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Environnement naturel - La faune d'hier et d'aujourd'hui

Oiseaux et volatiles


Fiches d'identificationOrdres et familles | Biologie aviaire | Vocabulaire de l'oiseau

Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Les oiseaux tiennent une place essentielle dans l'Égypte ancienne. Ils sont abondamment représentés sur les hiéroglyphes, les bas-reliefs, les sculptures, les peintures et les fresques. Certains sont sacrés, d'autres sont domestiqués et appréciés pour leur chair.

Certaines espèces d'oiseaux de l'Égypte pharaonique ont totalement disparu, parfois en raison de modifications de leur milieu de vie, parfois de façon totalement inexpliquée. Aujoud'hui, beaucoup d'entre eux sont encore les hôtes temporaires ou permanents des oasis, de la vallée du Nil (iterou), de la région du canal de suez ou des franges littorales.

Les représentations d'oiseaux dans l'art sont des sources d'informations précieuses quant à l'évolution de l'avifaune égyptienne. La précision avec laquelle ils furent peints ou sculptés a permis d'identifier des espèces aujourd'hui disparues, ancètres parfois de celles que l'on observe encore dans le pays.


Fresque de la tombe de Nebamon, chasse aux oideaux dans les marais
Scène de chasse aux oiseaux dans le marécageNebamon (Chef sculpteur sous Amenhotep III et IV - XVIIIe dynastie) se tient sur un petit bateau de papyrus avec son épouse derrière lui et sa fille assise à coté de lui. Il surprend une masse d'oiseaux au-dessus d'un bosquet de papyrus. Le chat attrape trois oiseaux en même temps. - British Museum, Londres

Ces représentations nous renseignent également sur les habitudes alimentaires des Égyptiens, pour qui ces oiseaux constituent des mets de choix d'une très grande variété, la plupart d'entre eux étant consommés, à l"exception des espèces sacrées. Cette consommation donne lieu à des inventions en ce qui concerne les techniques tant de chasse que d'élevage, dont certaines sont toujours d'actualité.

Nadine Guilhou et Janice Peyré nous précisent que, selon le Livre de Nout (connu par l'Osireion de Séthy Ier et le papyrus Carlsberg n° 1, textes Dd et Ee), les âmes (étoiles ?) viennent sous forme d'oiseaux des régions où règne l'obscurité totale pour se nourrir d'herbages en Égypte.

Or, selon toute une série de documents, les oiseaux sont des images de l'ennemi. Ce rôle hostile leur est attribué dès la Ire dynastie, sous le règne du roi Den, d'après la Pierre de Palerme. Certains oiseaux sont en effet de redoutables prédateurs des récoltes, ce qui explique l'organisation de grandes chasses à leur encontre. Cette symbolique se traduit dans le domaine religieux et funéraire par le motif de la chasse aux oiseaux dans les marais (on le trouve dans des mastabas et des tombes thébaines) et par le motif de la chasse au filet comme, par exemple, sur le mur sud de la salle hypostyle de Karnak (Ipet Sout).

L'oiseau, comme le faucon, l'aigle, etc. présente aussi des aspects posisitfs. Il constitue un lien entre les mondes terrestres et célestes. Ce pouvoir de s'élever vers le ciel en fait un symbole de l'âme libérée de la pesanteur. Il représente l'esprit des morts et celui des enfants qui ne sont pas encore venus au monde.

Il traduit ainsi trois aspirations fondamentales de l'espèce humaine : l'espoir d'une vie dans l'au delà, le lien avec les ancêtres qui veillent sur les vivants et le désir de procréer.

En Égypte le symbole de l'oiseau est déjà présent sur des jarres à vin destinées à accompagner les morts dans l'au delà qui datent de 3 000 avant Jésus-Christ.


Rôle symbolique des plumes

Fresque murale représentant la déesse Maât

La plume a un rôle symbolique, il désigne l'écriture, un écrivain, etc. Dans de nombreuses symboliques s'appuyant sur la théorie des Quatre éléments la plume est reliée à l'air, ou au souffle qui est à son tour symbole de vie. Les Égyptiens de l'antiquité appelaient la plume « le traceur de tout ». C'est le symbole de l'expression de la parole divine délivrée par l'écriture. Mais, comme la plume est l'attribut exclusif des oiseaux, elle symbolise aussi des vertus anthropomorphiques prêtées à certaines espèces d'oiseaux comme l'aigle, qui est symbole de sagesse et messager spirituel entre les dieux et l'homme pour les peuples nord-amérindiens, la plume d'aigle apporte la sagesse à celui qui la porte.

Dans la religion de l'Égypte antique, lors de la pesée de l'âme, Maât représentée par une femme coiffée d'une plume d'autruche ou simplement par cette plume elle-même, aussi légère qu'une plume, est le contrepoids du cœur qui doit être aussi léger qu'elle pour que le Ka, l'âme du défunt, puisse accéder au monde des bienheureux.


Symbolique mythologique de l'aile

Les ailes représentent la légèreté, la spiritualité, la possibilité de l'envol et de l'élévation jusqu'au ciel. Elles symbolisent l'aspiration de l'âme à l'état supra-individuel, à la transcendance de la condition humaine. C'est la faculté cognitive, l'imagination, la pensée, la liberté et la victoire.

Les ailes sont également un symbole de puissance et d'influence. Certaines déesses de la religion de l'Égypte antique comme Nekhebet, et parfois des déesses mères, comme Isis, Hathor, Nout sont couvertes d'ailes ouvertes en angle, elles soulignent alors l'effet protecteur de ces déesses. Les ailes d'Amon-Rê entourant le disque solaire étaient placées au-dessus des portes pour protéger l'entrée des enceintes sacrées.


Êtres mythiques ailés

Nombreuses sont les illustrations où l'on retrouve le symbole quasi universel de l'âme métamorphosée en oiseau après la mort. Et si le mort n'apparaît pas toujours sous l'apparence d'un oiseau, il n'en demeure pas moins associé à des êtres mythiques ailés, des anges ou des insectes. Le symbolisme de l'oiseau a donc un rapport étroit avec l'âme désincarnée que l'on suppose capable d'évoluer dans les airs avec l'aisance de l'oiseau. Les oiseaux des morts, chouettes, corbeaux, faucons, relèvent aussi de ce symbolisme. Dans la religion de l'ancienne Égypte le « ba » est la partie de l'âme qui, sous l'apparence de l'oiseau, vole vers le ciel, tandis que le « ka », demeure dans la momie.


Le phénix

Illustration représentant Le Phénix
Phénix par Friedrich Justin Bertuch (1790-1830)

Nom masculin, du grec phoiniks, pourpre. Le terme employé « bénou » (ou bennou) par les Égyptiens pour nommer l'oiseau que les grecs appelèrent phénix, signifiait « brillant ». Oiseau fabuleux, originaire d'Éthiopie (Afrique de l'est), qui vivait plusieurs siècles, se brûlait lui-même sur un bûcher et renaissait de ses cendres. Symbole de résurrection et d'immortalité, ainsi que du renouvellement cycliquede la nature, le mythe a pour origine le culte du héron cendré ou benou, associé au dieu Soleil et adoré à Héliopolis (Per-Rê ou Iounou) par les Égyptiens pour sa présence au retour de la crue du Nil.

D'après la légende, sa résurrection avait lieu, en Arabie et dans les pays alentours comme l'Égypte où il était vénéré. Le phénix était une sorte d'aigle mais de taille considérable ; son plumage se parait de rouge, de bleu et d'or éclatant, et son aspect était splendide. Il n'existait jamais qu'un seul phénix à la fois ; il vivait très longtemps : aucune tradition ne mentionne une existence inférieure à cinq cents ans. N'ayant pu se reproduire, le phénix, quand il sentait sa fin venir, construisait un nid de branches aromatiques et d'encens, y mettait le feu et se consumait dans les flammes. Des cendres de ce bûcher surgissait un nouveau phénix qui contrôlait le feu de mieux en mieux à chaque résurrection ; c'est aussi pour cela qu'on le nomme oiseau de feu :ses ailes se teintaient d'un rouge flamme et se réchauffaient jusqu'à ce qu'un feu ardent en sorte, tandis que son bec pouvait s'il le voulait embraser une forêt avec un feu presque aussi puissant que les flammes du soleil.

Le Phénix symbolisait parfaitement l'âme humaine et son immortalité.


Il n'y a pas que les oiseaux !
icone représentant des oisillons dans leur nid  Nidicoleicone représentant un nid vide  Nidifuge
Adjectif. Une espèce animale est dite « nidicole » (qui reste au nid) lorsque ses petits naissent incapables de se nourrir et de se déplacer seuls. Généralement ils naissent nus et aveugles (les yeux fermés ou ouverts). C'est le cas notamment du chien et du chat, des pigeons, de nombreux passereaux.
Dans le cas d'un oiseau, celui-ci sera qualifié d'« oisillon ».
Adjectif. À l'inverse, on qualifie de « nidifuge », les espèces capables de se déplacer pratiquement comme un adulte dès la naissance. Exemple : le poulain, le veau et les oiseaux dont les petits sont couverts de duvet et capables de quitter le nid en sortant de l'œuf.
Dans le cas d'un oiseau, celui-ci sera qualifié de « poussin ». Ce terme dériverait du latin pullicei-nus qui signifie jeune poulet. Ce terme continue à désigner plus particulièrement le petit de la poule domestique.

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Fiches d'identification --------



Dans les tableaux qui suivent, vous trouverez les abréviations suivantes : Idéo. = Idéogramme ¤ Phon. = Phonème ¤ Dét. = Déterminatif -o- Dans l'indication du genre, nous utilisons ici le nom binominal (genre + espèce)
Pour revenir à ce niveau, cliquez sur : Retour au menu ou l'oiseau séparatif ligne de séparation


Icone représentant un oiseau de proie  Les oiseaux de proie


Les rapaces diurnes


ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamillePandionidaeGenrePandion haliaetus 
Photographie d'un balbuzard pêcheur

Le balbuzard pêcheur

Nom masculin, de l'anglais bald, chauve, et buzzard, rapace.

Splendide rapace diurne, aux formes lourdes et aux serres faibles, qu'on rencontre sur les côtes et les étangs.

Il a le plumage brun sombre sur les parties supérieures, et blanc, avec des petites taches brun foncé sur le haut de la poitrine, formant presque un collier pour les parties inférieures. La queue est brune barrée de blanc.

Les longues ailes sont blanches en dessous, avec une tache brune à l'articulation carpienne. La tête est blanche avec une ligne oculaire brun foncé, et quelques longues plumes sur la nuque. Le bec crochu est noir. Ses serres sont munies d'ongles longs et recourbés. La partie inférieure des doigts est recouverte de petites écailles l'aidant à maintenir ses proies.

Avec Philippe Moteau [1] nous pouvons dire que le spectacle de la pêche de cet oiseau est un plaisir rare pour l'ornithologue : planant quelques mètres au-dessus de l'eau, il repère sa proie, fait quelques instant du sur-place en battant vigoureusement des ailes puis plonge les serres en avant. Il ne disparaît que très rarement de la surface, rapidement, il décolle un poisson planté dans ses serres, s'ébroue en vol et enfin se pose pour déguster sa proie.

Vol. En vol, avec ses ailes coudées et ses mains tombantes, il peut être parfois confondu avec un goéland.

Régime alimentaire. Piscivore. C'est un oiseau se nourissant presque exclusivement de poissons vivants capturés à la surface de l'eau (il prélève préférentiellement les malades). C'est un redoutable pêcheur, puisque 90 % de ses plongées sont couronnées de succès.

Maternité. L'aire (le nid chez les rapaces) faite de grosses branches est rechargée chaque année. La plate-forme est garnie de mousses, d'herbes et d'algues. L'aire se situe au sommet d'un arbre, sur un piton rocheux ou sur une corniche de falaise.


BiométrieNidification
Taille : 55 à 69 cm
Envergure : environ 160 cm
Poids : 1,2 à 2 kg

Longévité : 32 ans
Période : avril-mai
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 à 4
Durée de l'incubation : 37 à 71 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 51 à 54 jours

Nom épicène. Balbuzard (pêcheur).

Cri ou chant. Cette espèce émet des sifflements courts. Le cri d'alarme est une succession rapide de plusieurs piè ou piou.

Image titre « Le saviez-vous ? »
Dénomination
On le nomme parfois abusivement « aigle pêcheur » ou « aigle de mer ». Il n'y a qu'une seule espèce de balbuzard, terme attesté en français depuis le XVIIe siècle. Ce terme dérive du terme anglais bald buzzard, composé de bald qui signifie dans ce cas « taché de blanc » et de buzzard, un emprunt à l'ancien français busart (busard).
Le nom du genre fait référence à Pandion fils de Cécrops, roi mythique d'Athènes et grand-père de Thésée, qui a été transformé en aigle.
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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreButeo buteo 
Illustration présentant une buse variable

La buse variable

Nom féminin du latin buteo.

Oiseau de proie diurne aux formes lourdes et aux serres faibles. Comme l'indique son nom, plumage aux couleurs très variables, généralement brun foncé avec le dessous tacheté de blanc. Le bec est courbé dès la base. Elle est souvent confondue avec le milan noir qui, lui, a la queue échancrée ; la buse, elle a la queue arrondie.

Les pinceaux de poils qui lui dessinent des oreilles sur le dessus de la tête et ses yeux largement cerclés la rendent très facile à identifier malgré les positions généralement de profil dans lesquelles sont figurés les oiseaux.

Vol. En vol : ses ailes sont larges, sa queue courte, en éventail et arrondie, sa tête paraît forte et peu détachée du corps (le cou est petit) son vol semble lourd, et lorsque le vent est assez fort il peut lui arriver de chasser en vol stationnaire au dessus des champs.

Régime alimentaire. Carnivore, son menu se compose de rongeurs, reptiles, de petites oiseaux et d'insectes. Mais lorsque survient l'hiver, la buse voyant ses sources de nourriture réduites peut se nourrir de charognes, c'est en quelque sorte un oiseau opportuniste.

Image titre « Le saviez-vous ? »
Digestion et pelotes
La buse mange ses proies toutes entières ! Incapable de digérer les os, les poils, les plumes, les écailles, elle les régurgite un peu plus tard, bien tassés en boules, appelées « pelotes de réjection ».

Maternité. D'un diamètre d'environ 60 cm, le nid est fait de branches et de brindilles, tapissé d'herbes sèches, d'écorces et de mousses, en général placé dans un arbre élevé.


BiométrieNidification
Taille : 50 à 60 cm
Envergure : 120 à 140 cm
Poids : 550 à 1200 g

Longévité : 25 ans
Période : mars et début mai
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 à 4
Durée de l'incubation : 36 à 38 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 50 à 55 jours

Nom épicène. Buse (variable).

Cri ou chant. La Buse variable miaule, piaule, piaute, cri qui ressemble à un miaulement haut perché.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant une buseSigne trilitère (G4). Phon. tiou tyw, notamment à la fin d'un mot. Il est parfois cofondu avec celui du percnoptère.

Autrefois très répandue en Égypte, elle est devenue un hôte rare du delta du Nil en hiver.


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ClasseAvesOrdreFalconiformesFamilleFalconidaeGenreFalco biarmicus 
Photo d'un faucon lanier
Photographies de base © Van Tomme Thibaut
Oiseaux de proie  

Le faucon lanier

Oiseau rapace carnivore diurne au plumage clair et dombre : dessous clair (blanc crème ou roux), dessus gris ardoise. Dessus de la tête roux, front blanc, et fine moustache noire. Bec gris-bleu, iris brun sombre, cire et pattes jaunes. Vue dégagée et très fine, 6 à 8 fois celle de l'homme !

En Europe, il fréquente les paysages rocailleux avec des falaises escarpées, ainsi que sur les falaises du littoral. En Afrique, il niche dans les basse montagnes, régions arides et rocailleuses, semi-déserts, et les savanes sèches.

Vol. Vu du dessous, le faucon lanier présente des couvertures comme le corps, les taches étant en général invisibles. Les rémiges présentent des barres sombres.

