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Immortelle Égypte, don du Nil, bénie des dieux, berceau des fils de Rê.
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Repères historiques


L’histoire de l’Égypte est l’histoire de toute l’humanité, histoire de la première civilisation qui a commencé depuis près de 7 000 ans. L’Égypte a préservé sa personnalité et ses caractéristiques à travers toutes les époques. Elle a présenté au monde un produit civilisateur dans toutes les époques : l’ère pharaonique et ses époques consécutifves, l’ère gréco–romaine, l’ère copte, l’ère islamique, l’ère moderne.


Durant près de trois millénaires, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l’Orient ancien, l’Égypte antique. Après de nombreuses invasions et occupations diverses, le pays tomba définitivement sous domination arabe au VIIe siècle de notre ère. Sa culture reste aujourd’hui encore fortement marquée par l’identité arabe, dont le président Nasser fut l’un des plus célèbres pionniers.

De nos jours l’Égypte musulmane s’inscrit dans un cadre politique moyen-oriental, imprégné par ses nombreux conflits avec l’État d’Israël.

Outre ses ouvrages monumentaux contemporains tels que le canal de Suez ou le barrage d’Assouan, elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que l’évolution des technologies nous permette de mieux en saisir la grandeur et la portée.

Extrait d’un article de Wikipédia  , l’encyclopédie libre


L’Égypte pharaonique


Le Néolithique et l’Enéolithique (6000-4500)
Le Néolithique (6000-4500) - Le Nil n’occupe plus qu’une partie de sa vallée. Développement de la population, artisanat prospère : outillage en pierre polie, poterie, vannerie, tissus, cuir…


L’Énéolithique (4500-4000) - Utilisation du cuivre dans l’outillage où les éléments lithiques continuent de dominer et apparition des premiers caractères d’écriture.
Période prédynastique (4000-3100)
Civilisations mérindiennes, badariennes et nagadiennes
Dynastie 0 - les “rois scorpions”

Développement de l’agriculture et de l’élevage, la civilisation égyptienne est en cours de formation.
Époque Thinite ou archaïque (3100-2700)
Unification des deux pays - Naissance de l’État pharaonique
Ière dynastie - Ménès (Narmer), Djer ; IIe dynastie - Peribsen , Khâsekhemoui.

Grandes tombes royales à Saqqara et à Abydos. L’unité est faite par la Haute-Égypte sous Narmer. La capitale est This. Fondation de Memphis, développement de l’écriture et mise en place du calendrier.
Ancien Empire ou époque memphite (2700-2200)
Apparition des premières constructions en pierre - Le temps des pyramides - Perfection de l’art
IIIe dynastie - Djoser ; IVe dynastie - Snéfrou, Chéops, Chephren, Mykérinos ; Ve dynastie - Sahourê, Néouserrê, Ounas. Pharaon devient fils de Rê (ou Râ), symbole de l’avènement du culte solaire ; VIe dynastie - Téti, Pépi Ier (plus de 50 ans de règne), Pépi II (le plus long règne : Quatre-vint-quatorze ans).

Période de prospérité économique et de grande civilisation. La capitale est Memphis. Construction des pyramides de Saqqara, Gizeh, Dachour, Meïdoum, Abou-Roach, Abousir. Occupation des oasis et raids commerciaux ou militaires tant en Nubie ou au Sinaï qu’en Asie. À la fin de la période, apparition d’un recueil funéraire royal : les “Textes de pyramides”.
Première période intermédiaire (2200-2033)
Révolution et chaos
VIIe-XIe dynasties - période très floue ; début de la XIe dynastie - dynastie thébaine, règnes de Montouhotep Ier et des Antef.

L’émiettement du pouvoir entre les mains de nomarques (gouverneurs) héréditaires a entraîné l’anarchie et finalement la division du pays en royautés multiples. Des bédouins venus d’Asie en profitent pour envahir le Delta. Apparition d’un recueil funéraire pour les particuliers : les “Textes des sarcophages”.
Moyen Empire ou premier Empire thébain (2033-1650)
Prospérité économique et expansion
fin de la XIe dynastie - réunification des deux pays par Montouhotep II ; XIIe dynastie - règne des Aménemhat et des Sésostris.

Les Thébains réunifient le pays et restaurent l’autorité royale à l’intérieur comme à l’extérieur. La Nubie est conquise et un réseau de forteresses est construit au Sud comme au Nord-Est. La capitale est Licht. Reprise des expéditions militaires ou commerciales vers la Syrie et le Sinaï. Apparition de textes sapientiaux et littéraires.
Deuxième période intermédiaire (1650-1540)
Période de troubles - Invasion des Hyksos - Nouvelles techniques de guerre (chars de combat)
XIIIe-XXVIIe dynastie - rois et capitales se succèdent fréquemment.

