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L’Égypte pharaonique

Panorama de plus de 5000 ans d’histoire en un clin d’œil !
» Deuxième Période Intermédiaire ¤ 1710-1550


picto troubles

De la fin de la XIIIe à la XVIIe dynastie


Les époques que nous qualifions d’« obscures » sont ainsi appelées surtout en raison de notre ignorance. C’est particulièrement le cas en Égypte pour la Deuxième Période intermédiaire, dont on a du mal à cerner la tonalité.

Le royaume d’Égypte se morcelle et des populations sémites d’Asie intérieure chassées par les invasions indo-européennes dans l’Asie intérieure, s’infiltrant lentement du nord-est du pays, arrivent très nombreux, surtout dans le Delta. Venus de Syrie-Palestine, ils sont appelés les Hyksos, les « princes des pays étrangers ». Les rois des XIIIe et XIVe dynasties ont non seulement des règnes brefs mais leur grand nombre laisse penser qu’il y eut alors des dynasties parallèles, les unes au nord, les autres au sud.



Égypte pharaonique : différentes époques son l’histoire
Diagramme de l’Histoire d’Égypte

XIIIe dynastie

XIVe dynastie
XV-XVIe dyn
XVIIe dynastie
 
- (fin) Parmi les principaux rois : Aménémès V, Aménémès VI, Sobekhotep Ier, Hor Ier, Aménémès VII […]
  Sésostris IV, Neferhotep III, Mentouhotep V, Sobekhotep VIII et IX
- (parallèle, quelques rois) Nehsy, Sehebrê, Merdefarê, Nebdjefarê, Oubenrê, Sekheperenrê, Djed-Kherourê
- (hyksos) Salitis, Chéchi, Yaqoub-Har, Khyan, Apophis Ier, Khamoudi, Apophis II, Aazehrê, Apophis III
- (thébaine) Antef V, Rahotep, Antef VI, Sobekemsaf, Djehouty, Montouhotep VII, Nebiryaou Ier,
  Souserenrê, Sobekemsaf II, Antef VII, Taâ Ier, Taâ II, Kamosis (Kamès)


Les égyptologues n’ont de cesse de reconstituer un puzzle dont les seuls éléments de réponse viennent de l’historien Manéthon et des maigres vestiges du passé. Les dates délimitant cette période de transition sont la mort de Sobekneferourê, considérée comme la dernière reine de la XIIe dynastie, vers 1793 avant J.-C., et la prise du pouvoir par Amhosis, vers 1550 avant J.-C., soit un peu plus de deux siècles pour lesquels nous possédons une vertigineuse liste de rois dont beaucoup ont régné parallèlement.

Peut-être faut-il y ajouter un grand nombre de nomarques vivant en potentats et s’affublant de noms royaux. C’est ainsi que les XIIIe et XIVe dynasties chevauchent les XVe et XVIe dynasties « hyksos » et la XVIIe dynastie thébaine, issue de la vielle noblesse de la XIIIe dynastie et partie en guerre contre les Hyksos. C’est de Thèbes (Ouaset) que partira la reconquête.


Après l’âge d’or, les temps obscurs : le règne des Hyksos


À la faveur d’un vaste mouvement de population qui a commencé dès le milieu du Moyen Empire, les Hyksos  s’installent et, profitant de la grande faiblesse des pharaons de la XIIIe dynastie, s’emparent du pouvoir. Ils fondent Avaris (Het Ouaret), ville du Delta, qui devient leur capitale. À la fin du XVIIIe siècle, Salitis, leur chef, fonde sa propre dynastie et règne une vingtaine d’années. Il y aura deux dynasties Hyksos : la XVe et la XVIe, entre -1730 et -1580.

Galerie de portraits

 
 Un dénommé Didoumès

L’historien juif, Joseph (1er siècle de notre ère), nous traduit Manéthon qui relate le règne d’un roi obscur nommé Didoumès :

Sous son règne, je ne sais pourquoi, la colère divine souffle contre nous, et à l’improviste, un peuple d’une race inconnue, venue de l’Orient, eut l’audace d’envahir notre pays, et sans difficulté, ni combat, s’en empara de vive force ; ils se saisirent des chefs, incendièrent sauvagement les villes, rasèrent les temples des dieux et traitèrent les indigènes avec la dernière cruauté, égorgeant les uns, emmenant comme esclaves les enfants et les femmes des autres.