Régime alimentaire. Carnivore Son menu se compose principalement d'oiseaux (passereaux voire pigeons), mais aussi de rongeurs, de reptiles, et d'insectes terrestres. Son territoire de chasse paut atteindre 200 km2. Il chasse ses proies en vol. Souvent, le couple chasse de concert. A cette occasion, l’un des partenaires rabat la proie vers l’autre. Sa vitesse en piqué peut atteindre 300 km/h, record dans le monde animal.

Maternité. En principe, il ne construit pas de nid, mais préfère usurper d'anciens nids de corvidés ou des aires de rapaces diurnes abandonnées, situés sur une corniche, un promontoire escarpé ou un arbre.


BiométrieNidification
Taille : 40 à 52 cm
Envergure : 95 à 115 cm
Poids : symbole du sexe masculin 500 à 600 gr - symbole du sexe féminin 700 à 900 g

Longévité : environ 20 ans
Période : mi-février à fin mars
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2 à 5
Durée de l'incubation : 30 à 38 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 35 à 42 jours

Nom épicène ¤ Jeune. Faucon (lanier) ¤ Fauconneau.

Cri ou chant. Le faucon huit, réclame.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un fauconHiéroglyphe G5. Phon. Hr (le dieu) Horus. Dét. (bik)

Le mâle, bien que plus petit que la femelle, est le seul vénéré. Divinité solaire en raison de sa capacité à s'éloigner vers le ciel, il est assimilé au dieu Horus (« Le lointain », « le plus élévé parmi les plus élevés »), manifestation du démiurge, et image de l"astre solaire traversant le ciel. Cet oiseau prête également son apparence au dieu guerrier Montou, et à Sokar, faucon momifié associé à Osiris.

Comme pour l'ibis sacré, tuer un faucon constitue un crime. On a retrouvé des centaines de faucons momifiés.


Bas-relief représentant un faucon et mettant en exergue la qualité des détails
Modèle de sculpteur - Musée égyptien du Caire
Photographie © Inge Kitlischka

Détail de la tête d'un faucon lanier
L'œil d'Horus, dit oudjat
Pascal Vernus, Bestiaire des pharaons - Faucon, p.370, Agnès Viénot Éditions, 2005 - Éditions Parrin, 2005

L'acuité visuelle du faucon, particulièrement développée comme pour la plupart des rapaces, a attiré l'attention sur son œil. La forme très particulière qu'en dessine le contour est devenue un signe, hiéroglyphe H16, œil de faucon , susceptible d'écrire idéographiquement des termes liés à la vision à partir du Nouvel Empire. Ce contour se combine à un œil humain pour donner hiéroglyphe D10, œil oudjat , l'œil d'Horus, dit oudjat, « qui est dans l'intégrité de ses moyens ».

Cet œil-oudjat condense symboliquement un des mythes fontamentaux de l'Égypte pharaonique : Seth endommage l'œil d'Horus, que Thot remet en état. Originellement expression du cycle lunaire, ce mythe s'est enrichi de multiples valorisations, et l'œil-oudjat est devenu, avec le scarabée, un des symboles les plus prégnants.

Le Faucon indique une supériorité ou une victoire acquise ou sur le point de l'être. Lorsque les Égyptiens veulent représenter un dieu, la hauteur, l'abaissement, la supériorité, le rang ou la victoire, ils peignent un faucon.


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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreMilvus migrans 
Photo d'un milan noir
Photographie de base © Fabrice Croset
Digiscopie Photos d'oiseaux  

Le milan noir

Nom masculin, du latin populaire milanus.

Oiseau rapace diurne migrateur des régions chaudes et tempérées de l'Ancien Monde est un chasseur de rongeurs, en réalité de couleur brune, à bec crochu noirâtre à base jaune, à pattes jaunes (la cire, les tarses et les doigts sont d'un jaune orangé), à queue est légèrement fourchue. Ses rémiges et rectrices sont brun noir.

Cet oiseau est devenu un hôte permanent de la vallée du Nil et du canal de Suez.

Vol. La queue est faiblement fourchue, de telle sorte que quand elle est très étalée (en vol à voile par exemple), l'échancrure s'estompe et elle semble carrée. En vol plané ou vol à voile, les ailes sont coudées ; la “main” de l'aile est tenue en dessous de l'horizontale. La tête est le plus souvent inclinée vers le bas pour scruter le sol.

Régime alimentaire. Carnivore. Il cherche les zones humides pour s'alimenter. Comme le vautour, il se nourrit de cadavres, mais aquatiques : 90% de son alimentation est faite de poissons morts. Il chasse aussi les petits animaux (lézards, grenouilles, souris, rats…), et des oiseaux.

Maternité. Il cherche de grands arbres ou des escarpements rocheux pour nidifier. Son aire est constituée de branchages et l'intérieur est rempli de chiffons, de papiers, de détritus.


BiométrieNidification
Taille : 55 à 60  cm
Envergure : 100 à 155 cm
Poids : 600 à 900 g

Longévité : 23 ans
Période : fin avril
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2 à 3
Durée de l'incubation : 32 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 42 jours

Nom épicène. Milan (noir).

Cri ou chant. Le milan noir miaule, huit.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Présent dans le livre des morts, il est considéré comme une incarnation des déesses Isis et Nephtys. Il accompagne souvent les convois funèbres. Ses mœurs de charognard lui valent d'être souvent représenté au-dessus de l'embarquation d'un pêcheur ou d'une échoppe de boucher.

En Égypte ancienne, on se sert de ses rémiges pour poser les onguents sur les plaies.


Isis et Nephthys, sous forme de milans, veillent sur la momie d'Ani
Isis et Nephthys veillent le défunt sous forme de milans
Livre des morts d'Ani, Nouvel Empire - British Museum à Londres

On le confond souvent avec la buse féroce, très répandue en Égypte, sauf dans les régions désertiques et très commune dans les hiéroglyphes.


En savoir plus avec Oiseaux.net    -o-  Icone représentant le portrait du fabuliste Jean de La Fontaine  -o-  Retour au menu

Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Le Milan et le Rossignol
Livre IX, fable 18(1) Térée était roi de Thrace.
(2) Convenable.
(3) On retrouve ici une allusion au texte d'Ovide (Métamorphoses, livre VI) : Progné (ou Procné) avait reçu de son père Pandion le valeureux Térée comme époux. Celui-ci viola Philomèle, sœur de Progné (ce que La Fontaine évoque ici en écrivant : Je vous raconterai Térée et son envie), et lui coupa la langue pour la faire taire. Elle réussit à avertir Progné en brodant son histoire sur une tapisserie. Progné fit manger à Térée son propre fils Itys pour se venger. Les dieux sauvèrent les deux sœurs de la vengeance de Térée en métamorphosant Progné en rossignol et Philomèle en hirondelle. Térée fut transformé en huppe.
(4) Proverbe ancien qui remonte à l'Antiquité et se retrouve chez Rabelais : L'estomac affamé n'a point d'oreilles, il n'ouït goutte (Rabelais, Quart Livre, chap. 63).
© Gustave Doré, Fables de La Fontaine, Diffusion J.Lazarus, Paris 1988.
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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreTorgos tracheliotus 
Photographie présentant un vautour oricou

L'oricou

Nom masculin. Il doit son nom aux nombreux plis qu'il porte sur la tête, des oreilles jusqu'au cou.

Son plumage est marron foncé, voire noir sur ses ailes, et marron clair à blanc sur ses flancs et ses pattes. Sa tête et son cou sont dénudés et roses. La collerette est brune mélangée à un duvet blanc.

Synonyme(s) : vautour nubien.

Vol. En vol, vu du dessous, les culottes et les barres carpiennes sont blanches. La tête est rosâtre, le corps strié et les pennes noirâtres. Il vole en décrivant des cercles, avec les ailes aplaties, la “main” étant un peu pendante. En vol plané, il garde les ailes à plat, peu fléchies vers l’arrière.

Régime alimentaire. Carnivore, nécrophage. L'oricou se nourrit essentiellement de carcasses mais il lui arrive aussi de tuer de petits animaux comme des oisillons ou encore des insectes et ne délaisse pas non plus les œufs d'autres oiseaux. Il est souvent le premier vautour à prélever son repas sur les cadavres, repoussant les autres espèces pour perforer de son bec puissant le cuir de la carcasse.

Maternité. L'oricou construit un grand nid plat et volumineux (2 m de diamètre), avec de petites branches, au sommet d'un arbre, souvent un acacia. L’intérieur est tapissé d’herbes sèches.


BiométrieNidification
Taille : 95 à 115 cm
Envergure : 255 à 290 cm
Poids : 5,4 à 9,4 kg

Longévité : environ 30 ans
Période : Saison sèche
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 1
Durée de l'incubation : environ 60 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid ~ 120 jours

Nom épicène. Oricou.

Cri ou chant. Le vautour oricou est habituellement silencieux.


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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreNeophron percnopterus 
Photo d'un vautour Percnoptère

Le percnoptère

Nom masculin, du grec perknos, noirâtre, et ptreron, aile (« aux ailes noirâtres »). Faisant figure d'original parmi ses cousins les vautours de l'Ancien Monde, le vautour percnoptère s'en distingue par une face jaune, un bec long et mince, de couleur jaune également (le bout du bec peut être noir), un cou emplumé et un plumage blanc sauf pour la partie terminale des ailes (rémiges) qui est noire. Depuis des millions d'années, ce petit vautour survole savanes, steppes et régions d'altitude, à la recherche des déchets dont il se nourrit. On peut l'observer dans les régions méditerranéennes, le Moyen-Orient et l'Afrique.

Synonyme(s) : Vautour égyptien.

Vol. Vu du dessous, le corps, l'avant de l'aile et la queue sont blancs tandis que les rémiges sont noires.

Régime alimentaire. Carnivore nécrophage, il se nourrit, la plupart du temps, d'animaux morts (dépeçage des carcasses), mais il pille aussi les nids d'oiseaux.

Le vautour percnoptère doit sa célébrité au fait qu'il est passé maître dans l'art de se servir de cailloux, voire de pierres plus volumineuses pour casser les gros œufs d'autruche. D'après les études de J. Alcock et celles de Z. Veselovsky, ce comportement serait appris et non inné, les jeunes vautours percnoptères imitant leurs aînés. Le caractère ponctuel de ce savoir-faire s'expliquerait par le sédentarisme de la plupart des percnoptères d'Afrique.

Lorsque les œufs ne sont pas aussi gros que ceux des autruches, le vautour percnoptère se contente de les projeter soit sur le sol, soit sur une pierre saillante, répétant le geste accompli pour lancer un caillou. C'est ainsi que les vautours percnoptères procèdent avec les œufs de pélicans, comme l'ont constaté L. Brown et E. Urban.

Le percnoptère peut également être coprophage (consommateur de matières fécales). L'estomac des percnoptères est parfaitement conçu pour affronter le plus dur des régimes alimentaires. Grâce à son jabot et à son gésier très extensiles, le charognard peut se bourrer d'un énorme repas avant d'affronter des jours et parfois des semaines de jeûne. Ses sucs digestifs puissants l'aident à digérer de la viande en putréfaction renfermant des toxines mortelles pour les autres carnivores.

Maternité. Le nid est constitué de branches sèches et de morceaux de bois, mélangés à des débris, tapissé de laine de mouton. Il est placé dans une petite grotte ou une grande cavité dans la paroi d'une falaise, à une hauteur moyenne de 1 000 mètres.


BiométrieNidification
Taille : 55 à 75 cm
Envergure : 160 à 175 cm
Poids : 1,5 à 2,2 kg

Longévité : environ 30 ans
Période :
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2
Durée de l'incubation : 40 à 45 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 70 à 90 jours

Nom épicène. Percnoptère.

Cri ou chant. Le vautour percnoptère est habituellement silencieux ; seuls quelques cris peuvent être émis en période de reproduction entre les deux adultes et les jeunes.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un percnoptèreSigne unilitère (G1). Phon. a (A). Dét.
En Égypte, on le retrouve figurant sur les temples et sur des papyrus. Il était considéré comme étant un purificateur sacré détruisant l'immonde ; il exerçait déjà ses talents d'éboueur dans les rues égyptiennes, et encore aujourd'hui, il arpente les villes d'Asie ou d'Afrique à la recherche de détritus.


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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreGyps fulvus 
Photograpie d'un vautour fauve

Le vautour fauve

Nom masculin. Oiseau brun fauve sur le dessus, les ailes aux primaires noires sont plutôt foncées. La queue, courte, est noire également. Des tons variés allant du brun au roux habillent les parties inférieures.

Comme pour la plupart des vautours du genre Gyps, son long cou et sa tête sont non dénudés (malgré la croyance) mais doté d'un fin duvet, ce qui lui permet de fouiller plus efficacement dans les carcasses.

Vol. En vol, on le reconnaît aisément à sa taille immense, à ses ailes longues, larges et arrondies à l'arrière, avec l'extrémité effilée et digitée pointant vers le haut, et à sa queue très courte et carrée. C'est un oiseau planeur ; lourd et massif, il utilise les courants ascendants thermiques pour planer et peut parcourir ainsi des centaines de kilomètres à la recherche de nourriture. Il vole à très haute altitude, à la limite de la troposphère (*).


(*) La troposphère est la partie de l'atmosphère terrestre située entre la surface du globe et une altitude d'environ 8 à 15 kilomètres.

Régime alimentaire. Carnivore nécrophage. Exclusivement charognard, cet oiseau se nourrit sur les carcasses de grands animaux qu'il détecte du haut du ciel grâce à sa vision adaptée. De nos jours, suite à la raréfaction ou la disparition des grands animaux sauvages (mouflons, chamois, bouquetins, aurochs), le vautour fauve se nourrit principalement d'animaux domestiques morts (moutons, vaches). Il est spécialisé dans la consommation des viscères et des muscles, dédaigant les parties plus coriaces.

Souvent, les grands corbeaux viennent les premiers sur la charogne. Ce sont d'excellents indicateurs pour les vautours, car, très farouches, ils ne se risquent à approcher une proie que quand il n'y a plus de danger.

Maternité. Le nid est constitué d’un amas sommaire de branches ; il est placé à haute altitude, sur des falaises escarpées, des parois rocheuses, dans des cavités, à l'abri d'assaillants éventuels.


BiométrieNidification
Taille : 95 à 110 cm
Envergure : 265 à 280 cm
Poids : 7 à 10 kg

Longévité : 25 à 35 ans
Période : décembre à janvier
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 1
Durée de l'incubation : 50 à 57 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid ~ 120 jours

Nom épicène. Vautour (fauve).

Cri ou chant. Le vautour fauve n'est pas très expressif. De temps en temps il émet des gloussements et des sifflements qui n'ont pas de véritables motifs. En cas de découverte d'une charogne, leur cri perceptible à de nombreux kilomètres leur permet d'avertir leurs congénères.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un vautour fauveSigne trilitère (G14). Idéo. mout (mwt), « mère » ; dont dérive le signe bilitère (mt) ; dét. vautour (nrt). C'est également le nom de la déesse Mout (parèdre d'Amon), se présentant sous l'aspect d'une femme coiffée d'une dépouille de vautour.

La déesse Nekhbet « (la blanche de Nekhen » se présente également sous la forme d'un vautour fauve avec un fouet Hiéroglyphe représentant un vautour fauve portant un fouet symbolisant de fait la couronne blanche hedjet de Haute-Égypte (Ta-Shema). Associée au cobra Ouadjet (symbolisant la couronne rouge deshret de Basse-Égypte (Ta-Mehu) elle ornait le front du pharaon afin de le protéger de toute attaque.

La plume de vautour sert à étendre les onguents.