L’Égypte est envahie par les Hyksos venus d’Asie et qui installent leur capitale à Avaris. La Haute-Egypte reste pratiquement indépendante autour des chefs thébains qui finiront par expulser les envahisseurs.
Nouvel Empire ou second Empire thébain (1550-1069)
Période de paix et de prospérité. Construction des temples de Louxor et d’Abou Simbel.
Amhosis chasse les Hyksos et fonde la XVIIIe dynastie - règne des Aménophis, d’Hatchepsout et des Thoutmosis.
Troisième période intermédiaire (1069-664)
Le désordre s’installe à nouveau
XXIe dynastie - Règne de Smemdès et des Psousennès et de Siamon.
Temps des rois-prêtres. Scission entre Haute et Basse-Égypte. La capitale est à Tanis et les pontifes d’Amon règnent sur la Thébaïde.

XXIIe et XXIIIe dynasties - Règne des Osorkon et Chechanq.
Les Libyens prennent le pouvoir à Hérakléopolis. La capitale est à Bubastis.

XXVe dynastie - Règne de Pianky, Chabaka et Taharqa.
Après la conquête de Piankhy, les Éthiopiens gouvernent l’Égypte. La capitale est au Soudan, à Napata. Les Assyriens envahissent l’Égypte et mettent à sac Thèbes.
Basse époque (664-332)
Invasions libyenne, nubienne, assyrienne, perse, grecque. Déclin et guerre civile
XXVIe dynastie - Règne des Néchao, des Psammétique, et d’Amasis.
Avec l’aide des mercenaires grecs, les Assyriens sont chassés et le pays à nouveau réunifié. La capitale est à Saïs et la prospérité revient pour un temps, favorisant ainsi une production artistique exceptionnelle. Battus par les Perses à Péluse, les Égyptiens subissent une nouvelle invasion.

XXVIIe à XXIXe dynasties - Première domination perse : règne des Darius, des Xerxès et Ataxerxès.

XXXe dynastie - Dernière dynastie indigène : règne de Nectanébo Ier, Tachos et Nectanébo II.
Grande période de reconstruction des temples sur tout le territoire. La capitale est Sebennytos.

Après Nectnébo II, l’Égypte passe sous la seconde domination perse, avant d’être conquise successivement par Alexandre.
Époque grecque (332-30)
Fondation d’Alexandrie - Fin de l’Égypte souveraine
Alexandre le Grand envahit l’Égypte (dynastie macédonnienne). Règnes de Ptolémée Ier à Ptolémée XVI et enfin Cléopâtre (dynasties ptolémaïques ou lagides).
En savoir plus
sur l’Égypte pharaonique, voir le Livre des Rois


L’Égypte romaine et byzantine

Article récupéré sur l’encyclopédie Encarta 99
L’Égypte devient romaine après sa défaite à la bataille navale d’Actium et le suicide de Cléopâtre et de Marc-Antoine.

L’Égypte demeura une province romaine durant près de sept siècles. Source de richesses pour Rome, elle fut maintenue sous un régime d’administration proche de celui qui existait sous les Lagides. En revanche, Auguste craignant que le gouverneur de la province ne devînt un nouveau pharaon, la province égyptienne relevait personnellement de l’empereur et était gouvernée par un préfet de rang équestre. Justinien, au VIe siècle apr. J.-C., plaça l’armée sous un commandement séparé.

Durant la période romaine, l’Égypte connut une paix relative; sa frontière méridionale, à Assouan, n’était que rarement attaquée par les Éthiopiens. Alexandrie, grande métropole de l’Empire romain, était le centre d’un commerce prospère entre l’Inde, la péninsule d’Arabie et les pays méditerranéens. La culture romaine ne pénétra guère la société égyptienne, hellénisée sous les Ptolémées. Les Égyptiens demeurèrent d’ailleurs exclus de la citoyenneté romaine jusqu’à l’édit pris par l’empereur Caracalla, en 212.

Les empereurs romains, afin de se concilier le clergé, protégèrent la religion ancienne, achevèrent ou embellirent les temples commencés sous les Ptolémées et y firent graver leurs propres noms comme le faisaient les pharaons. On peut trouver leurs cartouches à Isna, Kom Ombo, Dendérah et Philae. Les cultes égyptiens d’Isis et de Sérapis s’étendirent dans tout le monde gréco-romain. Dans le même temps, le christianisme se développa. Il semble qu’il pénétra d’abord la communauté juive d’Alexandrie, ébranlée par deux révoltes contre l’occupant romain en 66 et 117. La foi chrétienne se diffusa assez rapidement au sein de la population égyptienne, qui manifestait ainsi son opposition à l’exploitation romaine. L’Égypte chrétienne adopta sa propre langue, le copte. Le monachisme chrétien naquit dans les déserts égyptiens; Alexandrie fut le berceau de l’arianisme. Lorsque, après le partage de l’Empire romain, en 395, l’Égypte devint byzantine, le patriarche d’Alexandrie avait acquis une grande puissance au sein de l’Église chrétienne et il bénéficia du soutien du pape contre son rival de Constantinople. Saint Cyrille, patriarche d’Alexandrie de 412 à 444, obtint la condamnation pour hérétisme de Nestorius, patriarche de Constantinople. Mais le pouvoir du patriarchat alexandrin devenait menaçant pour la papauté elle-même. Le successeur de Cyrille, Dioscore, qui avait défendu les thèses monophysites, fut déposé au concile de Chalcédoine, en 451. Le monophysisme, parce qu’il était condamné par Constantinople, fut, dès lors, adopté massivement par les chrétiens d’Égypte.