À la fin, ils firent roi l’un des leurs, nommé Salitis. Ce prince résida à Memphis, leva des impôts sur le haut et le bas pays, et laissa une garnison dans les places les plus convenables. Surtout il fortifia les régions de l’est, car il prévoyait que les Assyriens, un jour plus puissants, convoiteraient son royaume et l’attaqueraient. Comme il avait trouvé dans le nome Sethroïte une ville d’une position très favorable, située à l’est de la branche bubastite du delta du Nil, et appelée, d’après un ancienne tradition, Avaris, il la colonisa et la fortifia de très solide murailles ; il y établit, en outre, une multitude de soldats puissamment armés, 240 000 environ, pour la garder. Il y venait l’été, tant pour leur mesurer le blé, et payer leur solde que pour les exercer soigneusement par des manœuvres, afin d’effrayer les étrangers.

Après un règne de 19 ans, Salitis mourut. Ensuite un second roi nommé Bnôn, occupa le trône pendant 44 ans. Son successeur, Apachnan, régna 36 ans et sept mois ; puis Apophis, 61 ans, et Jannas régna 50 ans et un mois ; après eux tous, Assis, 49 ans et 2 mois. Tels furent chez eux les six premiers princes, tous de plus en plus avides de détruire jusqu’à la racine le peuple égyptien.
 
 

L’autorité des Hyksos semble ne pas avoir été très forte sur la partie sud du pays, et les pharaons règnent plutôt sur des petites principautés qui n’acceptent leur autorité que sur un royaume fort et unifié. La population locale supporte l’implantation hyksos et cohabite assez aisément avec ses nouveaux maîtres. D’ailleurs, que le pharaon soit un Hyksos installé à Avaris (Het ouaret) ou un Égyptien trônant à Memphis (Men-nefer) ou à Thèbes (Ouaset), la vie de la majorité des Égyptiens ne change pas : beaucoup de travail dans les champs, les marais et les chantiers.

La couronne Hyksos
La couronne Hyksos

Relations extérieures

La Basse-Égypte a conservé une activité commerciale très importante sous la domination des Hyksos. Les routes commerciales vers le Sinaï et la Palestine sont restées ouvertes et les Hyksos se sont alliés avec les Éthiopiens. Ces derniers revendiquaient les territoires du nord jusqu’à la première cataracte d’Éléphantine (Abou). Ils formaient une nation indépendante, avec une culture propre, et ont établi leur capitale à Kerma.

Vie sociale et intellectuelle : l’influence des Hyksos sur la société égyptienne

Les Hyksos sont de redoutables guerriers : habiles au maniement des armes, ils utilisent le “harpé”, un arc asiatique en forme de faucille, et introduisent les chars de combat tirés par des chevaux.


Ces nouveaux rois conservent leurs coutumes, mais s’imprègnent peu à peu des mœurs et des idées égytiennes. Ils adoptent les titulatures royales égyptiennes, se disent « fils de Rê », choisissent des noms égyptiens pour leurs enfants, écrivent le leur avec des hiéroglyphes, qu’ils mettent dans des cartouches, et copient le style des statues du Moyen Empire. Ils acceptent également les dieux égyptiens et tout particulièrement Seth, le dieu du Delta, maître des pays étrangers et des déserts qui avait des affinités avec leur Baal, mais aussi . Ils entreprirent aussi la construction d’édifices et de temples. Les statues, stèles et autres œuvres d’art de leur époque, sans avoir la beauté des chefs-d’œuvre du Moyen Empire, sont loin d’être négligeables du point de vue artistique. C’est à la période hyksos qu’on doit quelques-unes des meilleures copies d’œuvres littéraires ou scientifiques égyptiennes. Tout se passe donc comme si les rois hyksos avaient, en fait, encouragé la vie intellectuelle de l’Égypte, en dépit des assertions des Thébains, qui, plus tard, ont voulu les présenter comme de purs barbares.

