pratique barbare qui était censée protéger des orages, chasser la maladie, conjurer le mauvais sort et faire peur aux autres chouettes.
Cette mauvaise réputation est attestée par Buffon en 1780 qui écrit à propos de l'Effraie :
Elle pousse différents sons aigres, tous si désagréables, que cela, joint à l'idée du voisinage des cimetières et des églises, et encore à l'obscurité de la nuit, inspire de l'horreur et de la crainte aux enfants, aux femmes, et même aux hommes soumis aux même préjugés et qui croient aux revenants, aux sorciers, aux augures : ils regardent l'effraie comme l'oiseau funèbre, le messager de la mort ; ils croient que quand elle se fixe sur une maison, et qu'elle y fait retentir une voix différente de ses cris ordinaires, c'est pour appeler quelqu'un au cimetière.
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Références


- La codification utilisée pour identifier les hiéroglyphes (G1, M4, …) est celle de Sir Alan H Gardiner
- Les icônes figurant devant chaque gros titre proviennent du site web : Images animalières   Merci à leur auteur.
- Les différents sons (chants d'oiseaux) ont été glanés, ça et là, sur le net.
- Guide des oiseaux de Bretagne et de Loire-Atlantique, Bruno Dubrac, Hervé Michel, Serge Nicolle.
  © 2005 Éditions Hypolaïs.
- La nature en France, Œuvre collective. © 2007 Sélection du Reader's Digest, SA.
- Portail ornithologique : Wikipédia  , l'encyclopédie libre.


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