L’Égypte musulmane


Les califats
Dans un tel contexte, la population égyptienne n’opposa guère de résistance aux conquérants arabes, qui, en 640, sous la conduite du général arabe Amr, envahirent le pays. Dès 642, Alexandrie capitulait. L’Égypte relevait désormais du califat mais, comme dans l’ensemble de l’empire musulman en voie de constitution, les Égyptiens purent maintenir leur pratique religieuse en échange du paiement d’un impôt de capitation (jizyah) et d’un impôt foncier (kharaj).

Les Arabes n’apportèrent guère de modifications au système administratif byzantin, qu’ils ouvrirent cependant plus largement aux dhimmis (protégés) coptes.

Durant les deux siècles qui suivirent, l’Égypte fut dirigée par des gouverneurs appointés par le calife, chef de la communauté musulmane. L’arrivée de tribus arabes et le remplacement de la langue copte par l’arabe dans tous les documents officiels favorisèrent l’arabisation et l’islamisation de la société égyptienne. Dès 750, les chrétiens ne constituaient plus qu’un quart de la population. La rapidité avec laquelle s’opéra la conversion du peuple égyptien à l’islam s’explique en grande partie par la volonté d’échapper aux impôts spéciaux frappant les dhimmis. Mais l’islam proposait également une doctrine égalitariste séduisante et permettait aux Égyptiens, divisés par les querelles religieuses sous l’Empire byzantin, de refonder une communauté.

Sous les califes abbassides, la situation intérieure se dégrada au point que le pays fut confié en iqta, (sorte de fief) à l’oligarchie militaire turque qui dominait le califat de Bagdad. En 868, Ahmad Ibn Tulun, un Turc, fut nommé gouverneur militaire de l’Égypte. Il organisa une puissante armée et affranchit bientôt le pays de la tutelle abbasside, avant de conquérir la Syrie. En 905, l’armée abbasside reprit l’Égypte aux Tulunides, auxquels succédèrent, en 935, les Ikhchidites, autre dynastie turque. Ceux-ci ne purent résister à la puissance fatimide , qui s’étendait depuis 909 sur l’ensemble du Maghreb. En 969, l’Égypte et la Syrie furent conquises. Les souverains chiites fondèrent la nouvelle ville du Caire (al-Qahira, “la Victorieuse”) où ils établirent le siège de l’anticalifat et créèrent l’université islamique al-Azhar. La période fatimide fut prospère et culturellement féconde, jusqu’au règne d’Hakim (969-1021), mystique fanatique. Dès lors, l’agitation gagna l’armée, au sein de laquelle s’opposaient contingents mamelouks, formés par des esclaves de Turquie et de Circassie, contingents berbères et soudanais. À l’extérieur, la puissance fatimide était entamée par la perte du Maghreb, en 1045 et de la Syrie, enlevée par les Seldjoukides, en 1075. En 1099, les croisés prirent Jérusalem et s’établirent sur une partie du territoire palestinien.

La lutte contre les croisés fut menée par les troupes sunnites de Nur al-Din, atabeg d’Alep, qui furent appelées à prêter main forte aux Fatimides, menacés sur leur territoire par les armées croisées, en 1168. Saladin, l’un des généraux de Nur al-Din, fut nommé vizir d’Égypte et fonda sa propre dynastie, celle des Ayyubides. Saladin restaura l’orthodoxie sunnite en se plaçant sous l’autorité (nominale) du calife abbasside et institua un enseignement coranique unifié, en créant des médersas. Il reconquit sur les croisés la plus grande partie de la Syrie et de la Palestine, et fit de l’Égypte une puissance militaire, dominant un vaste ensemble s’étendant jusqu’à la Mésopotamie. Cependant, la puissance ayyubide fut rapidement minée, après la mort de son fondateur, par les querelles intestines. Elles permirent aux chefs mamelouks d’imposer leur pouvoir. Appelés à combattre les chrétiens de la neuvième croisade contre le roi de France, Louis IX ( Saint Louis ), les mamelouks renversèrent les Ayyubides et installèrent leur propre gouvernement en 1250.
Les mamelouks
La première dynastie de sultans mamelouks, les Bahrites, gouverna l’Égypte jusqu’en 1382. Certains furent des dirigeants remarquables, tel Baybars Ier, qui arrêta, en 1260, l’avancée des Mongols. Deux autres invasions mongoles furent repoussées par les mamelouks, qui chassèrent également les croisés de la région auxquels ils reprirent Acre, leur dernière place forte en Palestine. À la fin du XIIIe siècle, le sultanat s’étendait vers le nord jusqu’aux frontières de l’Asie Mineure. L’Égypte, dotée d’une administration modèle, détenait le monopole du commerce des épices vers l’Occident chrétien et commerçait, malgré l’interdiction papale, avec les Vénitiens et les Génois. Au Caire, furent édifiés de somptueux monuments.