Différentes armes Hysos : épées, haches, pointes de flêches

Si les Hyksos profitent de la richesse de l’Égypte et de sa brillante civilisation, les Égyptiens mettent eux aussi à profit la période hyksos. Ils assimilent les nouveaux procédés pour fabriquer des armes : poignards, harpés, et pour rattraper leur retard « technique » en quelques années. Ils améliorent ainsi le travail du bronze et apprennent à utiliser le char tiré par le cheval, qui leur permettra dans les siècles à venir de gagner de nombreuses batailles et les scribes créeront pour l’occasion le hiéroglyphe du cheval. Ils apprennent d’autres techniques apportant des améliorations du tour de potier et le métier à tisser vertical. C’est également à cette époque que le zébu fut introduit en Égypte. Le chariot fit également son apparition. Les égyptiens découvrirent encore de nouveaux fruits et légumes (grenade et olive), des instruments de musique (lyre, hautbois, tambourin). Du côté vestimentaire, les Hyksos amènent un tissu plissé qui sera très à la mode sous Thoutmosis III.

Statue de Sementaouy et de Rouiay, vêtus de jupes plissées
Sementaouy et son épouse RouiayTous deux arborent des jupes en tissu plissé, introduit en Égypte par les Hyksos.
Musée du Louvre, Paris
© Éditions Atlas - Photo : RMN/H, Lewandowski
bouton+.gif Sementaouy vous en dit plus…

Mais la conséquence essentielle de cette période est peut-être une plus grande ouverture vers l’Asie. Certes, les Égyptiens avaient déjà des relations avec le Proch-Orient, mais toujours, semble-t-il, en position de supériorité. La domination hyksos marqua peut-être un renversement des relations.Ldevait à présent compter avec la puissance moyen-orientale, dont le poids sous le Nouvel Empire sera tel que le panthéon égyptien adoptera des divinités étrangères, notamment Astarté.

De Salitis à Apophis III, qui règne environ quarante ans, le royaume d’Égypte reste sous la domination hyksos.


La reconquête


L’histoire de la reconquête du pays par les rois thébains nous est connue par deux sources littéraires : un conte du Nouvel Empire, la Querelle d’Apophis et de Séqénenrê (Papyrus Sallier I, British Museum) et le récit funéraire d’un vétéran de cette guerre, Ahmès fils d’Abana.

 
 « La querrelle de Seqenenrê et d’Apopi »

Seqenenrê, avant-dernier roi de la XVIIe dynastie, et le souverain hyksos Apopi inspirèrent La Querelle de Seqenenrê et Apopi, un conte connu grâce à une copie de la XIXe dynastie. Le récit confirme l’adoration des Hyksos pour Seth :

Le Roi Apopi, vie, santé, force, fit de Seth son maître, et il ne servait aucun des dieux qui étaient dans le pays entier excepté Seth. Il lui construsit un temple en travail bon et éternel, à côté de la demeure du roi Apopi.

Le conte se situe avant la guerre opposant la XVIIe dynastie thébaine à la XVIe, d’origine hyksos. Apopi y est présenté avec toute la déférence due à un roi légitime, alors que le Thébain Seqenenrê est appelé seulement « chef de la ville du sud ». L’auteur dépeint la suzerainté des Hyksos, malgré les prémices de la révolte. Apopi se plaint :

Fais qu’on abandonne l’étang des hippopotames qui est à l’est de ta ville, car ils empêchent que le sommeil me vienne de jour et de nuit.

On ne connaît pas la suite, car le papyrus s’arrête brusquement, mais nul doute qu’Amon-Rê, présenté comme seigneur de Seqenenrê devait y intervenir.
 
 

 
 Ahmes fils d’Abana

L’implication de sa famille remontait à loin, puisque son « père était [déjà] un soldat du roi de Haute et Basse-Égypte, Seqenenrê le Justifié ». Amhès devint lui-même sodat sous le règne d’Amhosis, fondateur de la XVIIIe dynastie, le libérateur.