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Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Les Vautours et les Pigeons (partie 1)
Livre VII, fable 7(1) En émute : en émeute, en émoi ; maintenu pour la rime.
(2) Ceux du Printemps : les rossignols.
(3) Les colombes sont les oiseaux de Vénus. La Fontaine a déjà utilisé cette expression dans La colombe et la Fourmi (Livre II, 12) : « … Dès qu’il vit l’oiseau de Vénus, … ».
(4) Retors : crochu.
(5) Prométhée déroba dans le ciel le feu qu'il transmit à l'humanité. Zeus le condamna alors à être enchaîné sur le Caucase, où un aigle lui rongeait le foie, qui repoussait sans cesse.
Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Les Vautours et les Pigeons (partie 2)
Livre VII, fable 7 (suite)(6) enflammées - (7) Gent : race nation - (8) Réconcilier.
© Gustave Doré, Fables de La Fontaine, Diffusion J.Lazarus, Paris 1988.
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ClasseAvesOrdreAccipitriformesFamilleAccipitridaeGenreAegypius monachus 
Photographie présentant un vautour moine

Le vautour moine

Impressionnant planeur sombre et rectangulaire patrouillant sans donner le moindre coup d'aile, c'est le plus imposant des rapaces européens, dont il ne reste que trois populations, relictuelles , où il est maintenant protégé. Vestige d'un autre âge, le Vautour moine n'a survécu que dans les contrées les plus sauvages et reculées où se pratique encore le pastoralisme. Engoncé dans sa collerette, le « baron noir » est l'aristocrate de sa guilde : son rang hiérarchique dans la curée est plus élevé, lui permettant de s'acquitter de sa tâche de charognard avec dédain, les autres vautours s'écartant sur son passage.

C'est un oiseau au plumage brun sombre, à tête dénudée, de couleur gris clair, avec de zones de peau bleutées et des marques sombres autour des yeux ; il arbore (déploie) un collier de plumes brun sombre autour du cou. Son bec est brun-noir, sa cire violet pâle, ses pattes gris clair, son iris noir.

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel, mais les femelles sont en moyenne un peu plus lourdes que les mâles.

L'oiseau adulte est sédentaires et passe l'année à proximité de son site de reproduction, mais le jeune a un comportement plus aventurier et explore des territoires très éloignés de son site de naissance.

Vol. Le vautour moine a en vol une silhouette pouvant être confondue avec celle du vautour fauve. Cependant, le vautour moine est plus grand, plus léger et a une envergure plus importante en moyenne. Il se distingue en vol du vautour fauve par une coloration plus sombre, une tête plus grosse, des ailes plus larges en vol et la queue plus longue, formant à la pointe un angle obtus. Au sol, la confusion entre ces deux espèces n'est guère possible. Il pratique souvent le vol plané circulaire, en vol battu les coups d'ailes sont lents et amples.

Régime alimentaire. Carnivore nécrophage. Contrairement au vautour fauve, spécialisé dans la consommation des viscères et des muscles, le vautour moine est davantage spécialisé dans la consommation de parties plus coriaces (peau, tendons et cartilages).

Maternité. À la différence du vautour fauve qui niche lui sur les falaises et en colonies, le vautour moine préfère construire son nid de 3 à 20 m au-dessus du sol, sur un arbre généralement choisi sur une pente. Ce nid, parfois très imposant, qui mesure entre 1 et 2 m de diamètre, est composé d'un amoncellement de branches mortes disposées sur le sommet de l'arbre puis tassées. Un creux en forme de coupe est ensuite ménagé dans les branches puis est tapissé de végétaux verts : jeunes rameaux, herbe et mousse.


BiométrieNidification
Taille : 97 à 105  cm
Envergure : environ 300 cm
Poids : 7 à 10 kg

Longévité : 18 à 25 ans
Période : de janvier à mars
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 1
Durée de l'incubation : 55 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 110 à 120 jours

Nom épicène. Vautour (moine).

Cri ou chant. Le Vautour moine est habituellement silencieux, mais il peut émettre des cris stridents ou des sortes de miaulements quand il est près d’une carcasse ou du nid.


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Les rapaces nocturnes


ClasseAvesOrdreStrigiformesFamilleTytonidaeGenreTyto alba 
Phtographie d'une chouette effraie

La chouette effraie

Effraie, nom féminin, de orfraie. Sa répartition est ubiquiste, elle habite tous les continents, sauf l'Antarctique et certaines îles. C'est l'espèce de strigiformes (rapaces nocturnes) la plus répandue au monde (Konig, 1999). L'Effraie est la seule espèce de la famille des tytonidae, vivant en Europe, notamment en France.

L'effraie des clochers vit dans les campagnes proches des habitations. Oiseau carnivore nocturne au plumage clair (qui lui a valu l'appellation de « Dame blanche ». On la reconnait aisément à sa face blanchâtre dont les 2 disques faciaux forment un cœur piqué de 2 yeux noirs et d'un bec jaune. Les pattes sont longues couvertes de plumes blanches et munies de doigts puissants aux serres bien développées. Les deux sexes sont identiques.

Son ouïe développée lui sert pour chasser (elle a deux oreilles placées asymétriquement sur le crâne, l'une proche du front, l'autre plus proche des narines.

On la rencontre toujours dans la vallée du Nil, le Fayoum et les environs du canal de Suez.

Synonyme(s) : Effraie des clochers ou Dame blanche

Vol. Son vol, flottant et ondoyant, est silencieux grâce à son corps couvert de duvet, à ses pattes plumeuses et ses ailes au bord dentelé.

Régime alimentaire. Carnivore. Son menu se compose principalement de petits rongeurs (campagnols, musaraignes, mulots, rats) ; plus rarement des petits oiseaux, des chauve-souris ou quelques grenouilles et crapauds. Une fois capturée, sa proie, est dépecée et mangée dans sa totalité : chair, poils, os… Tout ce qui ne pourra être digéré sera régurgité sous forme de « pelotte de réjection ».

Maternité. La chouette effraie niche dans les trous des troncs d'arbres et dans les ruines. Le nid est un tas de terre avec de la paille, tapissé de morceaux de pelotes de réjection. Parfois, les œufs sont pondus à même le sol.


BiométrieNidification
Taille : 33 à 35 cm
Envergure : 85 à 90 cm
Poids : symbole du sexe masculin 290 à 340 g - symbole du sexe féminin 300 à 370 g

Longévité : environ 13 ans
Période : mars ànovembre
Nombre de pontes : 1 ou 2
Nombre d'œufs : 5 à 8
Durée de l'incubation : 30 à 32 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid ~ 55 jours

Nom épicène. Chouette (effraie).

Cri ou chant. Très discrets, mâles et femelles crient, chuintent, ronflent et soufflent au cours des parades nuptiales. Son cri est un « khrûh » ou « khraikh » rauque, strident et répétitif qu'on compare souvent au ronflement d'un dormeur, ponctué de sonorités aigües. Il y a aussi un deuxième cri, plus long qui fait un « chhhhhh » très impressionnant. Ils claquent également très fort du bec lorsqu'ils se sentent menacés.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

hiéroglyphe G17 - représentant une chouetteSon hiéroglyphe unilitère (G17). Phon. m (m). Dét.

La chouette effraie, avec son dos noir, sa large tête, sa poitrine claire et ses deux disques faciaux, est très commune dans les hiéroglyphes, mais rare dans l'art. Toujours de profil, elle apparaît néanmoins la tête vue de face comme au naturel dans certaines sculptures, des bas-reliefs et quelques hiéroglyphes de Deir el-Bahari.

Image titre « Le saviez-vous ? »
Symbolique
L'Effraie est à la base de nombreuses légendes et d'histoires de fantômes. En effet, par ses chuintements, les cris stridents, son vol fantomatique et ses cavalcades dans le grenier qui lui sert de gîte, tout accréditait une présence spectrale. Au Moyen-Âge, la chouette était le symbole de l'hérésie. Elle apparaît ainsi environ 40 fois dans les œuvres de Jérome Bosch dont dans la célèbre Tentation de Saint-Antoine. Cette mauvaise réputation de la dame blanche lui a value d'être clouée sur les portes des granges qu'elle habitait, une pratique barbare qui était censée protéger des orages, chasser la maladie, conjurer le mauvais sort et faire peur aux autres chouettes.
Cette mauvaise réputation est attestée par Buffon en 1780 qui écrit à propos de l'Effraie :
Elle pousse différents sons aigres, tous si désagréables, que cela, joint à l'idée du voisinage des cimetières et des églises, et encore à l'obscurité de la nuit, inspire de l'horreur et de la crainte aux enfants, aux femmes, et même aux hommes soumis aux même préjugés et qui croient aux revenants, aux sorciers, aux augures : ils regardent l'effraie comme l'oiseau funèbre, le messager de la mort ; ils croient que quand elle se fixe sur une maison, et qu'elle y fait retentir une voix différente de ses cris ordinaires, c'est pour appeler quelqu'un au cimetière.

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ligne de séparation

Icone représentant un moineau  Passereaux (ou passériformes)


ClasseAvesOrdrePasseriformesFamilleMotacillidaeGenreMotacilla alba 
Photographie d'une bergeronnette grise

La bergeronnette grise

Nom féminin, de bergère. Oiseau passereau insectivore d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord, vivant près des cours d'eau, à longue queue caractéristique toujours en mouvement (d'où son autre nom de hochequeue). Il est sédentaire dans la partie la plus douce de son habitat et migre vers le sud dans les autres cas.

La nuque, le menton, la gorge, le jabot ainsi que la queue sont noirs. Le manteau est gris, tout le reste est blanc ou gris. Chez la femelle, une partie de ce qui est noir chez le mâle, est d'un gris foncé. Les pattes, relativement développées, présentent de longs doigts.

À terre, elle agite constamment sa longue queue. Selon les périodes, elle peut présenter un comportement territorial mais en été et en automne, elle forme des dortoirs collectifs, sur des buissons, des arbres ou des roseaux.

Synonyme(s) : Hochequeue grise. Autrefois, elle était également appelée « lavandière » comme en parle Georges-Louis Leclerc de Buffon dès 1778.

Vol. La bergeronnette présente une trajectoire de vol ondulée.

Régime alimentaire. Insectivore. La bergeronnette grise se nourrit essentiellement de mouches, de moustiques et de fourmis ; elle peut les picorer au sol, ou les capturer en plein vol.

Maternité. La bergeronnette grise niche dans les interstices des murs de pierre, sous les toits, dans les ponts ou dans des trous d'arbres. Son nid est fait de paille, feuilles, racines et tapissé de plumes, poils et laine.


BiométrieNidification
Taille : 15 à 20 cm
Envergure : 31 cm
Poids : 23 g

Longévité : 10 ans
Période : avril à août
Nombre de pontes : 3 ou 4
Nombre d'œufs : 5 ou 6
Durée de l'incubation : environ 15 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid ~ 15 jours

Nom épicène. Bergeronnette (grise).

Cri ou chant. Cris secs et aigus. Son chant est une combinaison de gazouillis et de cris variés.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

hiéroglyphe G67 - représentant une bergeronnetteHiéroglyphe G67. Ce passereau migrateur du delta du Nil n'a été identifié qu'une fois dans une peinture de la tombe de Khnoumhotep à Béni-Hassan. Les détails, d'une grand précision, attestent qu'il fit l'objet d'une observation minutieuse.

Image titre « Le saviez-vous ? »
La bergeronnette grise est considérée comme un emblème national en Lettonie.
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ClasseAvesOrdrePassériformesFamilleCorvidaeGenreCorvus frugilegus 
Photographie présentant un corbeau freux
Corbeau freux
Celui-ci a ramassé une noix.
Photographie de base : © Photos nature  

Le corbeau freux

Nom masculin. Le terme corbeau dérive du bas latin corvus qui a d'ailleurs laissé son nom au genre.

Le corbeau freux est un oiseau passereau de l'hémisphère Nord. Comme l’a si bien loué Jean de La Fontaine (Le corbeau et le renard), le plumage noir uniforme, avec des reflets irisés bleutés, du corbeau freux ne passe pas inaperçu. Totalement déplumé à son extrémité et recouvert d’une peau gris blanchâtre à sa base, le bec du corbeau freux est puissant, relativement droit et en forme de poignard.

Les freux vivent en bandes, forment même parfois d'importantes colonies, appelées « corbeautières ». Ils dorment en groupe sur un même arbre. L'activité diurne du corbeau freux commence environ une heure avant le lever du soleil, et finit très tard, si bien que les individus disposent encore de huit heures pour quêter de la nourriture, même au plus profond de l'hiver.

Mâle et femelle sont rigoureusement identiques (pas de dimorphisme sexuel)1 et vivent en colonies (très) bruyantes ; les oisillons atteignent leur taille adulte en l'espace de huit mois.

Le corbeau freux est considéré nuisible lorsqu'il s'attaque aux champs cultivés et aux vergers, utile quand il nettoie les charognes ou dévore les oiseaux pilleurs.

Vol. Le freux se distingue nettement de la corneille par ses ailes plus larges et plus fortement articulées. Son vol est gracieux, et les coups d'aile sont plus furtifs que chez la corneille.

Régime alimentaire. Omnivore (comme toutes les espèces de corbeaux). Les lombrics, les cousins, les scarabées, les chenilles ainsi que les gastéropodes sont ses proies favorites. Il ne dédaigne pas les mammifères comme le campagnol des champs (musaraigne) et le campagnol terrestre. L’hiver il peut se rabattre sur des charognes. En ce qui concerne les végétaux, il consomme des graines de toutes sortes, où cependant les céréales dominent. Il se nourrit aussi de noix et de glands, de fruits comme les cerises, les prunes et les baies sauvages. L'alimentation des oisillons est pour l'essentiel d'origine carnée mais pas exclusivement.

Maternité. Les corbeaux freux nichent en colonies. Leur nid, construit à la cime des feuillus en allées ou dans les champs, est un entrelacs compact de frêles brindilles recourbées, dont l’intérieur est couvert de mousse et différents autres matériaux.


BiométrieNidification
Taille : 47 cm
Envergure : 81 à 94 cm
Poids : 380 à 520 g

Longévité : 20 ans
Période : mars
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 à 5
Durée de l'incubation : 16 à 20 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid environ 30 jours

Nom épicène ¤ Jeune. Corbeau (freux) ¤ Corbillat.

Cri ou chant. Le corbeau freux coraille, croaille, croasse, graille. Au plan du comportement social, le corbeau freux est plutôt loquace et use de nombre de croassements différents, qu'il est parfois réellement difficile de distinguer de ceux d'une corneille. Son cri (il ne chante pas) nasillard varie du grave kraa, kraa à l'aigu kiou, kiou.

Divers cris au sein d'une colonie. - Provient du site Oiseaux d'Europe  


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Très commun dans l'art, le corbeau figure sur un papyrus “érotique et satyrique” de la XXe dynastie, ainsi que dans le Livre des Morts.


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Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Le Corbeau et le Renard
Livre I, fable 2(1) Chant des oiseaux dans les bois.
(2) Oiseau fabuleux doué de longvité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s’être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise les cycles de mort et de résurrection.
(3) Ceux qui recoivent l'hospitalité (sont accueillis, vivent dans les bois.
© Gustave Doré, Fables de La Fontaine, Diffusion J.Lazarus, Paris 1988.
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ClasseAvesOrdrePassériformesFamilleHirundinidaeGenreHirundo rustica 
Photographie d'une hirondelle rustique

L'hirondelle rustique

Nom féminin, du latin hirundo, hirondelle. Oiseau passereau migrateur qui capture les insectes au vol.

La silhouette fine et élancée de cette hirondelle la rend aisément reconnaissable. On remarque sa queue largement échancrée, très effilée aux deux extrémités et ornée d'une petite rangée de taches blanches visibles en vol. Les deux rectrices situées sur les bords de la queue et nettement plus longues que les autres sont appelées filets. Le dessus, de la tête à la queue, est bleu sombre et présente un éclat métallique certain. La gorge, les joues et le pourtour du bec sont rouge brique, soulignés par une bande pectorale bleu sombre, et le dessous de l'oiseau est blanc crème avec des reflets roux. La calotte et la nuque sont bleu-noir, le tour des yeux est noir, tout comme les yeux, les courtes pattes, les doigts et le bec. Ce dernier est fin et court. À la différence des autres hirundinidés, son croupion n'est pas marqué de blanc.