La seconde dynastie de sultans mamelouks, les Burjites, d’origine tcherkesse, renoua avec l’instabilité politique et les luttes de pouvoir. La situation économique se dégrada : avec la découverte de la route du cap de Bonne-Espérance, en 1498, l’Égypte perdit son rôle commercial. Désormais, la route des Indes passait par l’Afrique du sud. En Asie Mineure, une nouvelle puissance était née après la prise de Constantinople, en 1453, par les Turcs Ottomans. En 1517, l’Égypte fut conquise par les troupes du sultan ottoman Sélim Ier.

L’Égypte demeura sous la suzeraineté de l’Empire ottoman jusqu’au démembrement de celui-ci, après la Première Guerre mondiale. En réalité, les Turcs n’exercèrent un contrôle réel sur le pays que durant une période très brève. Les mamelouks, en effet, continuèrent d’être employés dans les gardes personnelles des 24 beys, qui gouvernaient les districts sous l’autorité du pacha, lequel était nommé à la tête de la province par la Sublime Porte. Très rapidement, ils devinrent à leur tour gouverneurs et s’assurèrent la plus grande part du produit de l’impôt perçu au nom du pacha. L’armée demeurait également contrôlée par ces militaires indisciplinés.

En 1757, Ali Bey, dirigeant mamelouk, prit le titre de cheikh al-Balad (“chef du pays”) et proclama son indépendance vis-à-vis du sultan ottoman. Celui-ci rétablit ensuite son autorité, qui ne fut plus que nominale.

Livré à l’anarchie, le pays déclina et les trente dernières années du XVIIIe siècle furent marquées par des épidémies de peste et des famines qui réduisirent la population à 4 millions d’âmes à peine. Cette situation favorisa la mainmise des Européens, Français, Russes et Britanniques qui, bénéficiant du régime des capitulations sur tout le territoire de l’Empire ottoman, prirent le contrôle du commerce.


L’Égypte moderne


La réforme de Méhémet Ali
La rivalité entre Français et Britanniques motiva l’occupation du pays en 1798 par l’armée française, conduite par Bonaparte. Dans sa campagne d’Égypte, Bonaparte avait emmené une équipe de savants qui furent à l’origine de la redécouverte de la civilisation égyptienne antique par les Européens. Durant les trois années d’occupation française, débuta la modernisation du pays : l’administration et les finances furent réorganisées sur le modèle européen ! ; un programme de remise en état des infrastructures fut lancé tandis qu’était instauré un conseil général, composé d’ulémas (docteurs de la loi) et de notables. En 1801, une alliance anglo-ottomane, bénéficiant du soutien populaire, contraignit le général Menou, qui s’était converti à l’islam, à quitter le pays. Après le retrait des troupes britanniques, le désordre s’installa mamelouks et Ottomans luttant pour reprendre le pouvoir qui échut finalement à Méhémet Ali, général ottoman d’origine albanaise. Celui-ci reçut, lors de son coup de force, l’appui des ulémas, lesquels se refusaient à abandonner le pouvoir perdu depuis le début de l’occupation ottomane et recouvré grâce aux Français. En 1805, cédant à leurs instances, le sultan ottoman reconnut Méhémet Ali qui fut nommé pacha d’Égypte.

L’autorité du nouveau gouverneur ne fut cependant affermie qu’en 1811, après qu’il eut fait massacrer les dirigeants mamelouks. Méhémet Ali, qui avait modernisé l’armée égyptienne avec l’aide des conseillers militaires français, engagea alors des troupes dans une série de guerres de conquête, menées au nom de la Sublime Porte, mais dont il espérait tirer un profit personnel.

La première campagne l’opposa aux Wahhabites d’Arabie. En 1812, il occupa les villes saintes de l’islam, La Mecque et Médine. En 1819, la province du Hedjaz fut conquise, puis ce fut le Soudan qu’il attaqua cette fois pour son compte, afin de contrôler le commerce caravanier avec l’intérieur du continent africain.