Texte hiéroglyphique relatant les exploits d’Ahmès
Le texte relatant l’expulsion des Hyksos
Tombe d’Ahmes fils d’Abana - El Kab

Ensuite, lorsque j’eus fondé un foyer, on m’enrôla à bord du Septentrion pour ma vaillance. Je suivais alors le souverain – qu’il soit en vie, santé et force ! – à pied quand il se déplaçait sur son char. On mit le siège devant la ville d’Avaris : je fis montre de ma vaillance de fantassin en présence de Sa Majesté. Je fus alors affecté au vaisseau Gloire-dans-memphis. L’on se battit sur l’eau à Pedjkou près d’Avaris : je fis une prise et rapportais une main. Ceci fut rapporté au héraut du roi, et je reçus l’or de la vaillance. On engagea à nouveau le combat en ce lieu : j’y refis une prise et rapportait une main. Je reçus à nouveau l’or de la vaillance. On engagea le combat en Égypte, au sud de cette ville : je ramenais un prisonnier. Je dus entrer dans l’eau pour le ramener du côté de la ville où je l’avais capturé en nageant pour le porter. Cela fut rapporté au héraut du roi, et je fus récompensé encore une fois avec de l’or. Puis on mit Avaris au pillage et j’en emportait du butin : un homme et trois femmes, soit en tout quatre personnes. Sa Majesté me les donna comme esclaves. Puis Sa Majesté la pilla, et j’en emportait du butin : deux femmes et une main. Je reçus l’or de la vaillance, et mes prisonniers me furent donnés comme esclaves.
 Récit de l’officier d’Elkab, Ahmès fils d’Abana, relaté dans sa tombe (Urk, IV 3,2-5,2) 
 
 

Hache d’apparat d’Ahmosis
Hache d’apparat d’Ahmosis, fondateur du Nouvel Empire. Avec d’autres princes de Thèbes, il chassa l’envahisseur hyksos et reconstitua un royaume d’Égypte unifié. - XVIIIe dynastie - Musée égyptien du Caire

Bientôt les princes égyptiens qui contrôlaient le territoire situé entre Éléphantine (Abou) et Abydos (Abedju), réfugiés à Thèbes (Ouaset) se rebellent et se rendent indépendants : Rahotep fonde la XVIIe dynastie, forme une armée bien entraînée et décide de reconquérir le Double-Pays. Les combats commencent lorsqu’Apophis III, un dirigeant Hyksos, fasse un affront à Taâ II qui régnait sur Thèbes (Ouaset). Par représailles, ce dernier envahit le territoire hyksos et déclencha une guerre avec l’appui de mercenaires nubiens. Lui-même mourut au combat. Son fils Kamès (Kamosis) poursuivit l’offensive, mais il fut tué à son tour et son frère Ahmosis Ier, roi fondateur de la XVIIIe dynastie, lui succéda. Les nouveaux rois étendent leur domination vers le nord à partir de Thèbes (Ouaset) avant de prendre le contrôle de la totalité du delta. Les successeurs d’Ahmosis Ier poursuivent son œuvre, avec de nouvelles conquêtes au nord et au sud (Nubie) de l’Égypte. S’ouvre alors le Nouvel Empire, l’une des périodes les plus brillantes de l’histoire égyptienne.

Tableau montrant la succession des dynaties et leur chevauchement
Il ne s’agit ici que de montrer la succession des dynasties et non une chronologie homogène. La durée de chaque phase n’est pas représentée dans ce tableau.


 
 

Pour mémoire


Précédée du « Moyen Empire », la Deuxième Période intermédiaire est suvie du « Nouvel Empire ». C’est une nouvelle période d’instabilité. La Basse-Égypte est envahie par un peuple étranger : les Hyksos.