La race égyptienne possède la particularité d'avoir le ventre et la poitrine entièrement rouge brique.

Synonyme(s) : Elle est parfois appelée « hirondelle de cheminée » en France, car il lui arrivait fréquemment de bâtir son nid dans les cheminées fumoirs, comme elle le fait toujours en Bretagne. De même, sa dénomination courante anglaise Barn swallow (littéralement « hirondelle des granges ») fait référence à son habitude de nicher dans ce type de bâtiment.

Vol. L'hirondelle rustique ne vole pas particulièrement vite, avec une vitesse estimée à 39 km/h, pouvant atteindre 72 km/h, et une fréquence de 5 battements d'ailes par seconde, pouvant atteindre 7 à 9 battements par seconde, mais sa queue fourchue lui confère l'agilité nécessaire pour se nourrir d'insectes au vol. Elle collecte sa nourriture en décrivant des cercles ou en volant très près du sol. Son vol gracieux est ponctué de virevoltes.

Régime alimentaire. Insectivore. Elle se nourrit généralement à 7 ou 8 mètres au-dessus du sol ou d'eau peu profonde, suivant souvent les animaux, les hommes ou les machines agricoles pour attraper des insectes perturbés. Il lui arrive également d'attraper des proies juste à la surface de l'eau, sur des murs ou sur des plantes. Dans les zones de reproduction, les grosses mouches représentent 70 % de son régime alimentaire, dans lequel les pucerons et les papillons de jour et de nuit tiennent également très grande une place. Pendant l'hiver, les hyménoptères, et spécialement les fourmis volantes, sont une ressource alimentaire importante.

Maternité. Elle niche dans un nid fait avec des morceaux de boue qu'elle malaxe pour former de petites boules, et consolidés avec des herbes, de la paille, des algues ou d'autres matériaux. Ce nid, en forme de demi-coupe, qui a un diamètre de 22 cm pour 11 cm de profondeur, est accroché le long d'une paroi verticale sous un toit, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, en ville ou à la campagne, souvent dans des granges ouvertes.


BiométrieNidification
Taille : 17 à 19 cm
Envergure : 32 à 35 cm
Poids : 16 à 22 g

Longévité : 3 à 5 ans
Période : fin avril à juin
Nombre de pontes : 1 ou 2
Nombre d'œufs : 3 à 6
Durée de l'incubation : 14 à 19 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 18 à 23 jours

Nom épicène ¤ Jeune. Hirondelle (rustique) ¤ Hirondeau ou arondelat.

Cri ou chant. L'hirondelle gazouille ou trisse. Le cri de contact est un « vitt » ou « tsivitt » aigu ; l'alarme est une répétition de tsivitt nerveusement enchaînés. Le chant est un gazouillis grasseyant mais mélodieux souvent entrecoupé de roulements rêches et se terminant parfois par un “grincement de grille rouillée”.
Guide encyclopédique des oiseaux (Beaman & Madge - Nathan)


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

hiéroglyphe G36 - représentant une hirondelleHiéroglyphe bilitère G36. Phon. our (wr). Dét. hirondelle, oiseau.

La silhouette de l'hirondelle, utilisée dans les hiéroglyphes, ne permet pas d'identifier l'espèce représentée.


Hirondelle posée sur la proue de la barque solaire de RêHirondelle posée sur la proue de la barque solaire de Rê

L'hirondelle des rochers apparaît une fois dans un livre des morts provenant d'une tombe de la vallée des rois et remontant à la XVIIIe dynastie. L'hirondelle rustique est très rare. On peut la voir sur un papyrus funéraire de la XXIe dynastie, posée sur la proue de l'embarcation solaire, elle annonce l'arrivée de au matin. Dans le chapitre 86 du Livre des Morts, l'hirondelle, dont le mort souhaite prendre l'aspect, représente le défunt de retour à la lumière après avoir parcouru le domaine d'Osiris et rendant compte de ce qu'il a vu.


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Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : L'Araignée et l'Hirondelle
Livre X, fable 6Pour cette fable, La Fontaine s'inspire d'une fable d'Abstémius. L'araignée (ici « aragne »), qui voulait prendre l'hirondelle dans sa toile justifiait la morale : ne rien entreprendre au-dessus de ses forces.------o0o------(1) Pallas (Minerve) est la fille de Zeus (Jupiter) et de Junon. Elle est sortie du crâne de Jupiter, vêtue d'une armure, après que Vulcain eut frappé avec une hache le crâne de Jupiter, qui souffrait de cette gestation.
Pallas métamorphosa Arachné en araignée parce qu'elle l'avait défiée dans l'art de la broderie (Ovide, Métamorphoses, VI, 1-145).
(2) dans la mythologie, Philomèle avait été transformée en rossignol, Progné en hirondelle, Térée en huppe (voir la fable Philomèle et Progné : III, 15).
(3) tissé : participe passé de l'ancien français “tistre”, tisser.
(4) donc, Progné l'hirondelle.
(5) l'araignée.
(6) condition sociale.
© Gustave Doré, Fables de La Fontaine, Diffusion J.Lazarus, Paris 1988.
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ClasseAvesOrdrePassériformesFamilleOriolidaeGenreOriolus oriolus 
Photographie d'un loriot d'Europe

Le loriot d'Europe

Nom masculin, du latin aureolus, d'or. Oiseau passereau migrateur présent en Éurope l'hiver et en Afrique du Nord l'été, vivant dans les bois, les vergers, où il se nourrit de fruits et d'insectes.

La parure du mâle, d'un jaune d'or éclatant, avec des ailes et une queue noires, et un bec vieux rose est assez atypique des oiseaux européens et lui donne de ce fait l'aspect d'une espèce exotique. Le nom latin du loriot, oriolus, évoque la couleur jaune d'or de son plumage. Le plumage de la femelle apparaît plus sobre : dos vert-olive et jaunâtre et ventre clair légèrement tacheté. Les jeunes revêtent un plumage terne de couleur brunâtre ou beige.

Vol. Son vol entre les arbres est rapide et ondulé. Il pratique aussi occasionnellement un vol sur place lorsqu'il chasse.

Régime alimentaire. Insectivore. Son alimentation se constitue principalement de gros insectes et arthropodes : coléoptères, chenilles et papillons, guêpes, bourdons, hyménoptères, sauterelles mais aussi araignées et petits mollusques. Quand vient le temps des cerises, celles-ci font ses délices. Notre loriot se délecte bien sûr de la chair de beaucoup d'autres fruits, tels que mûres, framboises, figues, baies de sorbier et dattes.

Maternité. La femelle construit seule, en moins d’une semaine, un nid assez élaboré et profond, en forme de berceau, dont les bords sont solidement fixés aux rameaux. Cet ouvrage, fait de chaumes, d’herbes longues, de tiges souples et de liber entrelacés, est suspendu à une hauteur de 5 à 10 mètres ou plus au-dessus du sol, dans la fourche d’une branche terminale.


BiométrieNidification
Taille : 22 à 25 cm
Envergure : 28 à 31 cm
Poids : 65 à 78 g

Longévité : environ 8 ans
Période : mi à fin mai
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 à 4
Durée de l'incubation : environ 15 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid ~ 15 jours

Nom épicène. Loriot (d'Europe).

Cri ou chant. Souvent dans les campagnes, à la belle saison, le loriot, caché sous la feuillée des grands arbres élève la voix, un sifflement flûté, puissant et mélodieux : « di-de-lio » qui lui a donné son nom. Outre son sifflement caractéristique qui permet de repérer facilement sa présence, il détient une gamme de chants et de cris très variée.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Présent dans la vallée du Nil, le loriot (genou en égyptien) est figuré dans les fresques de Baqet III (Première Période intermédiaire - début de la XIème dynastie ?), à Beni-Hassan, ainsi que dans la décoration des tombes et des temples (comme celui de la pyramide d'Ouserkaf) à Saqqarah (Dehenet Ankh-Taouy). Dans une civilisation où l'or est la chair des dieux, comme le note Pascal Vernus, on ne pouvait laisser de prêter des vertus exceptionnelles à un oiseau au plumage qui évoquait l'éclat de ce métal.


Un loriot en vol - Tombe de Baquet III à Beni-HassanUn loriot en vol (2e représentation) - Tombe de Baquet III à Beni-Hassan

Le loriot était très apprécié pour sa chair. En le capturant, on se procurait un mets succulent tout en mettant hors d'état de nuire un fieffé pilleur de fruits. Encore aujourd'hui, cet oiseau fait l'objet de véritables persécutions de la part des paysans, dont ils menacent les récoltes.

Toujours d'après Pascal Vernus, même la médecine reconnaissait des vertus spécifiques à l'oiseau. La « graisse de loriot » entre, en effet, dans une mixture pour protéger des piqûres d'insectes et, à partir de ses pattes, on faisait des fumigations destinées à soigner les yeux quand ils subissaient les conséquences d'une affection gynécologique.

Une coutume voulait que le défunt emporte avec lui des loriots dans un sac.


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ClasseAvesOrdrePassériformesFamilleTurdidaeGenreTurdus merula 
Photographie présentant un merle noir

Le merle noir

Nom masculin, du latin merula. Oiseau passereau omnivore, voisin de la grive, observable en Europe, Asie, Afrique du Nord, Australie et Nouvelle-Zélande, au plumage sombre (noir, d'où son nom) pour le mâle, brun chez la femelle, cercle orbital et bec jaunes. Les juvéniles possèdent un plumage brun similaire à celui de la femelle, mais moucheté de beige sur la poitrine et le dessous du corps. Le merle est une espèce commune dans les villes et les jardins, mais est toujours présente en pleine campagne.

Mâle et femelle ont un comportement territorial sur le site de nidification, chacun ayant un comportement agressif distinct, mais sont plus grégaires lors de la migration ou sur les aires d'hivernage. Les couples restent dans leur territoire pendant toute l'année dans les régions où le climat est suffisamment tempéré.

De nombreuses références littéraires et culturelles à cette espèce commune font cas de son chant mélodieux.

Vol. Le merle noir vole bas sur le sol (c'est le roi du « suivi de terrain ») et parcourt de courtes distances. Il peut aussi avoir un vol rapide avec de rapides battements d'ailes. Sur des trajets plus longs, son vol est direct et légèrement ondulant.

Régime alimentaire. Omnivore. Le merle se nourrit d'une grande variété d'espèces d'insectes, de vers et de divers autres petits animaux et consomme également des fruits et parfois des graines. Il recherche principalement ses proies à terre. Pour ce faire, il couret, sautille, progresse par à-coups et penche la tête de côté pour observer le sol. Ils chasse principalement à vue mais utilise aussi parfois son ouïe.

Maternité. Le merle niche dans un buisson (arbustif ou grimpant), généralement à environ 2 m du sol, favorisant certaines espèces végétales comme le lierre, le houx, l'aubépine, le chèvrefeuille ou le pyracantha. Le nid peut aussi être installé sur la fourche d'une branche d'arbre. La femelle construit presque seule un nid en forme de coupelle avec de la mousse, de l'herbe, de petites racines et des brindilles, qu'elle borde ensuite de boue ou de feuilles boueuses.

Image titre « Le saviez-vous ? »
Vive les vacances
Le merle prend souvent des bains de soleil, étalé et aplati sur l’herbe ou sur la terre chaude, bec ouvert et tête inclinée, les ailes et la queue étendues et déployées.

BiométrieNidification
Taille : 24 à 29 cm
Envergure : 34 à 38 cm
Poids : 90 à 125 g

Longévité : 16 ans
Période : mars à août
Nombre de pontes : 1 à 3
Nombre d'œufs : 3 à 6
Durée de l'incubation : environ 14 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 12 à 13 jours

Mâle - Femelle ¤ Jeune. Merle - Merlette ¤ Merle.

Cri ou chant. On dit que le merle siffle, chante, flûte, jase, appelle, babille. Le chant, lancé d'un perchoir exposé, est une belle série de notes mélodieuses et flûtées, des notes claires et sonores formant des phrases, avant de se terminer par une pause et de reprendre.


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ClasseAvesOrdrePassériformesFamillePasséridaeGenrePasser domesticus 
Photographie présentant un moineau domestique

Le moineau domestique

Nom masculin. Le mot moineau désigne plusieurs espèces d'oiseaux de la famille des Passeridae, le plus répandu étant le moineau domestique. L'origine de ce terme n'est pas certaine, il pourrait dériver à la fois de l'ancien français septentrional moinet en raison de la ressemblance du plumage de l'oiseau et de l'habit des moines ou de l'ancien français moisnel désignant la moisson.

Oiseau passereau, originaire d'Eurasie, répandu dans le monde entier et très présent dans les villes (moineau franc) et dans les champs (moineau friquet), en faisant l'oiseau à l'aire de répartition la plus vaste. Comme le loriot et le rollier, c'est un ennemi des jardins et des cultures.

Il côtoie largement l'humain avec lequel il entretient souvent une forte relation de commensalisme. C'est un oiseau assez trapu, massif, au plumage en teintes de brun et de gris.

Le moineau mâle est un bel oiseau coloré qui se distingue par sa couronne et sa nuque grise avec des coins brun chocolat des deux côtés de la tête, par son bavoir noir, contrastant avec les joues blanches. Plus la bavette du mâle est grande, plus il connaît de succès auprès des femelles. Le dessus est un mélange de brun, de sable et de gris avec des barres blanches dans les ailes.

Synonyme(s) : Le Moineau domestique porte plusieurs appellations populaires, comme « pierrot » ou « moineau franc ». La première de ces deux appellations date de 1693, où Jean de La Fontaine présente dans sa fable Le Chat et les deux Moineaux un jeune moineau du nom de Pierrot, forme hypocoristique de Pierre. Comme d'autres petits oiseaux, il porte le surnom de « piaf », dont l'origine incertaine remontant au XIXe siècle pourrait venir de l'onomatopée piou utilisée pour imiter le cri de l'oiseau.

Vol. Ce petit oiseau a un vol rapide et direct, plus ondulant quand il vole haut. Il peut voler à des vitesses variables, selon qu'il chasse des insectes ou qu'il se déplace d'un perchoir à l'autre.

Régime alimentaire. Granivore. Il se nourrit majoritairement de céréales et autres graines, mais sait s'adapter et tirer profit d'autres opportunités, consommant divers invertébrés, les insectes en premier lieu, qui servent par ailleurs d'alimentation de base aux oisillons.

Maternité. Le Moineau domestique bâtit son nid de préférence dans une cavité (fissure, gouttière, etc.), mais utilise des sites de nidification variés. Les trous dans les falaises ou les berges et les cavités dans les arbres peuvent aussi être utilisées. Le nid est constitué de paille, de plumes, de brins de textile. Il peut lui arriver d'occuper des nids d'hirondelle, parfois en délogeant les habitants.


BiométrieNidification
Taille : 14 à 18 cm
Envergure : 28 à 36 cm
Poids : 24 à 40 g

Longévité : 13 ans
Période : mars à septembre
Nombre de pontes : 3 à 4
Nombre d'œufs : 3 à 8
Durée de l'incubation : 14 à 17 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid ~ 20 jours

Nom épicène. Moineau domestique.

Cri ou chant. Le moineau chuchete, chuchote, pépie. Le cri est un chip métallique souvent émis par plusieurs oiseaux à la fois.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

hieroglyphe moineauHiéroglyphe G37. Dét. petit, petitesse, mal, souffrance.

Difficile à distinguer de l'hirondelle dans les hiéroglyphes, le moineau doit à son régime omnivore d'être considéré comme un fléau pour les fermiers. La bataille entre les moineaux et les hommes fait rage depuis que l'agriculture existe.

De ce fait, dans l'écriture, le moineau détermine presque toujours tout ce qui est petit, nuisible ou néfaste. Malgré cela, les moineaux restent encore très nombreux dans toute l'Égypte.