Ses conquêtes ne laissaient pas d’inquiéter les puissances européennes, au premier rang desquelles la Grande-Bretagne, qui ne souhaitait pas le voir contrôler la route des Indes. Lorsque Méhémet Ali intervint, à la demande du sultan, pour réprimer le soulèvement nationaliste grec , il se heurta aux Européens : en 1827, la flotte égyptienne fut détruite à Navarin. En 1831, les troupes égyptiennes conduites par Ibrahim Pacha, fils de Méhémet Ali, envahirent la Syrie et entrèrent ainsi en conflit avec le suzerain turc, dont l’armée fut défaite. Dès 1833, les Égyptiens menaçaient la capitale ottomane, Istanbul. Une fois de plus, la Russie, la Grande-Bretagne et la France intervinrent, cette fois pour protéger le sultan. Méhémet Ali dut se retirer mais il gardait la Syrie. En 1840, toutefois, la flotte britannique le contraignit à abandonner ce pays. Il obtint, en contrepartie, de la Porte, le titre héréditaire de vice-roi d’Égypte et du Soudan.

Sur le plan intérieur, Méhémet Ali prit exemple sur l’Europe afin de hisser son pays au rang des nations développées. Il modernisa le pays, encouragea la culture industrielle du coton, développa les infrastructures et dota le pays d’un réseau d’instituts techniques. Ses ambitieuses réformes contribuèrent à raviver le sentiment national égyptien.
Faillite et domination étrangère
Après la mort de Méhémet Ali en 1849, l’Égypte subit de plus en plus l’influence européenne. Les guerres et les grands travaux avaient grevé le budget de l’État. Poursuivant la politique de modernisation, les successeurs de Méhémet Ali, Abbas Ier, Saïd Pacha et Ismaïl Pacha, accumulèrent une dette considérable, en grande partie générée par les travaux de percement du canal de Suez. Le canal fut inauguré en 1869. L’Égypte retrouvait ainsi sa position stratégique sur les routes commerciales maritimes!; elle allait y perdre son indépendance. En 1875, Ismaïl qui avait obtenu du sultan le titre de khédive fut contraint de céder aux Britanniques les parts détenues par l’État égyptien dans la société du canal de Suez. L’année suivante, une commission franco-britannique prit en charge les finances égyptiennes au travers d’une Caisse de la dette publique. En 1879, le sultan ottoman destituait Ismaïl au profit du fils de celui-ci, Tawfiq Pacha, plus docile. L’ingérence européenne suscita au sein de l’armée une opposition nationaliste. En 1882, éclatait une révolte, menée par Ourabi Pacha. Les exactions perpétrées par les insurgés contre les coptes, tenus pour complices des Britanniques, servirent de prétexte à l’occupation militaire du pays par ces derniers. Les troupes britanniques allaient se maintenir en Égypte jusqu’en 1955, date à laquelle elles évacuèrent la zone du canal de Suez.
Le protectorat britannique
L’Égypte demeura nominalement sous la suzeraineté de l’Empire ottoman ; le khédive continua de régner, le Premier ministre de gouverner. Mais le véritable dirigeant du pays était en réalité le consul général britannique.

La domination européenne entraîna dans l’ensemble du monde arabo-musulman une réforme religieuse et une renaissance culturelle (nahda) indissociable de l’essor du nationalisme. Muhammad Abduh, le mufti de la mosquée al-Azhar, fut l’une des figures de proue de la nahda égyptienne : il prônait tout à la fois un retour à l’islam originel, plus égalitaire, et l’ouverture du monde musulman à la science moderne, conditions nécessaires à ses yeux pour relever le défi de la modernité et contrebalancer la puissance de l’Occident. En 1899, fut fondé le Parti national égyptien, dirigé par Mustapha Kamil, avocat formé en France. Abbas II Hilmi, successeur de Tawfiq, encouragea le mouvement nationaliste.

En 1904, la suprématie de la Grande-Bretagne sur l’Égypte et le Soudan (où avait été établi un condominium anglo-égyptien) fut consacrée par un accord avec la France, conclu après la crise de Fachoda. Le protectorat britannique ne fut officiel qu’après le déclenchement des hostilités avec la Turquie ottomane en octobre 1914 . Les activités nationalistes furent interdites et Abbas II déposé. Les années de guerre furent particulièrement dures pour les fellahin égyptiens, enrôlés pour creuser des tranchées et contraints de livrer leur bétail à l’armée. Le mécontentement suscité par la politique britannique déboucha sur la recomposition du mouvement nationaliste et la reprise de ses activités.


La monarchie


Au lendemain de l’armistice, une délégation (Wafd) fut formée par les nationalistes laïcs, qui entendaient négocier avec les Britanniques l’avenir de leur pays. La délégation ne fut jamais reçue : son chef, Saad Zaghlul Pacha, fils d’un paysan aisé de Basse-Égypte, formé en France comme Mustafa Kamil, fut arrêté et exilé. Les nationalistes ne désarmant pas, Londres déclara unilatéralement l’indépendance de l’Égypte. Le successeur de Hussein devint roi sous le nom de Fouad Ier. Les Britanniques, toutefois, se réservaient le contrôle de la défense et des affaires étrangères ainsi que le droit d’entretenir des troupes sur le territoire égyptien et celui d’intervenir militairement si leurs intérêts se trouvaient menacés.