Repères


Datation      : La Deuxième Période intermédiaire s’étend de 1710 à 1550 avant notre ère.
Dynastie(s) : Cette période compte cinq dynasties : la XIIIe, la XIVe, la XVe, la XVIe et la XVII.
XIIIe dynastie

XIVe dynastie

XVe-XVIe dyn

XVIIe dynastie
 
- (fin) Parmi les principaux rois : Aménémès V, Aménémès VI, Sobekhotep Ier, Hor Ier,
  Aménémès VII […] Sésostris IV, Neferhotep III, Mentouhotep V, Sobekhotep VIII et IX
- (parallèle, quelques rois) Nehsy, Sehebrê, Merdefarê, Nebdjefarê, Oubenrê, Sekheperenrê,
  Djed-Kherourê
- (hyksos) Salitis, Chéchi, Yaqoub-Har, Khyan, Apophis Ier, Khamoudi, Apophis II, Aazehrê,
  Apophis III
- (thébaine) Antef V, Rahotep, Antef VI, Sobekemsaf, Djehouty, Montouhotep VII, Nebiryaou I,
  Souserenrê, Sobekemsaf II, Antef VII, Taâ Ier, Taâ II, Kamosis (Kamès)
Capitale(s) : Durant cette période, la capitale se trouve à Avaris pour les dynasties Hyksos (XIIIe à XVIIe) et à Thèbes pour la XVIIe dynastie.


Faits importants


L’invasion de l’Égypte, par les Hyksos venus d’Asie, annonce la division du pays en petites royautés. Tout le pays fait allégeance aux souverains Hyksos. La rébellion viendra une fois de plus du sud avec les rois thébains comme Kamose.

Politique et militaire
» Rupture de l’unité de l’Égypte. Cette deuxième période de troubles comprend de nombreux rois du fait de l’existence de dynasties parallèles régnant au sud, au centre et au nord du pays. Trois grandes époques divisent cette période :
1. Une période dynastique (XIIIe et XIVe dynasties).
2. Une période d’invasion étrangère, les Hyksôs (XVe et XVIe dynastie Hyksôs).
3. Une période de reconquête égyptienne (XVIIe dynastie).
    La réunification se fait par un prince de Thèbes, Ahmosis, fondateur de la XVIIIe dynastie.

Sculpture et arts décoratifs
» Important usage des scarabées gravés (sceaux, culte, magie).
» Les premiers sarcophages momiformes font leur apparition.

Vie sociale et intellectuelle
» Avaris est la capitale.
» Introduction du char de combat et du cheval.
» Améliorations des techniques de travail, notamment celle du bronze.
» Nouveaux instruments de musique : lyre, hautbois, tambourin.
» Arrivée des dieux syriens, Baal est mis au même rang que Seth. Seth revêt une très grande importance et est dieu d’Empire.
 
 


Notice documentaire

Hyksos
Hyksos est le nom donné par l’historien égyptien Manéthon (IIIe s. av. J.-C.) aux envahisseurs asiatiques qui dominèrent l’Égypte de 1710 environ à 1550 avant notre ère. Flavius Josèphe, historien juif du Ier siècle de notre ère, nous a conservé les passages où Manéthon mentionne l’invasion des Hyksôs.

À l’improviste, des hommes d’une race inconnue venue de l’Orient eurent l’audace d’envahir notre pays [l’Égypte], et sans difficulté ni combat s’en emparèrent de vive force. On nommait tout ce peuple hyksos, ce qui signifie “rois-pasteurs”. Car hyk dans la langue sacrée signifie roi et sos dans la langue vulgaire veut dire pasteur. La réunion de ces deux mots donne hyksos.

Cette étymologie n’est que partiellement exacte. Si hyk vient bien de heka, chef ou prince, sos ne transcrit pas shasou, nomades. C’est une abréviation du mot khasout, étrangers et l’expression hekakhasout qui a donné hyksos apparaît en Égypte dès 2000 avant J.-C. Elle s’applique aux chefs des tribus nomades qui parcouraient le désert syro-palestinien.

Catégorie / Titre : Un peu d’histoire /   2e Période interméd.
Date de création : 05/11/2007 - 10:40  -¤-  A été modifié le : 08/02/2008 - 15:31

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