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Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Le chat et les deux moineaux
Livre XII, fable 2(1) pleine de discernement.
(2) nous la « baille » belle.
(3) on emploie parfois le verbe « manger » pour dire quereller fortement (dict. Académie, 1694).
(4) dans ses Remarques, Vaugelas a décidé que le mot « œuvre » signifiant livre, volume, composition, était masculin au singulier, et toujours féminin au pluriel !© Gustave Doré, Fables de La Fontaine, Diffusion J.Lazarus, Paris 1988.
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ClasseAvesOrdrePassériformesFamilleMuscicapidaeGenrePhoenicurus phoenicurus 
Photographie présentant un rougequeue à front blanc

Le rougequeue à front blanc

Nom masculin. Oiseau passereau insectivore d'Europe, d'Asie du sud et du pourtour méditerranéen. Le rouge-queue à front blanc est un oiseau élancé et droit.

Le mâle adulte a le dos et les ailes bleu-gris foncé ; le croupion et les rectrices externes sont fauve orangé, alors que les rectrices centrales sont noirâtres. Sur les parties inférieures, la poitrine et les flancs sont fauve orangé. L'abdomen et les couvertures sous-caudales sont blanc chamoisé. Sur la tête, la face, le menton et la gorge sont noirs. La nuque est bleu-gris foncé. Le devant de la calotte est blanc au-dessus du front, s'étend au-dessus des yeux et va se fondre dans la nuque. Le bec est noir. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont noirâtres.

Dans l'ensemble, la femelle est plus terne : parties supérieures brunes et croupion fauve orangé ; queue semblable à celle du mâle. Parties inférieures orangé terne, teintée de blanc-crème. La tête est brune, sans tache blanche sur la calotte

Ce petit passereau migre toujours en Égypte, dans la vallée du Nil, le Fayoum et les oasis.

Synonyme(s) : Rossignol de muraille

Vol. Le Rougequeue à front blanc vole de manière agile entre les arbres, et volète pour capturer des insectes sur la végétation.

Régime alimentaire. Insectivore. Depuis son poste de chasse élevé il capture ses proies en plongeant, virevoltant un peu à la manière d'un gobe-mouche. Il peut également se nourrir de fruits, araignées, mollusques, vers.

Maternité. Le rouge-queue à front blanc construit son nid de préférence dans un trou d'arbre, sous une écorce, mais il adopte facilement les nichoirs artificiels mis à sa disposition.


BiométrieNidification
Taille : 13 à 14 cm
Envergure : 22 à 23 cm
Poids : 12 à 17 g

Longévité : 9 ans
Période : 1re quinzaine de mai
Nombre de pontes : 1 ou 2 (fin juin)
Nombre d'œufs : 5 à 7
Durée de l'incubation : environ 12 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid environ 12 jours

Nom épicène. Rougequeue (à front blanc).

Cri ou chant. Chant bref, mélodieux, prenant fin par un gazouillis. Peut comporter des imitations.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Il est peint deux fois dans la tombe de Khnoumhotep, perché sur des branches d'accacia.


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Icone représentant un martin pêcheur  Les coraciiformes


ClasseAvesOrdreCoraciiformesFamilleCoraciidaeGenreCoracias garrulus 
Illustration  présentant un rolliers
Rollier d'Europe - Jeune et adulte

Le rollier d'Europe

Le rollier d'Europe - Nom masculin, de l'allemand Roller. Oiseau passereau d'Europe méridionale, d'Afrique du Nord-Ouest et d'Asie occidentale, à plumage bleuté, qui se nourrit de gros insectes, petits rongeurs capturés d'ordinaire au sol après un piqué depuis un perchoir. C'est un oiseau rapide et aux coups d'ailes calmes mais puissants.

De la taille d'un Choucas des tours (Corvus monedula) ou d'un pigeon ramier, le rollier d'Europe (sourout en égyptien) est la seule espèce de la famille des coraciidés à vivre en France.

Le Rollier d'Europe est un migrateur transsaharien. Il arrive en France aux alentours de la fin avril au début du mois de mai. L'essentiel des départs vers l'Afrique se déroule au mois de septembre et les derniers oiseaux sont signalés à la mi-octobre.

Synonyme(s) : Rollier commun ou Geai bleu

Vol. Son vol, léger, assuré, est composé de battements rapides, réguliers et de faible amplitude, mais puissants.

Régime alimentaire. Insectivore. Gros insectes (coléoptères et orthoptères : criquets, sauterelles, grillons, cigale , mantes). Cependant, si il ya pénurie d'insectes, il se nourrit également de vers, de lézards, de petits mammifères, de grenouilles et de jeunes oiseaux, capturés d'ordinaire au sol après un piqué depuis un perchoir.

Maternité. Cet oiseau niche généralement dans d'anciennes loges de pics, creusés dans des arbres (souvent des peupliers blancs) ou dans des trous de bâtiment. Le Rollier s'installe aussi facilement dans des nichoirs posés sur un pylône ou dans un arbre.


BiométrieNidification
Taille : 29 à 32 cm
Envergure : 60 à 73 cm
Poids : 120 à 180 g

Longévité : 9 ans
Période : Fin mai à début juillet
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 à 7
Durée de l'incubation : 17 à 19 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 26 à 28 jours

Nom épicène. Rollier (d'Europe).

Cri ou chant. Voix, rauque ressemblant à celle d'un corvidé. En vol nuptial, quelques cris suivis de 1 à 4 krèèh rapides, rauques et stridents.

Cris de parade en vol d'un couple, puis des poussins et des jeunes au nid.
Provient du site Oiseaux d'Europe  


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Cet oiseau a fait l'objet de très rares représentations. On le voit en plein vol (à gauche sur la photo ci-dessous) dans la tombe de Baqet III (Première Période intermédiaire - début de la XIème dynastie ?) à Beni-Hassan. Le rollier était parfois momifié.


Un rollier en vol - Tombe de Baquet III à Beni-Hassan

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ClasseAvesOrdreCoraciiformesFamilleUpupidaeGenreUpupa epops
Photographie présentant une huppe fasciée
Arturo Nikolai. Fichier sous licence
Creative Commons   - Paternité  

La huppe fasciée

Nom féminin, du latin uppupa, origine onomatopéique tirée de son chant (« houp-oup-oup »). Le qualificatif « fascié » fait référence aux rayures noires et blanches de son plumage.

Oiseau passereau insectivore d'Eurasie et d'Afrique, de la grosseur d'un merle, au plumage roux barré de noir et de blanc sur les ailes, doté d'une crête de plumes sur la tête. Elle fréquente la campagne ouverte parsemée de zones de terre nue ou d'herbe rase, de préférence plantée d'arbres âgés.

Vol. Observée en vol, la huppe fasciée a les ailes arrondies avec des barres noires et blanches évidentes ; son envol ressemble à celui d'un papillon géant zébré de noir et de blanc. Cet oiseau a un vol puissant effectué avec des battements lents. Le vol est ondulant et sur de courtes distances, entre deux perchoirs. Malgré la lenteur et la maladresse apparente de son vol, la huppe peut se déplacer à une vitesse étonnante.

Image titre « Le saviez-vous ? »
Question de survie
Elle peut échapper à un rapace, tel un faucon, en volant au-dessus de lui, l'empêchant ainsi de fondre sur elle.

Régime alimentaire. Insectivore. La huppe fasciée capture la grande majorité de ses proies au sol. Diverses espèces d'insectes (scarabées, grillons, fourmis, courtilières, chenilles, larves diverses, etc.) et de petits invertébrés (mille-pattes, limaces, escargots dont elle casse la coquille) figurent à son menu, mais elle recherche spécialement les insectes colonisant les bouses et déjections de mammifères, qu'elle capture avec son long bec recourbé. Il lui arrive aussi de capturer de temps en temps des insectes en vol ou dans le bois-mort. Elle se nourrit même de sauterelles, criquets et petits serpents.

Maternité. La huppe va nicher dans un trou d'arbre ou de rocher. Elle occupe parfois certaines constructions (bergeries, fermes et même des pavillons modernes), ainsi que les nichoirs artificiels et fréquemment d'anciennes loges de pics mais se contente souvent d'une anfractuosité ou l'ouverture se réduit à une simple fissure. Le nid est très sommaire : nu ou léger apport de matériaux (herbes, feuilles, mousses, aiguilles de pins).

Image titre « Le saviez-vous ? »
Une méthode comme une autre.
Si on approche la main du nid, les petits se retournent et défèquent en direction de l'intrus ! De plus les déjections que les parents n'enlèvent pas font fuir les prédateurs de par leur odeur.
» Le petit pour manger lance le morceau de nourriture en l'air et en ouvrant le bec l'avale.

BiométrieNidification
Taille : 26 à 32 cm
Envergure : ~45 cm
Poids : 60 à 80 g

Longévité : 11 ans
Période : avril à juin
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 5 à 7
Durée de l'incubation : ~ 18 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 22 à 28 jours

Nom épicène. Huppe (fasciée).

Cri ou chant. La Huppe fasciée pupule, une phrase résonnante « houp-houp-houp » souvent entendue tôt le matin au printemps. Quand l’oiseau est excité, il émet des cris aigus et grinçants « shaahr ».


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

hieroglyphe huppeHiéroglyphe (G22). Phon. Db (3). Probablement, “Db” est dérivé d'un nom ancien “Db3” pour l'oiseau : « celui qui bloque (avec du limon) », c'est-à-dire qui bloque le trou du nid creusé dans un arbre. Dans l'écriture hiéroglyphique du mot “Db.t” (« brique d' adobe », le signe d'une huppe est presque obligatoire, le mot dérivant du même verbe « bloquer » (Drs. Carles Wolterman, égyptologue).

Elle est assez souvent représentée dans l'art égyptien ancien. Elle est peinte dans des paysages, en vol, posée au sol ou plus souvent perchée dans un arbre (sycomore) ou dans des papyrus.

Une paroi de la tombe de Khnoumhotep II à Beni Hassan (XIIe dynastie) représente un acacia avec cinq oiseaux dont une huppe (en bas, à gauche). De nombreux papyri modernes, vendus sous le nom d'« arbre de vie », s'inspirent de cette peinture censée symboliser les cinq âges de l'Homme (elle pourrait être une forme que prend l'âme humaine, après la mort).


Fresque de la tombe de Khnoumhotep à Beni-Hassan présentant divers oiseaux
Avifaune de l'Égypte pharaonique - Fresque de la tombe de Khnoumhotep à Beni-Hassan

Comme dans un des bas-reliefs du mastaba de Ptahhotep à Saqqarah (Ve dynastie), elle est aussi souvent associée à un jeune garçon qui la tient par les ailes.

À l'époque ptolémaïque, certaines statuettes représentent Harpocrate, dieu enfant, tenant une huppe à l'aigrette repliée comme une pointe.

Au Ve siècle, le lettré Horapollon, dans ses Hieroglyphica, présente la huppe comme un modèle de piété filiale. Le nom égyptien tardif qwqwpd, transcrit koukouphas en grec ancien, a donné celui de « Saint Cucufa ». Cet nom est dérivé probablement du nom de l'oiseau dans le Bible : « duchifat ».

Prédateur précieux : cet oiseau se nourrit de sauterelles et de criquets, raison pour laquelle les anciens égyptiens le nommaient « le purificateur d'Égypte ». À l'époque, la huppe fasciée partage la vie des enfants.


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Icone représentant un pigeon  Les columbiformes


ClasseAvesOrdreColumbiformesFamilleColumbidaeGenreColumba livia 
Photographie présentant un pigeon biset
Photo de base : © Nature In  

Le pigeon biset

Nom masculin, du latin pipio, pigeonneau. Oiseau granivore au bec noir court et droit, aux ailes courtes, barrées de noir, aux yeux et pattes rouges, au croupion blanc. C'est un oiseau de mœurs sociales et parfois migratrices.

Le pigeon biset est l'espèce qui comprend le pigeon domestique et la plupart des pigeons des villes mais qui subsiste également comme oiseau sauvage dans son milieu naturel original : les falaises et autres milieux rocheux. À l'état sauvage, cet oiseau est présent sur tous les continents. Le type domestique est différent du type sauvage. Le pigeon biset a donné naissance à de nombreuses races élevées pour leur chair, l'ornement ou la course (pigeon voyageur).

Il reste un résident permanent de la vallée du Nil (iterou), installant son nid de brindilles à proximité des côtes et dans les oasis.

Couramment consommé dans l'Égypte ancienne, il reste toujours un mets apprécié.

Vol. Son croupion blanc et les deux barres alaires noires se remarquent bien en vol. Le pigeon Biset est rapide et agile, effectuant de fréquents virements et écarts dans les airs.

Régime alimentaire. Granivore. C'est un oiseau qui se nourrit au sol. À la campagne, il mange des graines mais aussi des escargots, des lombrics et des plantes herbacées.

Maternité. À l'état sauvage, le pigeon biset niche dans les falaises et rochers qui comportent de nombreux trous. Le nid, assez grossier, est composé de divers matériaux : paille, brindilles, branchettes, herbes et même fils de fer, mêlés à des fientes et des plumes.

En ville, le nid sera construit sous les toits, sur les rebords des fenêtres, ou encore dans les anfractuosités des bâtiments.


BiométrieNidification
Taille : 31 à 34 cm
Envergure : 63 à 70 cm
Poids : 240 à 300 g

Longévité : 6 ans
Période : avril à octobre
Nombre de pontes : 3 à 6
Nombre d'œufs : 2
Durée de l'incubation : 17 à 18 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 23 à 25 jours

Mâle - Femelle ¤ Jeune. Pigeon (biset) - Pigeonne ¤ Pigeonneau.

Cri ou chant. Le Pigeon biset caracoule, jabotte, roucoule. Son roucoulement est assez plaintif, composé d'un « Druouu-uu » répété plusieurs fois.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

hiéroglyphe G229 représentant un pigeonHiéroglyphe G229. Le pigeon biset et sans doute le pigeon colombin (Columbia oenas) faisaient partie de l'avifaune de l'Égypte pharaonique où ils nichaient. Le premier est certainement l'ancêtre de notre pigeon domestique.

Le pigeon est chassé et engraissé après avoir été piégé ; il était apprécié dans la bonne chère, et même jugé digne d'être offert au défunt - on en déposait des effigies comme substitut dans les tombes - comme aux dieux. Comme la caille, la sarcelle et la pintade de Numidie, le pigeon est consommé salé et cru.

Le pigeon biset est le sujet d'une très belle peinture réaliste, où il figure posé sur des papyrus, provenant de la chambre verte du palais d'Akhénaton à Amarna. On le trouve aussi représenté dans les nécropoles thébaines.

Image titre « Le saviez-vous ? »
Domestication
Le pigeon est domestiqué depuis la préhistoire. Les colombiers de l'époque romaine, cités par Pline l'Ancien dans son Histoire Naturelle ont pour l'essentiel disparu, mais les colombiers européens construits du Moyen Âge au XIXe siècle constituent encore à eux seuls un patrimoine architectural, d'une variété de formes et de décorations qui n'a pas d'équivalent pour les basse-cours ou autres bâtiments d'élevage, hormis les écuries.

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Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Les deux Pigeons (partie 1)
Livre IX, fable 2(1) Les soins : les problèmes liés au voyage.
(2) Courage : que les peines, les tracas, les dangers changent votre cœur.
(3) Zéphyrs : le printemps.
(4) je ne verrai plus en rêve (songe) que…
(5) Réseaux : pièges, filets.
Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Les deux Pigeons (partie 2)
Livre IX, fable 2(6) non plus.
(7) le voyage que je vous décrirai.
(8) m'advint, m'arriva.
(9) las : Que l'on écrive « las », « la » ou « lacs », la prononciation reste « la ». Il s'agit d'un piège fait avec des lacets.
(10) lier  le maintenir dans ses serres.
(11) à l'époque, ce mot était employé au féminin et désignait, en général, tous les oiseaux.
Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Les deux Pigeons (partie 3)
Livre IX, fable 2(12) une fois : sens archaïque.
(13) dans la mythologie, le fils de Cythère est l'Amour. Cythère désigne parfois l'île, parfois la déesse Vénus.
(14) La Fontaine publie cette fable à 68 ans. Il y écrivait sa nostalgie à la duchesse de Bouillon.
© Gustave Doré, Fables de La Fontaine, Diffusion J.Lazarus, Paris 1988.
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ClasseAvesOrdreColumbiformesFamilleColumbidaeGenreStreptopelia turtur 
Photographie présentant une  tourterelle des bois

La tourterelle des bois

Nom féminin, du latin turturilla, de tutur, tourterelle. Oiseau voisin du pigeon, mais plus petit et moins massif, des régions boisées de l'Europe, de l'Asie et du nord de l'Arique, dont on élève une variété à collier noir. C'est une espèce à la fois migratrice et résidente de la vallée du Nil (iterou) et des oasis.