La Constitution adoptée en 1924 instaurait un pouvoir législatif bicaméral, fortement contrôlé par le pouvoir exécutif, détenu par le roi qui nommait le Premier ministre. Victorieux aux élections législatives de janvier 1924, le Wafd allait dominer la vie politique pendant trente années, durant lesquelles le Parti nationaliste rivalisa pour le contrôle du pouvoir effectif avec le roi. Cette lutte fut habilement exploitée par la Grande-Bretagne qui soutint tour à tour le Wafd et le monarque.

En 1936, après la mort du roi et un nouveau triomphe du Wafd aux élections, la Grande-Bretagne et l’Égypte signèrent un traité qui devait régler les points réservés dans la déclaration d’indépendance de 1922. Les troupes britanniques se retirèrent de la plus grande partie du territoire égyptien, mais demeuraient stationnées dans la zone du canal de Suez. Une clause prévoyait qu’elles pouvaient se redéployer en cas de menace sur la libre circulation maritime. La signature du traité ne fut pas seulement motivée par la victoire électorale des nationalistes. L’année précédente, l’Italie fasciste avait envahi l’Éthiopie.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, l’Égypte ne s’engagea pas aux côtés des Alliés, mais fut utilisée comme base militaire par ceux-ci. Pourtant, lorsque le maréchal Rommel lança, depuis la Libye, une offensive en direction du canal de Suez, les Britanniques sommèrent le roi Farouk de rappeler Nahas Pacha, dirigeant du Wafd. Ce dernier coopéra totalement avec les Britanniques, attitude qui discrédita le Wafd dans la population. La position du mouvement des Frères musulmans, organisation islamiste fondée en 1928 (avec le soutien tacite des Britanniques), en fut renforcée, et, au sein de l’armée, se constitua clandestinement un comité des officiers libres, rassemblant de jeunes officiers nationalistes et progressistes.

Sans avoir recouvré sa souveraineté, l’Égypte s’engagea, en 1948, dans la première guerre arabe contre Israël en 1948. La défaite exacerba l’agitation antigouvernementale. En 1951, Nahas Pacha, tentant de se concilier l’armée, dénonça les accords britannico-égyptiens de 1936. Farouk se proclama roi d’Égypte et du Soudan. Le pouvoir réagissait trop tardivement : en juillet 1952, les officiers libres déposèrent le roi. En décembre, la monarchie était abolie. Le mois suivant, les partis politiques étaient interdits.


L’Égypte de Nasser


Le 18 juin 1953, la république d’Égypte était proclamée. Les putschistes désignèrent comme président de la nouvelle République le général Mohamed Néguib, qui n’était pas l’un des leurs, mais jouissait d’un grand prestige. Il fut remplacé deux ans plus tard par Gamal Abdel Nasser, qui concentra l’essentiel du pouvoir exécutif. En juillet 1956, Nasser fut officiellement élu président.

Nasser mena une politique de répression contre les communistes et les Frères musulmans et se montra suffisamment pro-occidental pour obtenir l’évacuation totale de l’Égypte par les forces britanniques dès 1954 (deux ans plus tôt que prévu). En avril 1955, à la conférence de Bandung, il s’affirmait comme l’un des champions du non-alignement, aux côtés du Yougoslave Tito et de l’Indonésien Suharto.

Pourtant, les pays occidentaux refusant de lui vendre des armes, principalement destinées à poursuivre le combat contre Israël, Nasser se tourna vers le bloc soviétique. Après que ses demandes de prêt pour le financement du barrage d’Assouan eurent été rejetées par les États-Unis, le dirigeant égyptien nationalisa, en juillet 1956, le canal de Suez, source potentielle de revenus. La France et la Grande-Bretagne, principaux actionnaires de la Compagnie du canal de Suez, s’allièrent à Israël pour occuper la zone en 1956. Fait rarissime en cette période de guerre froide, les États-Unis et l’URSS s’entendirent pour obliger les trois alliés à évacuer le territoire égyptien et une force des Nations unies fut placée en tampon entre l’Égypte et Israël.

La crise de Suez conféra à Nasser un certain prestige au sein du monde arabe, dont celui-ci entendait faire l’unité derrière l’Égypte. Le 1er février 1958, une union fut scellée avec la Syrie, qui forma une République arabe unie (RAU), à laquelle fut associé, le 8 mars, le Yémen. Cette entreprise ne dura que trois ans. Une nouvelle tentative de fédération arabe, entre l’Égypte, la Syrie et l’Irak, en 1963, connut le même échec.

Sur le plan intérieur, Nasser choisit la voie du “socialisme arabe” à partir de 1961, donnant à l’État l’essentiel de l’initiative économique, en vue de mieux répartir la richesse nationale. Les timides avancées, plus symboliques qu’effectives, furent annulées par l’implication de l’Égypte dans plusieurs guerres au cours des années 1960.

En 1962, les troupes égyptiennes intervinrent dans la guerre civile opposant, au Yémen, les républicains aux forces monarchistes. Cette intervention fut non seulement coûteuse, matériellement et humainement, mais elle dressa contre le régime nassérien l’Arabie Saoudite. La monarchie wahhabite, pro-occidentale et porteuse d’un projet concurrent d’unification du monde arabe (au sein de la umma musulmane), s’opposa par la suite à tous les efforts déployés par Nasser pour rassembler les États arabes, qu’il s’agît de favoriser la coopération économique ou de promouvoir une solidarité politique.

L’Égypte nassérienne joua néanmoins le premier rôle au sein de la Ligue arabe, prenant la direction du combat contre Israël, un moyen pour Nasser de précipiter l’unité arabe. La création de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) fut largement favorisée par l’Égypte. Les mesures prises par le raïs, en mai et juin 1967 (fermeture du détroit de Tiran, retrait des forces onusiennes ), contribuèrent largement au déclenchement de la guerre des Six-Jours. L’armée israélienne occupa rapidement toute la péninsule du Sinaï. La défaite égyptienne entama le prestige de Nasser et plaça le pays sous une dépendance plus étroite vis-à-vis de l’Union soviétique. Ce fut sous la pression de Moscou qu’en juillet 1970 Nasser accepta le plan Rogers, prévoyant un long cessez-le-feu avec Israël.

Le raïs mourut subitement en 1971. Anouar al-Sadate, collaborateur de longue date de Nasser, fut choisi pour lui succéder.


La présidence de Sadate


Dès les premières années de présidence, Sadate réorienta la politique intérieure. Contre l’encadrement socialiste de l’économie, il opta pour la libéralisation économique. Il libéra les prisonniers politiques incarcérés sous Nasser et desserra quelque peu le contrôle qui pesait sur la presse.

En revanche, il sembla d’abord s’inscrire dans la continuité de la politique menée par son prédécesseur à l’égard d’Israël. Il s’agissait en fait pour Sadate de laver l’humiliation de 1967 afin d’être en position de force pour une négociation ultérieure. Les escarmouches entre les deux pays n’avaient jamais cessé et cette “guerre d’usure” affaiblissait l’économie égyptienne. Sadate prépara habilement la revanche, se réconciliant avec l’Arabie Saoudite, qui finança ses achats d’armes à l’Union soviétique. Le 6 octobre 1973, jour de la fête religieuse juive du Yom Kippour et au milieu du Ramadan, mois de jeûne pour les musulmans, l’Égypte déclencha la quatrième guerre israélo-arabe.

L’effet de surprise joua d’abord en faveur des Égyptiens, mais les Israéliens reprirent rapidement le dessus et purent encercler les unités égyptiennes dans les faubourgs de Suez. Les Nations unies imposèrent alors un nouveau cessez-le-feu et une ligne d’armistice fut établie, protégée par les forces de l’ONU, entre les armées égyptienne et israélienne.
La paix avec Israël
Si l’Égypte n’avait pas gagné la guerre du Kippour, elle avait cependant démontré sa valeur militaire en traversant le canal de Suez dont la rive orientale était occupée par les Israéliens. Fort de ce demi-succès, qui avait redonné confiance au peuple égyptien, et appuyé par le secrétaire d’État américain Henry Kissinger, Sadate ouvrit les pourparlers avec Israël. En novembre 1977, il fut le premier chef d’État arabe à se rendre en visite en Israël. En septembre 1978, après de longues négociations qui se déroulèrent, sous l’égide du président américain Jimmy Carter, à Camp David, dans le Maryland , Sadate et le Premier ministre israélien, Menahem Begin, s’accordaient, en septembre 1978, sur les principes d’un règlement du conflit israélo-égyptien. Un traité de paix entre les deux pays, reprenant les accords de Camp David, fut signé à Washington le 26 mars 1979. Il prévoyait notamment la restitution du Sinaï, effective en 1982, et le retrait des troupes israéliennes de la zone de Suez. La réouverture du canal intervenait à un moment opportun pour l’économie israélienne. Surtout, l’Égypte, par cette paix, obtint une substantielle aide américaine. Elle perdit, en revanche, sa place au sein de la Ligue arabe, dont le siège fut transféré du Caire à Tunis.

Accusé de traîtrise par les plus intransigeants des dirigeants arabes, Sadate fut, dans son pays, la cible des islamistes, qui exploitaient également la crise sociale et économique. Le pouvoir répondit à leurs attaques par la répression, arrêtant et emprisonnant des centaines d’opposants et limitant la liberté de la presse. C’est dans ce contexte qu’Anouar al-Sadate fut assassiné par des extrémistes le 6 octobre 1981, au cours d’une parade militaire commémorant la guerre du Kippour.