À partir de la mi-août, les oiseaux se rassemblent en grandes bandes sur les aires de gagnages. Début septembre, ils entreprennent une migration vers leurs quartiers d’hiver. On note trois flux principaux :
   - la péninsule ibérique, le Maroc, le Sénégal ;
   - l'Italie, la Tunisie, l'Algérie ;
   - la Grèce, l'Égypte, l'Éthiopie.

La migration de retour s’effectue dès la fin du mois d’avril. Les déplacements sont réalisés essentiellement de nuit. Les oiseaux forment des groupes (appelés volées) de 50 à 150 individus.

La tourterelle des bois est élancée et dotée d’une longue queue, mais sa taille ne dépasse pas celle d’une grosse grive. Son dos est roux à taches noires. Ses grandes couvertures alaires sont bleu-gris, et les plumes de ses ailes sont foncées sur leurs faces supérieures et inférieures (plus claires chez la tourterelle turque). Le côté de son cou est marqué d’un motif strié noir et blanc de forme ovale. L’extrémité de sa queue est blanche, ce qui contraste avec la base qui présente une tache noire. La tourterelle des bois possède des pattes rouges et un bec noir à extrémité claire. L’iris de ses yeux est jaune.

Vol. La tourterelle des bois a des ailes relativement grandes qui lui donnent une grande manœuvrabilité en vol et lui permettent d'atteindre une vitesse d'environ 95 km/h. Sa longue queue lui permet de changer de direction rapidement et de se poser sans aucune difficulté.

Régime alimentaire. Granivore. Son alimentation est constituée principalement de graines et de fruits qu’elle trouve sur le sol, mais elle peut être enrichie occasionnellement de mollusques et insectes. Au printemps, elle recherche tout particulièrement les graines d’adventices (mauvaises herbes) qui poussent dans les champs cultivés et les friches. L’été, ses préférences vont dans l’ordre chronologique aux graines de colza, de céréales et de tournesol. Enfin, elle peut également picorer les graines distribuées pour les volailles.

Maternité. Comme la majorité des columbidae, la tourterelle des bois construit un nid « léger » : une fragile plate-forme lâche faite de brindilles, et dont l’intérieur est tapissé de matériaux plus doux, herbes, racines et feuilles. Le nid est situé dans un arbre ou un buisson, à environ 2 ou 3 mètres au-dessus du sol.


BiométrieNidification
Taille : 25 à 27 cm
Envergure : 49 à 55 cm
Poids : 140 à 195 g

Longévité : 14 ans
Période : mi-mai à mi-juillet
Nombre de pontes : 2
Nombre d'œufs : 2 par ponte
Durée de l'incubation : 14 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid ~ 30 jours

Nom épicène. Tourterelle (des bois).

Cri ou chant. La tourterelle gémit, roucoule. Elle émet un roucoulement “rou-rr” doux et ronronné, souvent répété pendant de longues périodes. C’est le plus souvent par son chant que l’on repère la tourterelle des bois car elle reste volontiers confinée dans la végétation.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Largement représentée dans l'art égyptien, elle apparaît souvent les ailes déployées, associée au papyrus. On l'observe pour la première fois sous la Ve dynastie.

Facile à domestiquer et se reproduisant volontiers, la tourterelle était l'un des oiseaux les plus élevés en Égypte. Très appréciée pour la qualité de sa chair, plus fine que celle du pigeon, elle est encore consommée actuellement dans le pays.


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Icone représentant un coucou  Les cuculiformes


ClasseAvesOrdreCuculiformesFamilleCuculidaeGenreClamator glandarius 
Gravure montrant un couple de coucous
Coucou geai (couple) - Gravure de Johann Friedrich Naumann, ornithologue allemand (1780 - †1857)

Le coucou geai

Cet oiseau familier, au moins par son chant, a des origines incertaines. En effet, contrairement à ce qui se passe pour les grands rapaces ou les échassiers de grande taille, les traces fossiles susceptibles d'appartenir aux ancêtres d'un oiseau de quelque 30 cm de longueur sont rares et difficiles à déchiffrer.

Gros oiseau passereau migrateur, connu pour son chant printanier caractéristique et ses mœurs parasites : la femelle pond chacun de ses œufs dans un nid de passereaux d'une autre espèce (principalement les corvidés), aux œufs de couleur voisine des siens ; les parents adoptifs couvent, puis nourrissent le jeune coucou, qui jette les œufs de l'espèce hôte par-dessus bord.

Son aire de répartition s'étend sur l'Europe du Sud, l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l'Afrique subsaharienne. Le coucou-geai est un hôte permanent de la vallée du Nil.

Il a une longue queue étroite et une petite tête gris pâle. Sa tête porte une crête qui se déploie depuis l'arrière de la calotte. Sa gorge et les côtés de son cou sont blanc jaunâtre. Son dos est gris sombre parsemé de petites taches blanches, ainsi que ses ailes et son dessous est blanc lavé de jaune. Il se tient perché ailes et queue tombantes.

Le juvénile a une calotte noire, un dos plus sombre avec des points pâles et une main rousse. La poitrine vanille et le ventre blanc se remarquent.

Vol. En vol, sa silhouette allongée est typique. Ses battements d'ailes sont vigoureux et ses trajets directs.

Régime alimentaire. Carnivore exclusif. Son menu est composé de larves, d'insectes (chenilles processionnaires des pins), mollusques, lézards et petits mammifères.

Maternité. Oiseau parasitaire, le coucou geai ne construit aucun nid.


BiométrieNidification
Taille : 38 à 40 cm
Envergure : 58 à 66 cm
Poids : 140 à 170 g

Longévité : environ 12 ans
Période : mi-avril à mi-juin
Nombre de pontes :
Nombre d'œufs : jusqu'à 18 (8 maxi par nid)
Durée de l'incubation : 12 à 14 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 16 à 24 jours

Nom épicène. Coucou (geai).

Cri ou chant. Le coucou geai coucoue, coucoule. Jacassement assez dur. Croassement d'alarme.

Cris, parades et chants d'un couple.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

De proportions fines, avec sa longue queue et sa courte huppe à l'arrière de la tête, le coucou-geai est très facile à identifier sur des bas-reliefs et des fresques. Ses mœurs d'oiseau parasite durent susciter la curiosité, et c'est sans doute pour cette raison qu'il fut représenté à Karnak (Ipet Sout) avec un nid contenant deux œufs différents.


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Icone représentant un faisan  Les galliformes


ClasseAvesOrdreGalliformesFamillePhasianidaeGenreCoturnix coturnix 
Photographie présentant une  caille des blés

La caille des blés

La caille des blés - Nom féminin, du bas latin quaccula, onomatopée.

Oiseau voisin de la perdrix, migrateur, habitant les champs et les prairies des plaines. Sa coloration est majoritairement marron avec énormément de nuances qui contribuent à rendre l'oiseau très mimétique avec son milieu.

En été, la caille des blés est présente du sud de la Scandinavie aux îles des côtes d'Afrique du Nord, et à l'est de la Russie à la Chine. L'espèce est sédentaire dans l'est et le sud de l'Afrique.

La caille des blés est la seule représentante de la famille de phasianidae à être migratrice, elle traverse toujours l'Égypte sur la route des migrations, longeant la vallée du Nil (iterou) et les côtes.

Vol. Capacités limitées. Vol rapide se terminant par une chute dans le couvert végetal. Elle préfère courir plutôt que voler.

Régime alimentaire. Granivore. La caille des blés se nourrit principalement de graines et pousses de graminées, mais également de chenilles, de petits escargots, d'insectes et larves (surtout au moment de l'élevage des jeunes).

Maternité. Le nid est une petite cuvette grattée dans le sol et garnie de quelques herbes.


BiométrieNidification
Taille : 16 à 18 cm
Envergure : 32 à 35 cm
Poids : symbole du sexe masculin 70 à 100 g - symbole du sexe féminin 85 à 135 g

Longévité : 8 ans
Période : mai à juin
Nombre de pontes : 1, étalée sur 10 jours
Nombre d'œufs : 10 (1 par jour)
Durée de l'incubation : environ 18 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 24 jours

Nom épicène ¤ Jeune. Caille (des blés) ¤ Cailleteau.

Cri ou chant. La caille margote, carcaille ou courcaille.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

hiéroglyphe G43 représentant un poussin de cailleSon hiéroglyphe (G43), l'un des plus fréquents, qui la représente encore poussin. Phon. semi-consonne ou (w). Dét. poussin de caille.

Ce petit oiseau fait l'objet de scènes de chasse où l'on assiste à sa capture au filet. Cette méthode est encore utilisée le long des côtes égyptiennes, où l'on dresse de grands filets en hauteur pour prendre les oiseaux en vol, car ils restent un mets très apprécié.

De fait, la caille (noté par Pascal Vernus) vient compléter les volatiles standards de la basse-cour : oies, canards, grues et tourterelles, traditionnellement offerts aux morts. Au demeurant, des cailles rôties ont été trouvées assez bien conservées dans des tombes d'époques très différentes, Ire dynastie, mais aussi XVIIIe dynastie.


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Oiseaux aquatiques


Icone représentant une mouette   Icone représentant un manchot Charadriiformes


ClasseAvesOrdreCharadriiformesFamilleCharadriidaeGenreVanellus vanellus 
Photographie présentant un vanneau huppé

Le vanneau huppé

Le vanneau huppé est une espèce de limicole vivant souvent en bandes, commun aux écorégions terrestres de l'Europe, du nord de l'Asie (jusqu'au nord de l'Himalaya), de l'Afrique (au nord du Sahara) et une petite partie du Moyen-Orient. Son habitat est typique des terrains découverts : marais d'eau douce ou salée (vasières), prairies et champs cultivés.. Il hiverne dans la vallée et le delta du Nil (iterou), sur les côtes méditerranéennes et dans la région du canal de Suez.

C'est un oiseau de petite taille à bec noir et pointu, à la tête ornée d'une crête haute et dressée, aux pattes rose foncé, à la queue carrée. Il se reconnaît très bien par sa marche, penché en avant avec les pattes raides.

Vol. En vol, ses larges ailes ont un large bout arrondi, cas unique parmi les limicoles.

Régime alimentaire. Insectivore. L'alimentation quotidienne du vanneau huppé varie peu selon la région. Elle se compose exclusivement d'insectes terrestres, d'araignées et de vers de terre ; il prélève aussi quelques graines et fragments végétaux. Il tapote souvent le sol pour faire réagir ses proies avant de les saisir avec précision.

Maternité. Le vanneau huppé niche, le plus souvent, en prairie humide. Le nid est une simple cavité creusée à même le sol, parfois tapissé de quelques végétaux.


BiométrieNidification
Taille : 28 à 31 cm
Envergure : 75 à 84 cm
Poids : 150 à 310 g

Longévité : 23 ans
Période : mars-avril et mai-juin
Nombre de pontes : 1 à 2
Nombre d'œufs : 4 par couvée
Durée de l'incubation : jusqu'à 30 jours
icone représentant un nid vide quelques heures

Nom épicène. Vanneau (huppé).

Cri ou chant. Cri le plus fréquent : piouit


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un vanneau huppéSon hiéroglyphe (G23) Dét. (peuples, sujets) signifie « personne ordinaire ».

Les vanneaux sont souvent représentés dans l'art et les hiéroglyphes, dans le scènes de chasse. On les voit sur les ba-reliefs de Saqqarah (Dehenet Ankh-Taouy), en motifs sur de nombreux objets et bijoux, dans des fresques, en frise au pied des sphinx. Ils ont souvent les ailes déployées, et leur plumage est très détaillé dès l'époque prédynastique.

Ce petit oiseau, dont la chair est estimée, partageait la vie des enfants.


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Icone représentant un pélican  Pélécaniformes


ClasseAvesOrdrePélécaniformesFamillePélécanidaeGenrePelecanus crispus 
Photographie présentant un pélican frisé
Norbert Aepli, Switzerland. Fichier sous licence Creative Commons   - Paternité  

Le pélican frisé

Nom masculin, du latin pelicanus, du grec.

Plus grand représentant de la famille, c'est un gros palmipède gris-blanc, au long bec orangé (pouvant atteindre 47 cm) pourvu d'une volumineuse poche extensible (sac gulaire) où sont emmagasinés les poissons desstinés à la nourriture des jeunes, aux courtes pattes palmées gris-noir.

Le mâle est plus volumineux que la femelle.


Photo d'un pélican frisé, en vol

Cosmopolites à l'exception des hautes latitudes, les pélicans fréquentent les étendues d'eau libre, à la fois sur les côtes et à l'intérieur des terres, depuis les régions tropicales jusqu'aux zones tempérées chaudes.

Vol. C'est un oiseau au vol élégant. Le pélican est capable de soutenir un vol battu ou « ramé », faisant appel à des battements puissants et amples (70/mn). Profitant des courants ascendants lui permettant de se reposer, il peut voler 24 h sans s'arrêter, ce qui lui permet de parcourir parfois 500 km en un jour.

Régime alimentaire. Piscivore. Écumant les cours d'eau, il se nourrit exclusivement de poissons (1 kg par jour).

Maternité. Le nid, construit avec de simples branches, est ordinairement disposé sur un pied de roseau touffu ou d'autres plantes brisées et toujours sur un bas-fond.


BiométrieNidification
Taille : 160 à 180 cm
Envergure : 280 à 310 cm
Poids : environ 12 kg

Longévité : 15 à 25 ans
Période : Fin mars à début mai
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2
Durée de l'incubation : 30 à 36 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 70 à 85 jours

Nom épicène. Pélican (frisé).

Cri ou chant. Sons mugissants tels que “wo-wo-wo” et “kh-kh-kh” et d'autres semblables.


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

La représentation de cet oiseau dans les fresques de la chambre des Saisons dans le temple d'Abou Ghourab, édifié sous la Ire dynastie en bordure du désert, laisse penser que l'espèce fut domestiquée par les Égyptiens. Sa silhouette est associée au culte solaire.

En pharmacopée, sa fiente associée aux excréments de crocodile et au miel soigne la cornée de l'œil.

Espèce sédentaire en Égypte, le pélican frisé hiverne dans la vallée du Nil (iterou), dans le Fayoum et niche aux abords du canal de Suez et le long des côtes de la mer Rouge.


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ClasseAvesOrdrePélécaniformesFamilleArdéidaeGenreArdea cinerea
Photographie présentant le héron cendré, en vol et au sol
Luc Viatour (oiseau en vol). Fichier sous licence
Creative Commons   - Paternité  

Le héron cendré

Le héron cendré se caractérise par un long cou, un bec long et pointu et de hautes pattes. Il possède une excellente vue panoramique latérale et une très bonne vision binoculaire frontale. Son ouïe, également très développée, le fait réagir aux moindres bruits suspects.

Cet oiseau présente un plumage à dominante grise. Les jeunes ont un plumage plus terne : leur dos est gris-brunâtre, leur cou est gris et leur ventre est blanc rayé noir. Ils n'ont pas de “huppe”. Les jeunes hérons acquièrent leur plumage d'adulte à l'âge de deux ans.

Vol. Le vol du héron cendré est lent, avec le cou replié (lové en S), dégageant une impression de puissance. Ceci est caractéristique des hérons, à l'opposé des cigognes, des grues et des spatules qui étendent leur cou en volant.

Régime alimentaire. Piscivore. Le héron cendré se nourrit le plus souvent de poissons, mais il n'est pas exclusivement ichtyophage (piscinvore). En effet, son régime alimentaire est également composé de batraciens, de reptiles, de crustacés, de petits mammifères (musaraignes d'eau, campagnols, mulots, rats), d'oiseaux et même de végétaux (bourgeons). Le héron cendré ne néglige pas non plus les insectes et les mollusques terrestres et aquatiques. Il peut digérer les arêtes mais il n'en est pas de même pour les poils de rongeurs qu'il rejette sous forme de pelotes.

Maternité. Les hérons cendrés nichent généralement en colonies, appelées « héronnières », au sommet des arbres, aux bords des lacs et des rivières. Ils y bâtissent un très grand nid plat en forme de plate-forme, construit avec des rameaux secs, des branches et des laîches.


BiométrieNidification
Taille : 90 à 98 cm
Envergure : 175 à 195 cm
Poids : 600 à 1 200g

Longévité : 25 ans
Période : février à juillet
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 à 5
Durée de l'incubation : 25 à 28 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 55 jours

Nom épicène ¤ Jeune. Héron (cendré) ¤ Héronneau

Cri ou chant. Le cri habituel, émis souvent le soir, est un « kah-arhk » sonore, aigre et croissant. En vol, il émet un fort croassement : « fraaank ».


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe (G33) représentant un héronHiéroglyphe G33. Dét. héron.

Le héron est un des oiseaux les plus représentés dans l'art et les hiéroglyphes. Inspiré par le héron cendré ou pourpré, qui arrive avec les inondations, cet oiseau fut rebaptisé « phénix ». Associé à la création du monde, à la réapparition de l'astre solaire après la nuit, à la résurrection après la mort, il fut l'une des premières figuration du nouveau dieu solaire Aton à l'époque amarnienne. Sa silhouette apparaït fréquemment sur les papyri (pluriel de papyrus) du Livre des Morts.

Le héron est parfois nourri au grain et placé dans la basse cour.


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ClasseAvesOrdrePélécaniformesFamilleArdéidaeGenreBubulcus ibis
Photographie présentant un héron garde-bœuf, au sol et en vol

Le héron garde-bœuf

Petit héron d'Eurasie et d'Afrique. C'est un oiseau trapu au cou relativement court et épais, il a un bec robuste et présente une posture voûtée car il rentre son cou dans les épaules. Le plumage est principalement blanc à houppe fauve, le bec jaune et les pattes d'un gris-jaunâtre.

Le positionnement des yeux lui permet d'avoir une vision binoculaire pendant qu'il mange et des études physiologiques suggèrent que cette espèce peut être en mesure d'avoir une activité crépusculaire ou nocturne. Adaptée à la recherche de nourriture sur le sol, elle a perdu la capacité possédée par ses parents des zones humides de corriger avec précision la réfraction de la lumière sur l'eau.

Tous les individus se retrouvent dans des dortoirs (arbres) appelés « héronnières » pour passer la nuit.

Vol. Son vol est rapide, direct, avec des battements rapides. Ccomme les autres hérons, il vole avec le cou et la tête rétractés, les pattes tendues au-delà de l’extrémité de la queue.

Régime alimentaire. Insectivore. Contrairement à la plupart des autres hérons, les garde-bœufs se nourrissent dans les habitats herbeux relativement secs ; vivant en groupes parfois très importants (jusqu'à 2 000 individus), ils suivent les bœufs (d'où ils tirent leur nom), les buffles, les rhinocéros, les hippopotames qui, en se déplaçant, perturbent les insectes dont ils se nourrissent. Leur régime alimentaire comporte aussi de petits batraciens, lézards, serpents, araignées.

Maternité. le nid, constitué de branchettes, roseaux, etc., est installé dans un buisson au bord de l'eau.

Les jeunes sont capables de grimper dans les branches voisines du nid à l'âge de 14 à 21 jours mais ne s'envolent qu'au bout de 30 jours.


BiométrieNidification
Taille : 46 à 56 cm
Envergure : 88 à 96 cm
Poids : 270 à 512

Longévité : environ 15 ans
Période : avril à juin
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 3 ou 4
Durée de l'incubation : 23 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid ~ 30 jours

Nom épicène ¤ Jeune. Héron (garde-bœuf) ¤ Héronneau.

Cri ou chant. Cette espèce lance un calme, rauque « rick-rack » en période de reproduction, mais sinon est le plus souvent silencieuse.


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ClasseAvesOrdrePélécaniformesFamilleArdéidaeGenreArdea purpurea
Photographie présentant un héron pourpré, perché et en vol

Le héron pourpré

C'est un oiseau migrateur présent et nicheur en Europe et Afrique du Nord, hivernant occasionnellement en Europe de l'Ouest et du sud. Mâles et femelles se ressemblent (les juvéniles sont plus brun).

Le héron pourpré est fin et longiligne, au long bec pointu jaune ; sa poitrine est brune-rousse et l'abdomen noir avec flancs et scapulaires rousses-pourpre. Les yeux sont jaunes clairs et sa tête est ornée d'une calotte noire, l'arrière du cou étant brun roussâtre et blanc sur le devant avec des stries noires en approchant du haut de la poitrine qui s'orne de plumes plus longues à la saison des amours. Les pattes jaunes tirant vers l'orange lui permettent de marcher dans l'eau et la vase. Des doigts inhabituellement longs pour un héron lui permettent de marcher sur les vases molles, les feuilles flottantes et de se poser sur les buissons.

Vol. Le héron pourpré vole lentement avec le cou rétracté, et les longues pattes et doigts projetés vers l’arrière. Son vol est puissant et régulier, avec de lents battements d’ailes.

Régime alimentaire. Piscivore. Son comportement est semblable à celui du héron cendré dont il partage le régime alimentaire : poissons, mollusques, crustacés, insectes aquatiques, larves, reptiles, amphibiens, petits rongeurs voire oisillons.

Maternité. Contrairement au héron cendré qui dans les grands arbres, le héron pourpré niche volontiers dans les roselières.


BiométrieNidification
Taille : 78 à 90 cm
Envergure : 120 à 150 cm
Poids : 600 à 1 400 g

Longévité : 25 ans
Période : fin avril à début juin
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2 à 5
Durée de l'incubation : 25 à 30 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 10 jours

Nom épicène ¤ Jeune. Héron (pourpré) ¤ Héronneau.

Cri ou chant. En général silencieux. En vol, son cri est semblable à celui du héron cendré, mais plus haut-perché. On peut aussi entendre un « krank » sonore et criard, et un « kar-kar-kar » au nid ou au décollage.


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ClasseAvesOrdrePélécaniformesFamilleArdeidaeGenreNycticorax nycticorax
Photographie présentant un bihoreau gris
Mike & Chris. Fichier sous licence
Creative Commons   - Paternité  

Le bihoreau gris

Nom masculin. Oiseau échassier, proche du héron (il est connu en anglais sous le nom de « héron de nuit »), blanc sur le bas de la tête et le plastron, gris sur l'avant des ailes et le dessus de la queue, noir avec des reflets bleu-vert sur le dos et la calotte, jaune-verdâtre pour les pattes et les doigts. Le bihoreau gris est un oiseau trapu avec une tête large, un cou épais et court, et des pattes courtes.

Cet oiseau est migrateur, sauf dans les régions chaudes, et cosmopolite car hormis les zones polaires ou tempérées fraîches et l'Australie, on le trouve partout : États-Unis y compris Hawaï (Nycticorax nycticorax hoactli), Canada, Amérique du Sud, Europe, Asie et Afrique.

Vol. Le Bihoreau gris effectue des battements fermes, rapides et peu profonds. En vol, il semble entièrement gris et présente une apparence trapue avec les doigts projetés au-delà de la queue, le corps légèrement tendu vers le haut, le bec légèrement pointé vers le bas.

Régime alimentaire. Piscivore. Pour se nourrir, il attend, parfaitement immobile, une proie qu'il attrape en détendant brutalement le cou et avale après l'avoir assommée. Il fait parfois vibrer son bec dans l'eau pour leurrer sa proie, poisson ou batracien, mais le bihoreau gris se nourrit également d'insectes, vers, reptiles, rongeurs et « visite » aussi à l'occasion d'autres nids, n'hésitant pas à gober les œufs ou les petits qu'ils contiennent, en particulier les héronneaux d'autres espèces. De mœurs nocturnes, il cherche cependant sa nourriture de jour si nécessaire, par exemple en périodes de nidification.

Maternité. Le Bihoreau vit en colonies, il niche et dort dans les arbres ou dans les joncs près des lacs, marécages, rivières, rizières etc. où il cherche sa nourriture du crépuscule à l'aube. Les mâles rénovent un nid existant ou en construisent un nouveau à base de brindilles, de racines et d'herbe que la femelle entrelace, le résultat est assez sommaire, on peut en trouver jusqu'à une trentaine dans un même arbre, près du tronc ou aux fourches de branches.


BiométrieNidification
Taille : 56 à 65 cm
Envergure : 110 à 115 cm
Poids : 650 à 1 000 g

Longévité : 21 ans
Période : variable suivant la région
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs :
Durée de l'incubation : 3 à 8 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 28 jours

Nom épicène. Bihoreau (gris).

Cri ou chant. Habituellement silencieux, le bihoreau gris peut émettre quelques cris croassants en volant ou depuis un perchoir.

Image titre « Le saviez-vous ? »
Traduction
Le nom scientifique du bihoreau signifie « corbeau de nuit » qui se réfère à la fois à ses mœurs nocturnes et à son cri croassant.
Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Le bihoreau gris n"apparaît que très rarement dans l'art égyptien. Il figure cependant à Beni Hassan dans la splendide composition ornant la tombe de Baquit III, composition dans laquelle sont rassemblés pas moins de vingt-neuf espèces d'oiseaux différentes.

Le bihoreau gris est encore présent dans la vallée du Nil (iterou), où il se reproduit.


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ClasseAvesOrdrePélécaniformesFamilleThreskiornithidaeGenreGeronticus eremita
Photographie présentant un ibis chauve
Eman. Image entrée dans le domaine public  

L'ibis chauve

Nom masculin (mot grec). Oiseau échassier au long bec coube et à la tête chauve rouge cerise, et gris ardoise sur l'occiput). Son cou glabre et allongé est orné à la base d'une collerette de plumes. Son plumage est noir, avec des reflets bleutés, verts ou pourprés.

Il n'y a pas de dimorphisme sexuel au niveau du plumage, mais les mâles sont plus grands que les femelles et, comme dans les autres espèces d'ibis qui vivent en colonie, ont un plus grand bec.

Synonyme(s). Ibis érémite.

Vol. En vol, lorsque la couleur du bec et de la tête peut ne pas être visible, l'Ibis chauve a des ailes moins arrondies et un cou plus court, ce qui lui donne un profil différent que l'Ibis falcinelle. Il a également des pattes plus courtes, de sorte qu'en vol elles ne dépassent pas sa queue, contrairement à ce que l'on observe chez l'Ibis falcinelle. Son vol est aussi plus lent, avec des battements d'ailes peu amples mais efficaces et souples. Pour effectuer de longs trajets, il peut planer, avec les ailes en forme de cloche.

Régime alimentaire. Carnivore. Son régime se compose de poissons, de lézards, d'insectes (sauterelles, criquets, scarabées) et autres petits animaux (scorpions, reptiles, batraciens…).


Photo représentant la tête d'un ibis chauve.
Else. Image entrée dans le domaine public  

Maternité. Contrairement aux autres ibis qui nichent dans les arbres ou au niveau du sol dans les zones humides, il vit en colonies sur des parois rocheuses semi-arides habituellement près d'un cours d'eau, mais aussi sur des falaises côtières. Le nid, construit avec des branches, des branchettes et des tiges végétales, et parfois de morceaux de papier, est tapissé avec de l’herbe.


BiométrieNidification
Taille : 70 à 80 cm
Envergure : 125 à 135 cm
Poids : 1 à 1,3 kg

Longévité : 25 ans
Période : mars et avril
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 2 ou 3
Durée de l'incubation : 24 à 28 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 40 à 50 jours

Nom épicène. Ibis (chauve).

Cri ou chant. L'ibis chauve est habituellement silencieux en dehors des colonies de reproduction. On peut alors entendre quelques « brump » brefs et gutturaux, et des « huoh » enroués et sonores.

Religion et quotidien en Égypte pharaonique

L'ibis chauve est représenté sur quelques bas-reliefs ainsi que sur des diadèmes et d'autres parures.

Devenu très rare en Égypte, cet oiseau, qui fut très longtemps au bord de l'extinction totale et dont les effectifs dans le monde restent très faibles, vit en Afrique du Nord et en Turquie.


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L'ibis falcinelle

Classe : Aves
Ordre : Pelecaniformes
Famille : Threskiornithidae
Genre : Plegadis falcinellus

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André Karwath. Image sous licence
Creative Commons   - Paternité  


Nom masculin (mot grec). Oiseau échassier migrateur au bec recourbé, au long cou, au plumage foncé d'une couleur rouille avec de magnifiques reflets métalliques verts.

La silhouette de l'ibis falcinelle est typique en vol corps entièrement sombre, les battements d'ailes sont amples, rapides et effectués en alternance avec des planés.

Pour son alimentation, il bénéficie d'un régime omnivore : mollusques, vers, insectes ou larves. Il trouve également sur les berges : sauterelles, grillons, grenouilles.

Ce migrateur de la vallée du Nil (iterou) est également présent dans le Fayoum et sur les côtes de la mer Rouge.



Religion et quotidien en Égypte pharaonique
L'ibis falcinelle apparaît dans de nombreux hiéroglyphes alors qu'il figure très rarement sur les bas-reliefs et les peintures.

Biométrie. Taille : 55 à 65 cm - Envergure : 90 à 95 cm - Poids : 55 à 800 g - Longévité : 20 ans
Nidification. Période : mai et juillet - Nb de pontes : 1 - Nb d'œufs : 3 ou 4 - Durée incubation : 21 jours - Séjour au nid (nidicole) 45 à 50 jours

Nom : Épicène Ibis (falcinelle)

Cri ou chant. L'ibis falcinelle émet des sons graves et gutturaux.
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http://www.oiseaux.net/oiseaux/ibis.falcinelle.html
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L'ibis sacré

Classe : Aves
Ordre : Pelecaniformes
Famille : Threskiornithidae
Genre : Threskiornis aethiopicus

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Nom masculin (mot grec). Oiseau échassier au bec recourbé, au plumage du corps blanc, à la tête au cou noirs et dénudés (la couleur noire est celle de la peau). Le bout des ailes et le bas du dos sont également noirs.

En vol, les battements d'ailes sont amples, rapides et effectués en alternance avec des planés.

Cette espèce à un régime omnivore ; elle se nourrit de mollusques, de grenouilles, de lézards et de poissons mais aussi d'œufs et de poussins d'oiseaux.

Cet oiseau très commun dans l'ancienne Égypte a totalement disparu au milieu du XIXe siècle. Cette extinction mystérieuse est probablement due à l'extension de l'habitat humain

L'ibis sacré a été introduit involontairement en France depuis le début des années 90. Des populations férales (issues d'échappés de captivité) de cet oiseau sont présentes en Bretagne, notamment dans le golfe du Morbihan, en Ille-et-Vilaine, dans l'estuaire de la Loire et les marais de Guérande, mais aussi sur l'île de Ré. Ils sont également observés dans l'estuaire de la Gironde et aussi dans l'Aude.



Religion et quotidien en Égypte pharaonique
» hiero_ibis-sacre.gif - 45x470 - Signe bilitère G28. Phon. gém (gm). Dét.

Cet oiseau au cou noir qui adopte une position si particulière était une incarnation de Thot, le dieu de la lune, de la sagesse et de la science. Il était largement figuré dans l'art et les hiéroglyphes, souvent associé au papyrus et vénéré comme un animal sacré, d'où son nom. Hérodote rapporte que dans l'ancienne Égypte le fait de tuer un ibis était passible de mort. On a retrouvé nombre de spécimens momifiés, placés dans des pots en céramique que l'on enterrait.