L’Égypte de Moubarak


Le vice-président Hosni Moubarak succéda à Sadate. S’il maintint l’Égypte dans le camp occidental et ne rejeta pas la paix avec Israël, il consacra ses efforts à améliorer les relations avec les pays arabes.

En janvier 1984, l’Égypte réintégra la Conférence islamique. L’ostracisme fut définitivement levé en 1989, lorsque l’Égypte fut à nouveau acceptée au sein de la Ligue arabe. Cette politique modérée permit au pays de jouer un rôle important dans le règlement du conflit israélo-arabe. Elle fut l’hôte ou l’initiatrice de nombreux sommets, de dimension régionale et internationale. En mars 1996, alors que le processus de paix en Palestine était menacé par une vague d’attentats terroristes, Hosni Moubarak accueillit, à Charm al-Cheik, une conférence réunissant, aux côtés des représentants des grandes puissances, la quasi-totalité des dirigeants des pays du Proche-Orient, y compris le Premier ministre israélien.

Moubarak tenta de réduire les effets inégalitaires de la politique économique conduite par Sadate, et accepta une relative libéralisation de la vie politique. Cependant, à partir de 1984, la radicalisation d’une partie des mouvements islamistes, entrés dans une véritable guérilla contre le pouvoir, entraîna en retour un durcissement du pouvoir, qui frappa également le mouvement des Frères musulmans, dont les élections de 1987 confirmèrent l’influence croissante au sein de la société égyptienne. Les groupes radicaux, Jihad et Jamaa islamiya, sont particulièrement actifs en Haute-Égypte dans la région d’Assouan, où la communauté copte est la première victime de la violence islamiste. À partir de 1992, le conflit entre autorités et islamistes a pris un tour plus dramatique encore, marqué par des attentats terroristes contre les sites touristiques et les assassinats ou les tentatives d’assassinat contre des figures de la société égyptienne laïque. En 1995, l’écrivain Naguib Mahfouz fut ainsi agressé. En juin, le président Moubarak lui-même échappa à une tentative d’attentat, revendiqué quelques semaines plus tard par la Jamaa islamiya alors qu’il se trouvait à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, pour un sommet de l’Organisation de l’unité africaine. Cet événement accrut la tension existant avec le Soudan, depuis que ce pays a choisi de mener un destin séparé en 1956, et le gouvernement soudanais fut une nouvelle fois mis en cause pour son soutien aux islamistes. Cependant, une normalisation progressive des relations entre les deux pays s’est opérée.

L’Égypte est demeurée confrontée aux problèmes sociaux créés par les réformes économiques et à la poursuite des attentats et des assassinats islamistes. Le pays a connu une réduction de l’inflation, du déficit public et de la dette extérieure et une croissance du PIB, et le gouvernement a accéléré le programme de privatisations. Cependant, le chômage a crû, tandis que les classes les plus défavorisées représentaient près de 40 % de la population. La situation s’est trouvée aggravée par la très importante baisse des recettes du tourisme au lendemain de l’attentat de Louksor en novembre 1997. Le massacre de 57 touristes par un commando de la Jamaa islamiya a mis au jour la désorganisation des services de sécurité, incapables de protéger les sites touristiques, et porté un coup au régime de Moubarak. Toujours en 1997, Nous assistons au début des travaux sur le canal de Toskha.

En 2000, Moubarak accomplit la première visite d’un chef d’État au Liban depuis 1959. Le 1er juillet : décès de la Bégum Om Habibeh, épouse de l’Agha Khan.

2002, Recul du tourisme après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. L’économie égyptienne est en crise et la livre est dévaluée.

2004, Nomination d’Ahmed NAZIF au poste de Premier ministre. Formation d’un nouveau gouvernement (Juillet). Octobre : des attentats à la bombe dans des sites touristiques du Sinaï (Taba et Noueiba) font 34 victimes.

2005, Réforme constitutionnelle instituant l’élection du Président de la République au suffrage universel direct (25 mai). Septembre, le président sortant, jusqu’alors reconduit par référendum, est élu pour un cinquième mandat de six ans, à la faveur du premier scrutin pluraliste (suffrage universel direct, mais entaché de fraude) de l’histoire du pays. Pour la première fois, plusieurs candidats étaient en lice. Les élections législatives du mois de novembre suivant confirment la suprématie du parti présidentiel, mais révèlent une forte percée des Frères musulmans (mouvement interdit mais toléré) qui deviennent le principal parti d’opposition au Parlement, avec 20 % des sièges. Décembre, remaniement gouvernemental.

2006, En avril un triple attentat dans une station balnéaire du Sinaï fait 18 morts.


Catégorie / Titre : Fiche pays / Repères historiques
Date de création : 12/10/2004 - 09:22  -¤-  A été modifié le : 20/12/2007 - 11:03

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