Les ibis étaient domestiqués et les Égyptiens protégeaient l'incubation de leurs œufs en les conservant dans de grands fours jusqu'à ce qu'ils éclosent.



Biométrie. Taille : 65 à 75 cm - Envergure : 112 à 124 cm - Poids : 1,25 à 1,5 kg - Longévité : 21 ans
Nidification. Période : xxx - Nb de pontes : xxx - Nb d'œufs : 2 à 4 - Durée incubation : ~ 28 jours - Séjour au nid (nidicole) 14 à 21 jours

Nom : Épicène Ibis (sacré)

Cri ou chant. En dehors de la nidification, cet oiseau semble muet.
ibisSacre.mp3 |--> À mettre en commentaire !
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Icone représentant un flamant rose Les phœnicoptériformes


ClasseAvesOrdrePhœnicopteriformesFamillePhœnicopteridaeGenrePhœnicopterus roseus 
Photographie présentant un flamant rose

Le flamant rose

Nom masculin, du provençal flamen, terme qui évoquerait la couleur rouge du plumage rappelant le feu. Les flamants sont de grands oiseaux aquatiques à longues pattes et long cou. Ils ont un bec épais à lamelles et fortement incurvé à l'aspect unique, dont la mandibule inférieure est plus développée que la supérieure.

On les rencontre encore aujourd'hui dans le Delta du Nil (iterou). Toutefois, ils ont cessé d'y faire leur nid régulièrement depuis le début du XXe siècle. Les flamants préfèrent hiverner sur les rives du canal de Suez et de la mer Rouge, ainsi que dans les zones bénéficiant d'un climat clément comme le Fayoum et l'oasis de Siouah.

Vol. Cet oiseau vole généralement en groupes, pattes et cou allongés. Ses ailes sont puissantes et lui permettent de voler à 60 km/h sur plusieurs centaines de kilomètres. Mais du fait de sa taille, il faut qu’il prenne beaucoup d’élan pour pouvoir s’envoler.


Photo montrant un flamant rose, en vol

Régime alimentaire. Matières organiques tirées de la boue : algues, diatomées (microalgues unicellulaires planctoniques), bactéries et en moindre quantité des larves, des mollusques et crustacés, des petits insectes. Leur bec à la forme curieuse est particulièrement bien adapté à séparer la boue et la vase des aliments qu’ils consomment, et est utilisé à l’envers. Le filtrage des éléments nutritifs est facilité par une structure en peigne, des lamelles qui bordent les mandibules, et par une langue à la surface rugueuse. La couleur des flamants provient du bêta-carotène de leur alimentation, issue de la cyanobactérie spiruline pour les Flamants nains et de la pigmentation de crustacés roses pour les autres espèces.

Maternité. Le nid, de forme cylindrique, est fait de boue durcie, il mesure de 30 à 50 cm de haut, 801 cm de large à la base. Le sommet forme une cuvette ou sera déposé l'œuf unique de la saison.


BiométrieNidification
Taille : 120 à 145 cm
Envergure : 140 à 170 cm
Poids : 2,5 à 3,5 kg

Longévité : environ 13 ans
Période : Fin avril-début juin
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 1
Durée de l'incubation : 28 à 32 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 10 jours

Nom épicène. Flamant (rose)

Cri ou chant. Le flamant cancane. Cet oiseau très sociable est particulièrement expressif : un véritable brouhaha règne dans les colonies !

Oiseau seul  -o-  Colonie en concert !


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un flamant roseHiéroglyphe G127. Dét. flamant.

Avec son corps robuste, ses longues pattes et son cou étiré, le flamant rose apparaît souvent dans les hiéroglyphes, sur les bas-reliefs et les céramiques. Au fil des siècles, il disparut progressivement de l'art pour demeurer un simple hiéroglyphe (G127) symbolisant le son « dsr ».


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Icone représentant un cormoran  Les suliformes


ClasseAvesOrdreSuliformes FamillePhalacrocoracidaeGenrePhalacrocorax carbo 
Photographie présentant un Grand cormoran

Le grand cormoran

Nom masculin, de l'ancien français corp, corbeau et marenc, marin. Ce grand oiseau vorace aux ailes sombres et au cri rauque est l'un des plus connus et des plus représentés sur tous les continents. D'origine très ancienne, le grand cormoran descend d'animaux aquatiques incapables de voler. Depuis quarante millions d'années, l'espèce n'a pas évolué.

Même si le mâle est en moyenne plus corpulent que la femelle et son bec plus large, il n'existe pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce. Il possède un long bec effilé et crochu, de couleur blanc-crême ou gris clair ; il comporte une large tache jaune à la commissure des lèvres ce qui le distingue, outre sa plus grande corpulence, des autres espèces. Les yeux sont verts et sont équipés de cristallins suffisamment déformables pour s'adapter à la vision sous l'eau. Les pattes palmées sont noires.

Le plumage du grand cormoran adulte est entièrement noir, à l'exception de taches blanches plus ou moins étendues sur les joues et la gorge des adultes et des reflets bleus dans le plumage noir, ou vert-bronze au niveau du dos et des ailes. Lors de la période de reproduction apparait de plus une tache blanche au sommet de chaque cuisse. Certaines sous-espèces peuvent aussi avoir lors de cette période des plumes blanches sur le cou.

Les juvéniles ont un plumage plus clair, avec le dos brunâtre, le ventre et la poitrine blancs.

Ce plumage est également particulier : les plumes permettent à l'air de sortir lors de sa plongée dans l'eau, ce qui la rend plus hydrodynamique, mais ensuite à l'air libre, il doit effectuer le séchage de ces mêmes plumes, d'où des postures parfois étonnantes.

Vol. Le grand cormoran vole la tête tendue, avec le cou légèrement coudé. Son vol puissant, aux battements d'ailes réguliers, peut alterner avec de longs planés. Il décrit des cercles au-dessus des eaux intérieures avant d’atterrir avec un léger glissé. C'est un excellent voilier, capable de couvrir de longues distances. Son décollage de l'eau en revanche est plus laborieux, en raison de la position très en arrière de ses pattes.

Régime alimentaire. Il se nourrit de poissons (700 g/jour) et peut rester plus d'une minute sous l'eau pour capturer sa proie. Il la secoue ensuite violemment dans les airs pour l'assourdir avant de la gober la tête la première. Il peut aussi consommer des crustacés, amphibiens, mollusques ainsi que de petits oiseaux au nid.

Les jeunes plongent la tête dans le gosier de l'adulte pour l'obliger à regurgiter sa nourriture.

Maternité. Nid placé sur un îlot ou au sommet d'un arbre (comme chez le héron cendré), constitué de branchages, d'algues, et garni de plumes.


BiométrieNidification
Taille : 80 à 100 cm
Envergure : 130 à 160 cm
Poids : 2 à 3,7 kg

Longévité : environ 20 ans
Période : avril-mai
Nombre de pontes : 1
Nombre d'œufs : 1 à 7
Durée de l'incubation : 28 à 31 jours
icone représentant des oisillons dans leur nid 48 à 52 jours

Nom épicène. (grand) Cormoran

Cri ou chant. Cet oiseau, généralement silencieux, se manifeste parfois sur les lieux de nidification ou lorsqu'il est sur son perchoir. Son cri guttural est un peu glougloutant (“gra-gra”).


Religion et quotidien en Égypte pharaonique

Hiéroglyphe représentant un Grand cormoranIdéogramme bilitère (G35). Phon. aq (ao). Dét. cormoran.

Reconnaisable à son corps allongé et à son long cou sinueux, le grand cormoran se laisse facilement identifier dans l'art et les hiéroglyphes.


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Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Les Poissons et le Cormoran
Livre X, fable 4(1) le cormoran est un oiseau plongeur qui se nourrit de poissons.
(2) par pension, l'auteur fait ici allusion à un tribut.
(3) celui qui pourvoit sa maison de vivres.
(4) à l'époque, on parlait de filets pour attraper les poissons et de réseaux pour piéger les oiseaux.
(5) subissait, endurait.
(6) comprendre : il est inévitable.
(7) l'émute : l'émeute, l'émoi ; maintenu pour la rime.
(8) en souci, en peine.
(9) personne (nul) … sinon Dieu.
(10) l'un après l'autre : comprendre “les poissons”.

Texte de la fable de Jean de La Fontaine intitulée : Les Poissons et le Cormoran (suite)
Livre X, fable 4 (suite)(11) équivalente, c'est un tout.
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Image   M. Jean de La Fontaine : Courte biographie   et Fables choisies  (diaporamas) ¤ Philatélie

Philatélie : Jean de La Fontaine
Timbre illustrant la fable
Le lièvre et la tortueÉmis en 1978, au profit de la Croix-Rouge
Timbre poste figurant le fabuliste Jean de La Fontaine
Jean de La FontaineTimbre émis en 1938, en l'honneur du fabuliste. L'illustration placée sous le portrait représente la fable "Le loup et l'agneau"
Timbre illustrant la fable
Le rat de ville et le rat des champsÉmis en 1978, au profit de la Croix-Rouge
Timbre illustrant la fable
La cigale et la fourmi
Timbre illustrant la fable
La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf
Timbre illustrant la fable
Le loup et l'agneau
Timbre illustrant la fable
Le corbeau et le renard
Timbre illustrant la fable
Le chat la belette et le petit lapin
Timbre illustrant la fable
Le lièvre et la tortue
6 timbres imprimés se tenant horizontalement, avec 2 vignettes sans valeur : titres des fables, portrait du fabuliste.
Cette bande a été émise en 1995 pour le tricentenaire de la mort de Jean de La Fontaine (1621-†1695).
Bande de 6 timbres et deux vignttes illustrant le fables de Jean de La Fontaine
Jean de La Fontaine : liste, portrait et six fables
Philatélie : Jean de La Fontaine, à l'étranger aussi !
Timbre albanais évoquant les fables de Jean de La Fontaine
Évocation des fables de Jean de La Fontaine
Pays : Albanie
Timbre hongrois illustrant la fable
Le corbeau et le renard
Pays : Hongrie
Timbre albanais illustrant la fable
La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf
Pays : Albanie
Timbre polonais illustrant la fable
Le corbeau et le renard
Pays : Pologne
Timbre monégasque : portrait du poète et évocation de ses fables
La Fontaine : fables
Pays : Monaco
Timbre zambien illustrant la fable
Le lion et le rat
Pays : Zambie
Timbre nigérien illustrant la fable
Le corbeau et le renard
Pays : République du Niger
Timbre nigérien illustrant la fable
Le lion et le rat
Pays : République du Niger
Timbre nigérien illustrant la fable
Le singe et le léopard
Pays : République du Niger
Et bien d'autres encore…
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«  couronne rouge mentouhotep  ¤ Oiseaux & volatiles ¤ Dans le désert ¤ En bordure du désert ¤ Le Nil & la vallée ¤ Animaux domestiques  »

Notes et Références


- La codification utilisée pour identifier les hiéroglyphes (G1, M4, …) est celle de Sir Alan H Gardiner
- Les icones figurant devant chaque gros titre proviennent du site web : Images animalières   Merci à leur auteur.
- Les différents sons (chants d'oiseaux) ont été glanés, ça et là, sur le net.
[1] Les oiseaux de mer, p.11, Éditions Jean-Paul Gisserot, Luçon 2003.
- Portail ornithologique : Wikipédia  , l'encyclopédie libre.



Notice(s) documentaire(s)


Relictuel
Adjectif. Relatif à un milieu d'habitat de taille restreinte et protégé dans lequel les espèces animales se développent dans une moindre concurrence vitale. Une espèce relictuelle, espèce panchronique ou relicte, vit dans un écosystème isolé. Elle est le vestige d'une population jadis beaucoup plus vaste, lorsque les conditions de milieu favorables à sa survie s'étendaient sur une zone plus importante.
Source : UICN (Union mondiale pour la nature).

Ubiquité
Nom féminin, du latin ubiquitas, de ubique, partout. L'ubiquité ou l'omniprésence est la capacité d'être présent en plusieurs lieux simultanément. Le terme est dérivé du latin ubique qui signifie « partout ». La notion se rencontre aussi bien dans les domaines de l'informatique, de la biologie, de l'écologie, de la géographie, de la sociologie et des mathématiques.
» L'ubiquité est un attribut de nombreuses divinités.

Commensalisme
Nom masculin. Le commensalisme, du latin cum-, avec et mensa, table, « compagnon de table », est un type d'interaction biologique naturelle et fréquente ou systématique entre deux êtres vivants dans laquelle l'hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal : il n'obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier (le bénéfice de cette relation n'est pas réciproque) : le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d'une espèce vivante par une autre espèce, telle que le crabe pinnothère qui vit dans les moules.

Adobe
Nom masculin (mot espagnol). L'adobe est de l'argile qui, mélangée à de l'eau et à une faible quantité de paille hachée ou d'un autre liant, peut être façonnée en briques séchées au soleil.
Par extension, la brique d’adobe est la brique de terre crue, moulée et séchée au soleil (15 jours), et utilisée comme matériau de construction. Ces briques sont obtenues à partir d'un mélange d'argile, d'eau et éventuellement d'une charge (liant) utilisée en petite quantité : débris végétaux comme de la paille, des copeaux de bois, de la sciure, du chanvre ou encore des poils d’animaux.
Il s'agit d'un des premiers matériaux de construction : les premières villes connues étaient construites en briques de terre crue. Ce matériau est encore l'un des plus utilisés au monde.
Synonyme(s) : banco, pisé, terre crue.

Palmipède
Adjectif et nom masculin, du latin palma, paume etpes, pedis, pied. Oiseaux aquatique se distingue par la présence d'une palmure, membrane interdigitale reliant les quatre doigts (totipalmes) du pied, tel que le cygne, le pingouin, pélican, etc. Le pouce reste généralement libre sauf chez les pélicans, fous et cormorans.

Limicole
Adjectif. Biologie. Les oiseaux désignés par le terme de « limicoles » sont de petits échassiers appartenant à l'ordre des Charadriiformes, plus précisément au sous-ordre des Charadrii. Il s'agit essentiellement des jacanas, huîtriers, échasses, avocettes, œdicnèmes, glaréoles, vanneaux, pluviers, bécasses, bécassines, barges, courlis, chevaliers, tournepierres et bécasseaux.
On compte environ 216 espèces de limicoles, dont la plupart fréquentent des marécages, les zones humides de l’intérieur des terres et des rivages marins.
Limicole vient du latin limus, limon, boue, fange et colere, habiter. En effet, la majorité des espèces consomment des petits invertébrés vivant dans la vase ou l’humus. Des longueurs de bec différentes permettent à différentes espèces de se nourrir dans le même milieu, notamment sur les plages, sans qu’il y ait compétition entre elles, leurs proies étant enfouies dans le sol à des profondeurs variables.
Quelques espèces de grande taille, particulièrement celles adaptées aux milieux arides, prennent des proies plus grandes comme des insectes ou des petits reptiles. Les glaréoles capturent des insectes en vol, à la manière des hirondelles.

Laîches
Nom féminin, du bas latin lisca. Botanique. Plante vivace, très commune dans les zones humides, formant des touffes de longues feuilles de section triangulaire, aux bords coupants.
Synonyme : carex.

Échassier
Nom asculin, de échasse. Oiseau carnivore des côtes ou des marécages, aux très longues pattes et au bec allongé et effilé, tel que la grue, la bécasse, le flamant, le marabout, etc.
raquo; Les échassiers sont parfois considérés comme un superordre regroupant les ciconiiformes, les gruiformes et les charadriiformes.


Article(s) complémentaire(s)
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Les informations de ce document ne sont valables qu’à la date d’impression et susceptibles de modifications ou corrections
http://www.immortelleegypte.com/  -¤-  Créé le 27-09-2005 - 19:39 - Modifié le 06-04-2012 - 10:34